RÉTROPÉDALAGE D’ACTUALITÉ #04 (accès libre)
« Qui croit encore à ces agents d’influence qui devaient révolutionner la communication horlogère ? » (première partie)
Il y a maintenant une quinzaine d’années, influenceurs, blogueuses, youtubeurs, vlogueuses, streameurs, tiktokeuses et autres saprophytes parasitaires se sont abattus sur le microcosme horloger, en soutirant aux marques des budgets fantastiques consentis au nom d’audiences non moins fabuleuses. Une vraie invasion de criquets ! Le phénomène touche à sa fin : plus personne ne fait confiance à ces agents d’influence qui n’auront jamais influencé que les managers horlogers qui leur faisaient naïvement confiance – avec ou sans rétrocommissions ?
Le théorème de Business Montres doit remonter à une dizaine d’années, quand il est devenu évident que plus les marques horlogères confiaient à des stars du numérique le soin de porter leur message et moins elles vendaient de montres. Il suffisait de consulter quelques données pour s’en rendre compte : 28,1 millions de montres suisses exportées en 2015, 20,6 millions en 2019 (dernière année avant le choc pandémique) et 14,6 millions en 2025. Le recours magique aux agents d’influence numérique aura donc accompagné la perte de la moitié des volumes de montres exportées. En revanche, à force d’augmentation des prix, la valeur de ces montres exportées s’est orientée à la hausse : 20,3 milliards de francs suisses en 2014, 21,7 milliards. En 2019 et 24,4 milliards en 2025 : il faudrait être pervers pour oser penser qu’il y a le moindre rapport entre cette inflation tarifaire et les généreux budgets consentis aux agents d’influence pour diffuser le message des marques qui les subventionnaient...
Donc, pour Business Montres, la cause était entendue depuis longtemps : le signal d’alarme avait été tiré il y a une dizaine d’années et les clignotants d’alerte étaient depuis longtemps passés au rouge, mais les états-majors de la montre ne semblaient pas avoir réalisé à quel point l’arnaque était grossière. On a vu les agents d’influence envahir les salons horlogers et les espaces de communication, en imposant leurs exigences en même temps que se démontrait leur incompétence. Seules les marques ne voyaient pas l’imposture. Cette série de pictochroniques rétropédalées (parfois de très loin) nous démontre que le mal est ancien et qu’il avait été clairement désigné, mais que l’officialité horlogère avait décidé de s’enfoncer dans le déni de réalité face à ce pillage éhonté de ses ressources...
2017
(dessin publié en mars 2017 : l'essentiel y était déjà !)
2018
(dessin publié en novembre 2018)
(dessin publié en avril 2018)

(dessin publié en janvier 2018)

(dessin publié en janvier 2018)

(dessin publié en février 2018)
(dessin publié en octobre 2018)

(dessin publié en janvier 2018)
2019
(dessin publié en novembre 2019)

(dessin publié en novembre 2019)
2020
(dessin publié pendant la pandémie, en février 2020)
(dessin publié pendant la pandémie, en avril 2020)

(dessin publié en novembre 2020 : le déclin s'amorçait)

(dessin publié en juin 2020)

(dessin publié en décembre 2020)
2021
(dessin publié en janvier 2021)

(dessin publié en avril 2021)

(dessin publié en mars 2021)
▶▶▶ À SUIVRE (en accès libre)...
••• RÉTROPÉDALAGE D’ACTUALITÉ #05 : « Qui croit encore à ces agents d’influence qui devaient révolutionner la communication horlogère ? » (seconde partie)

(dessin publié en juillet 2023)
▶▶▶ À RELIRE (en accès libre)...
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••• RÉTROPÉDALAGE DE CRISE #10 : « L’actualité tectonique est un alphabet des splendeurs et des misères de l’horlogerie » (Business Montres du 17 août : on trouvera dans cette chronique les liens pour les neuf chroniques précédentes)

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