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REPÉRAGES #199-2025 (accès libre)
Aux premiers jours de l’hiver, sept nouvelles montres à saluer ou à critiquer

En toute transparence, avant d’être commentées et appréciées, ces nouveautés sont expliquées dans la jamais trop fleurie « langue de boîte » – cette langue de bois des « boîtes » d’horlogerie, celle de nos « amies les marques » ! Dans tous les styles et à tous les prix, venues de Suisse ou d’ailleurs, au masculin comme au féminin, que va-t-on découvrir dans les vitrines ? Quand on aime, on ne compte pas ! Voici donc le 199e épisode de notre panorama des nouveautés de l’année 2025, avec nos commentaires critiques sur sept objets du temps de sept marques : Bell & Ross, Elka Watch, H. Moser & Cie., Raketa, Sartory Billard, Venezianico et Vulcain…


Cette chronique vise à vous signaler quelques nouveautés parmi toutes celles qui affluent dans les vitrines horlogères : c’est, à ce jour, la plus complète des recensions que proposent les médias spécialisés, avec un peu plus de 2 100 pièces présentées chaque année. Soit, en moyenne, à peu près cinq nouveautés proposées par jour du calendrier : c’est exceptionnel – et même unique dans le paysage horloger ! Ces nouvelles montres sont commentées une par une : nous ajoutons à ces présentations des évaluations personnelles critiques, forcément subjectives et généralement pas complaisantes, mais toujours sincères, en bref, en vrac et toujours en toute liberté. Dans le formidable tsunami des nouveautés horlogères, cette sélection est déjà, en soi, une élimination du pire ou de l’insignifiant : il ne faut donc pas s’étonner que le meilleur y soit commenté plutôt positivement. Tout le monde l’aura compris : les absents ont toujours tort !

H. MOSER & CIE. Streamliner Genesis 2

Il y a des histoires qui s’écrivent en crescendo. La trilogie Genesis en fait partie. En 2022, H. Moser & Cie. ouvrait une brèche dans l’univers horloger avec un projet radical mêlant les dimensions physique, digitale et virtuelle : le modèle Endeavour Centre Seconds Genesis, une montre à la croisée de l’horlogerie et du Web3. Une idée qui tenait davantage de la déclaration d’intention que du produit.Aujourd’hui, avec la Streamliner Genesis 2, la manufacture choisit une autre voie, celle du réel. Brut. Absolu. Elle échange la fulgurance contre la densité, enracinant sa vision dans la matière. La Streamliner Genesis 2 n’est pas un écho, mais une respiration. Une pièce charnière, posée entre la première étincelle et l’aboutissement à venir. Le modèle Endeavour Centre Seconds Genesis était bien plus qu’une montre et a inauguré un nouveau langage, une manière inédite de raconter l’horlogerie. Pour la première fois, une maison séculaire a traversé le miroir numérique et tendu la main au Web3, transformant ce territoire encore flou en véritable terrain d’expérimentation. L’objet portait en lui une part de manifeste. La technologie blockchain n’y était pas un gadget, mais une clé d’authentification garantissant transparence et traçabilité des montres. Les NFTs n’étaient pas des curiosités virtuelles, mais une extension du garde-temps, une signature ancrée dans un monde que la plupart observaient encore de loin. Lancée en 2022, la montre Endeavour Centre Seconds Genesis a marqué les esprits. L’industrie a observé, la presse a relayé, le public a débattu. Pièce polarisante, elle a divisé, mais surtout, elle a ouvert un dialogue entre deux univers qui s’ignoraient. Cette audace a façonné sa légende : une montre rare, désormais recherchée, témoin d’un moment précis où la tradition a accepté d’être bousculée.

Si la Endeavour Centre Seconds Genesis regardait vers les réseaux invisibles de la blockchain, la Streamliner Genesis 2, deuxième volet de la trilogie, s’ancre dans le tangible. Elle revient au palpable, à ce que la main peut saisir, à ce que la lumière effleure. Elle porte en elle une forme de gravité silencieuse, celle des objets qui n’ont rien à prouver mais beaucoup à dire. Son boîtier en acier, dessiné comme une sculpture, épouse le poignet avec précision. Le bracelet intégré, aux maillons fluides, reprend les codes et finitions signatures de la collection Streamliner. Sur le cadran, le Vantablack dévore la lumière, en absorbant 99,965 % des rayons. Ce noir absolu, la matière la plus sombre jamais créée, sublime les aiguilles des heures et des minutes munies d’inserts en Globolight. Leur aspect pixellisé fait écho à la lunette et la couronne du premier modèle, dans une version murmurée, moins démonstrative, plus introspective. La couronne pixellisée, en titane imprimé 3D, fait également référence au modèle de 2022 et évoque sa beauté tactile. Mais là où la première Genesis ouvrait un portail vers le virtuel, la Streamliner Genesis 2 en propose la traduction matérielle. Elle ne promet pas un monde parallèle : elle ancre l’imaginaire dans l’acier.

La saga Genesis n’est pas une suite de modèles ; c’est une narration pensée comme une trilogie. Le premier acte a ouvert la brèche, le second construit la structure, le troisième viendra clore le cercle. Posséder une Genesis, c’est acquérir une pièce de collection tout en faisant partie d’une communauté d’exception. Posséder les trois, c’est rassembler une histoire entière. Chaque chapitre se nourrit du précédent, sans jamais le répéter. Alors que la Endeavour Centre Seconds Genesis se voulait projection dans le futur numérique, la Streamliner Genesis 2 est une sculpture du présent tangible. Ensemble, elles forment une tension narrative qui s’épanouira dans le troisième volet, attendu dans un an : la synthèse des deux mondes, la dernière pièce du triptyque. Dans l’univers horloger, rares sont les collections conçues non comme des séries mais comme des œuvresdramaturgiques. Genesis fait partie de celles-là. Afin de préserver l’esprit intime de cette trilogie, la Streamliner Genesis 2 sera proposée exclusivement aux cinquante propriétaires de la Endeavour CentreSeconds Genesis, chacun d’eux ayant le privilège d’inviter une personne de leur choix — un proche, un ami, un complice — à rejoindre cette aventure. Une invitation, transmise de main en main, à entrer dans le cercle. H. Moser & Cie. : de la haute horlogerie décalée pour les initiés.

UN COMMENTAIRE ? Quoi de plus efficace, avec les pressions sociétales qui s’acharnent sur les montres de luxe trop ostentatoires et trop symboliques de prédations financières insupportables, qu’une montre aussi agressivement minimaliste que spectaculairement furtive (il faut compter dans les 35 000 euros pour ce boîtier en acier de 40 mm x 12,1 mm, étanche à 120 m et animé par un mouvement automatique disposant de trois jours de réserve de marche – la couronne est en titane et la masse oscillante en or) ? Le cadran revêtu de Vantablack est encore ce qui se fait de mieux pour « coloriser » l’invisible, du moins pour rendre encore plus visible l’absence de toute couleur. Bien évidemment, pas la moindre marque sur ce cadran : si vous n’avez pas reconnu qu’il s’agit d’une montre H. Moser & Cie., c’est que nous n’êtes pas digne de le savoir !

VULCAIN Grand Prix Petite seconde Purple (série limitée)

Avec son boîtier en acier brossé/poli, le Grand Prix offre une esthétique équilibrée et sophistiquée. Son cadran en domelle - en champagne, argent, noir, bleu ou vert avec une finition rayon de soleil semi-brillante - est rehaussé d'index polis, ajoutant une touche de raffinement intemporel qui attire l'attention. Avec un diamètre de 39 mm et une épaisseur de 12,70 mm, la montre est parfaitement équilibrée. Une touche vintage : le Grand Prix est équipé d'un verre saphir à double dôme avec revêtement antireflet, assurant une lisibilité optimale. Il est résistant à l'eau jusqu'à 5 ATM ou 50 mètres, soulignant sa polyvalence, pas seulement dans des contextes formels. Le choix d'un bracelet en cuir marron ou noir avec surmatures ajoute une touche de style subtil. La montre est alimentée par un mouvement automatique Landeron L24 Swiss pour une précision exceptionnelle avec une réserve de marche de 40 heures. Design intemporel, élégance moderne : le Grand Prix Vulcain 39mm incarne l'élégance dans sa forme la plus pure. Mince et sans rangement, il indique l'heure de la même manière, avec une précision à la fois en termes d'apparence et de fonctionnalité. Équipée d'un mouvement automatique Swiss Landeron, la montre à temps seulement présente un cristal en domeau sur un cadran domeau dans un véritable style vintage - des détails qui placent le Grand Prix dans le collimateur de ceux qui apprécient les montres raffinées. Son design classique et sa polyvalence en font le complément parfait aux tenues soigneusement sélectionnées : blazer à double boutonnage, mocassins, écharpe rakish, Grand Prix Vulcain. Le détail qui rend la tenue parfaite, à tout moment, n'importe où.

Le Grand Prix Small Second est né du dévouement de Vulcain à mélanger patrimoine et modernité. Rendant hommage à la montre qui a valu le prestigieux Grand Prix à l'Exposition internationale de Barcelone de 1929, ce nouveau modèle réinvente une pièce emblématique de l'histoire horlogère. Doté d'un petit deuxième affichage raffiné à 6 heures - un hommage aux designs vintage de Vulcain des années 1950 et 60 - il combine magistralement une esthétique intemporelle avec une précision contemporaine. Chaque détail du Grand Prix Small Second reflète le savoir-faire méticuleux et l'éthique de conception de Vulcain. De son boîtier en acier poli de 39 mm au cadran en forme de domelle d'inspiration vintage en bleu nuit et vert émeraude frappants, cette montre respire la sophistication. Un verre saphir à double dôme assure la lisibilité, tandis que le mouvement automatique Landeron 24S6 de fabrication suisse garantit précision et fiabilité. Reconnue pour ses modèles emblématiques et ses mouvements mécaniques uniques, la Manufacture Vulcain occupe une place distinctive dans le monde de l'herveillage raffiné grâce à ses modèles emblématiques et à ses mouvements mécaniques uniques. La société, qui est active depuis 1858 dans la production de montres exceptionnelles, est maintenant établie dans un manoir du Locle, berceau de l'herlogerie suisse.

UN COMMENTAIRE ? Dans la nouvelle quête de son identité, la maison suisse Vulcain explore la couleur avec un surprenant cadran « aubergine » – quelque peu violet – qui réconcilie le bleu et le rouge dans un boîtier en acier d’une grande sobriété néo-vintage (39 mm x 13,7 mm d’épaisseur, étanche à 50 m et animé par un mouvement automatique suisse Landeron donné pour 40 heures de réserve de marche). Coquetterie de cette version : une « petite seconde » à six heures, avec un guillochage à l’ancienne. On remarquera la police de caractères des chiffres posés sur le cadran de cette montre Grand Prix dont le verre saphir bombé est généreusement revêtu d’un anti-reflet qui met en valeur cette couleur aubergine. Au poignet, cette couleur de cadran « épiscopale » surprend un peu, mais on s’y fait vite, surtout avec le bracelet en cuir assorti, mais tout dandy amateur de montres se fera un plaisir de choisir une couleur de cuir désassortie, quoique subtilement en accord avec le cadran. Un dernier bon point : le prix demandé par Vulcain – 1 390 euros – est une forme de bonne action pour les amateurs d’une zone euro minée par la crise économique.

VENEZIANICO Arsenale Bizantino

L’écho d’un héritage ancien prend forme dans une nouvelle création. Arsenale Bizantino naît de la rencontre entre la richesse décorative de l’art constantinopolitain et l’essentiel du design distinctif de la maison des frères Morelli, un garde-temps capable d’unir deux mondes. Les gravures, inspirées des motifs géométriques qui ornaient autrefois mosaïques, architectures et iconographies impériales, parcourent boîte, lunette et bracelet selon un rythme visuel continu qui guide la lumière et sculpte les volumes. Un garde-temps élégant et raffiné qui interprète la complexité comme une expression d’équilibre, transformant l’héritage esthétique byzantin en un langage moderne et rigoureux, fidèle à l’esprit de la Sérénissime. La géométrie de la trame naît d’un processus contrôlé qui sculpte l’acier 316L satiné avec une précision extrême, créant des reliefs subtils et parfaitement réguliers. En seulement 9,95 mm d’épaisseur, Arsenale Bizantino concentre profondeur et légèreté visuelle, jouant sur le contraste entre les surfaces gravées et le cadran anthracite émaillé à finition soleil avec dégradé fumé, où la lumière se brise en reflets profonds et changeants. « Venise porte encore aujourd’hui les traces de l’influence byzantine : des géométries entrelacées, des mosaïques qui vibrent sous la lumière, des symboles racontant la rencontre entre l’Orient et l’Occident », commente Alberto Morelli. « C’est un patrimoine profondément enraciné dans la ville et qui continue d’inspirer ceux qui observent attentivement son architecture. Le défi ? Condenser des siècles d’esthétique en quelques millimètres, en dessinant un motif capable d’évoquer la richesse de ces ornements sans perdre équilibre ni élégance. Chaque pattern a d’abord été dessiné à la main, affiné et validé un par un, jusqu’à définir un langage cohérent avec les proportions de la montre. » Transposer cette esthétique sur des surfaces aussi réduites a exigé des mois de conception, de tests et d’ajustements constants, jusqu’à ce que chaque élément puisse exprimer naturellement le caractère de la trame même à échelle minimale.

Ce n’est qu’alors que la gravure proprement dite a commencé : les finitions, la lunette polie, les profils satinés de la boîte, jusqu’aux chanfreins et aux maillons du bracelet, définissent le caractère du garde-temps, capturant la lumière et soulignant la trame dans ses points les plus profonds. « Les surfaces dialoguent naturellement : les maillons du bracelet suivent la direction de la trame gravée sur la boîte, créant une continuité visuelle sur l’ensemble de la montre. Les transitions entre satin et poli définissent des volumes nets, avec une lumière qui met en valeur les reliefs sans interrompre le rythme du dessin », poursuit Morelli. Les proportions et les caractéristiques techniques restent celles emblématiques de la collection Arsenale : diamètre de 40 mm, verre saphir avec traitement antireflet, pigment luminescent BGW9 Super-LumiNova sur aiguilles Dauphine et index lingot, étanchéité à 5 ATM, et calibre automatique Miyota 9039, choisi pour sa fluidité, sa fiabilité et son profil très fin. Sur le fond de boîte prennent forme les figures de Justinien et Théodora, réinterprétées avec des traits essentiels pour célébrer l’esthétique impériale qui influença Venise pendant des siècles et qui continue d’alimenter son imaginaire architectural. Un hommage au lien historique entre Byzance et la Sérénissime, un dialogue qui continue de définir l’identité artistique de la ville et qui trouve une nouvelle voix dans ce garde-temps. Le bracelet Canova Concept reprend la même trame gravée que la boîte, créant une surface continue où chaque maillon est travaillé comme un petit élément sculptural. La lumière se réfracte sur les reliefs selon un rythme uniforme, donnant vie à un jeu de clair-obscur qui exalte la tridimensionnalité de l’ensemble de la montre. Une fois portée, Arsenale Bizantino révèle toute son essence : surfaces sculptées, lignes nettes, profondeur visuelle—une présence élégante mais affirmée. Son esthétique naît de la complexité mais vit dans l’harmonie ; inspirée d’un empire capable d’unir Orient et Occident, elle parle la langue contemporaine de Venezianico, où tradition, matière et précision deviennent une seule identité. Arsenale Bizantino est plus qu’un hommage à l’art oriental : c’est un signe du temps traversant les siècles, un fragment d’histoire transformé en forme, lumière et gravure. Une création destinée à ceux qui reconnaissent dans la culture une force vivante et dans le design un pont vers l’avenir.

UN COMMENTAIRE ? On peut aimer ou détester les volutes et les entrelacs byzantins de ce boîtier baroque en acier gravé (40 mm x 9,9 mm d’épaisseur, étanche à 50 m et animé par un mouvement automatique Miyota), mais on appréciera forcément le prix proposé (autour des 900 euros), particulièrement attractif pour une montre très mince de « style Genta » (bracelet intégré) qui se pose avec élégance sur le poignet. Un bon point supplémentaire pour Venezianico, une des jeunes marques italiennes qui ont le mieux compris ce qu’était l’horlogerie contemporaine…

RAKETA Clé d’or (« Golden Key »)

Dans le conte de fées Les Aventures de Buratin (version russe de Pinocchio), une clé a ouvert la porte d'un monde où vos rêves les plus chers deviennent réalité. Raketa en fait la « clé » pour l'enroulement manuel d'une montre. Tout ce dont vous avez besoin est d'utiliser cette clé pour démarrer votre montre et réaliser votre souhait. Le lien avec le conte de fées est encore souligné par le boîtier de la montre en bois de noyer naturel. Ce modèle rend hommage et offre une interprétationmoderne d'une rare montre Raketa avec un boîtier en bois produit au XXe siècle. Le début d’une nouvelle année est le moment idéal pour faire un vœu et se rapprocher de le transformer en réalité. Prenez un moment pour réfléchir au rêve que vous poursuivez actuellement. Alors que le conte de fées ne comporte qu'une seule clé, Raketa en propose 300, avec chaque montre de cette édition limitée. Ce nombre limité est définitif et concluant, ce qui s'assure que 300 histoires uniques sont créées dans le monde - et la vôtre pourrait être l'une d'entre elles !

UN COMMENTAIRE ? Une des plus jolies idées de ce début d’année : une montre… en bois de noyer qui se remonte avec une clé – une vraie clé, qui peut vous ouvrir les portes du temps et d’un merveilleux monde de rêves. Comme dans le conte russe d’Alexei Tolstoï La petite clé d’or ou les aventures de Buratino (1936), qui est inspiré du Pinocchio de Carlo Collodi, cette clé magique est celle de la montre « Clé d’or », éditée en série limitée (300 pièces) par la manufacture russe Raketa, dont les ateliers sont actifs à Saint-Pétersbourg depuis 1721 [née sous ce nom en 1961, la maison Raketa a repris les traditions de la manufacture impériale de Peterhof, créée par le tsar Pierre le Grand]. Attachée à un lien de cuir, cette clé dorée peut se porter au poignet comme un colifichet. Dans son boîtier en noyer poli comme un galet (38 mm x 10,8 mm d’épaisseur), la montre propose un élégant cadran grainé et un mouvement à remontage manuel – à l’aide de la clé (qu’on glisse dans la couronne de remontage : voir la vidéo ci-dessous) – disposant de 42 heures de réserve de marche, avec une précision de l’ordre de -10 à +20 secondes/jour. On ne reprochera à ce chef-d’œuvre de poésie mécanique que son prix un peu élevé : 2 900 euros hors taxes, Raketa s’engageant à vous livrer gratuitement la montre chez vous, où que ce soit dans le monde. Un conte, une montre, une clé : c’est bien la preuve que l’horlogerie mécanique peut rester porteuse de poésie et d’enracinement !

BELL & ROSS BR-X3 Black Titanium (équipe Defender Rally)

Bell & Ross devient partenaire officiel de l’équipe Defender Rally, qui participera au Championnat du Monde des Rallyes-Raids (W2RC). À l’occasion du Dakar 2026, première épreuve du championnat qui débutera le 3 janvier, la Maison accompagnera l’écurie en tant que chronométreur officiel. Reconnu pour ses montres conçues pour des conditions extrêmes, Bell & Ross retrouve dans l’univers du rallye-raid un terrain d’expression naturel. Le Dakar représente le laboratoire ultime pour éprouver la précision, la robustesse et la lisibilité — trois piliers de la marque. Le partenariat avec Defender Rally s’inscrit dans une volonté de soutenir des équipes qui repoussent les limites mécaniques et humaines. Les pilotes engagés sur le Defender Dakar D7X-R pourront compter sur le savoir-faire horloger de Bell & Ross pour affronter les étapes les plus exigeantes du désert saoudien. « Le Dakar est un symbole d’audace, d’exploration et de dépassement de soi — des valeurs qui sont au cœur de l’ADN de Bell & Ross. La BR-X3 Black Titanium, avec son iconique concept du rond dans le carré, incarne parfaitement cette philosophie : précision, lisibilité et robustesse dans les conditions les plus extrêmes. Nous sommes fiers de nous associer à Defender Rally, une équipe qui partage notre goût pour l’aventure et notre exigence de performance, et de voir nos montres accompagner les pilotes tout au long de cette épreuve emblématique » (Carlos Rosillo, co-fondateur & CEO de Bell & Ross).

Dans le cadre de ce partenariat, Bell & Ross équipera l’équipe Defender Rally de sa BR-X3 Black Titanium, incarnation ultime de l’excellence horlogère et de l’ingénierie de précision. Fruit de l’expertise technique de Bell & Ross, la BR-X3 Black Titanium incarne la fusion parfaite entre innovation, robustesse et précision. Sa construction en titane grade 2, son mouvement manufacture certifié COSC et sa lisibilité optimale en font un instrument parfaitement adapté aux défis du Dakar Rally, où chaque seconde compte et où les conditions mettent à l’épreuve homme et machine. Le partenariat entre Bell & Ross et Defender Rally ne repose pas seulement sur la précision et la performance, mais sur une affinité esthétique et fonctionnelle. La ligne professionnelle de Bell & Ross, avec son cadran rond encadré d’un boîtier carré, ses lignes tendues et anguleuses, son apparence résolument instrumentale, partage un langage visuel évident avec le Defender : robustesse, pureté des formes et fonctionnalité maximale. « Le design minimaliste et fonctionnel de notre montre carrée iconique trouve un écho naturel dans celui du Defender. Tous deux revendiquent un style épuré, sans compromis, basé sur des lignes franches et des volumes simples. Deux icônes intemporelles qui se rejoignent dans la même évidence du design » (Bruno Belamich, co-fondateur et directeur de la création de Bell & Ross). Les montres professionnelles de la Maison horlogère deviennent ainsi de véritables instruments de bord pour l’aventure, à l’image du véhicule qu’elles accompagnent. Cette collaboration s’inscrit dans la continuité de l’expertise de Bell & Ross dans les univers de haute performance, après ses engagements remarqués dans l’aviation, la plongée ou encore le sport automobile.

UN COMMENTAIRE ? Si cette BR-X3 Black Titanium n’est pas à proprement parler une nouveauté, mais la rigueur de son style esthétique accompagne idéalement le nouveau partenariat automobile de Bell & Roos. Il faut compter dans les 8 400 euros pour ce boîtier en titane microbillé de 41 mm x 13,3 mm d’épaisseur, étanche à 100 m et motorisé par un mouvement automatique « manufacture » qui dispose de 70 heures de réserve de marche (heures, minutes, secondes, date à trois heures et réserve de marche à neuf heures). Après les avions, ou plutôt en même temps, c’est le retour de Bell & Ross dans un univers automobile qui sent bon le sable chaud : l’aventure horlogère est au bout du volant !

ELKA WATCH S10-0804 « Zellige » (rally des Gazelles)

La maison horlogère suisse Elka Watch Co. est fière d’annoncer son partenariat avec la Team GAS'elles (Équipage 101) pour la 35ème édition du Rallye Aïcha des Gazelles du Maroc (du 27 mars au 11 avril 2026). Pour marquer cet engagement, ELKA dévoile une montre en édition limitée inspirée de l'art du Zellige, au profit de l’association Zoé4life et du financement de l'équipage. Une aventure humaine sans GPS, mais avec du cœur : le projet est né de la rencontre avec la Team GAS'elles, composée d’Alexia et Sheeba. Ces deux amies se lancent dans le défi d'une vie : une navigation 100 % féminine à l'ancienne, à travers le désert marocain. Au-delà de la performance sportive, cet équipage porte les couleurs de Zoé4life, association suisse reconnue d’utilité publique qui soutient les enfants atteints de cancer et leurs familles. Pour célébrer cette union, Elka Watch Co. présente une édition spéciale dont le cadran s'inspire de l'art du Zellige, la mosaïque traditionnelle de terre cuite émaillée. Ce motif géométrique complexe, réinterprété avec la précision de l'horlogerie neuchâteloise, symbolise la résilience et l'assemblage de moments précieux. Un modèle de vente solidaire et transparent : Elka Watch Co. a mis en place un dispositif de soutien spécifique pour maximiser l'impact de cette collaboration. Vente aux enchères pour Zoé4life : pièce maîtresse de la collection, la montre n°001/101 sera mise aux enchères lors d'une soirée événement. L'intégralité des profits de cette vente unique sera reversée directement à l'association Zoé4life pour financer la recherche et le soutien aux familles. Soutien direct à l'équipage : les autres garde-temps de la collection (série limitée à 101 exemplaires) seront proposés à la vente. Pour chaque montre acquise, une partie du bénéfice sera versée au financement du rallye d'Alexia et Sheeba, permettant ainsi à l'équipage 101 de prendre le départ dans les meilleures conditions.

UN COMMENTAIRE ? Serait-ce l’année des rallies horlogers ? Après Bell & Ross, voici Elka Watch Co. qui s’élance sur les pistes poussiéreuses du prochain rally des Gazelles, et ce sera pour une bonne cause familiale, avec une montre très réussie dont le cadran rend hommage à l’art de la mosaïque traditionnelle en terre cuite émaillée (le « zellige »), dont on nous assure ici qu’il évoque « les palais des montagnes de l'Atlas tout en conservant une silhouette élégante et contemporaine » (il faut compter un peu moins de 2 000 euros pour ce boîtier en acier de 40,8 mm x 10,8 mm d’épaisseur, étanche à 50 m et mécanisé par un mouvement automatique La Joux-Perret qui dispose de T68 heures de réserve de marche…

SARTORY BILLARD SB04-E Hiver 2026

L'hiver 2026 n'est pas un coloris saisonnier. C'est un paysage. Un cadran conçu comme une surface, pas un graphique. Une montre conçue comme une expérience de froid, de profondeur et de silence.Construit sur la plate-forme SB04-E, Winter 2026 présente un cadran extrêmement complexe produit par Sartory-Billard - techniquement, visuellement et émotionnellement. Cette pièce capture le calme d'un lac gelé, la tension sous la glace et la géométrie fragile des flocons de neige suspendus dans le temps. Conçu par Armand Billard, le cadran Winter 2026 est le résultat d'un long processus expérimental combinant la construction numérique et les techniques traditionnelles de fabrication de cadrans. À son cœur se trouve un modèle graphique personnalisé construit à partir de structures de flocons de neige individuelles. Ce relief numérique n'était pas décoratif : il a été conçu pour devenir une surface physique. Le cadran est d'abord gaufré à l'aide d'un moule 3D sur mesure, transférant la géométrie du flocon de neige directement dans le métal. Ce relief devient la base de toute la profondeur visuelle de la montre. Sur cette surface sculptée, un processus de peinture 3D est appliqué, suivi d'un dégradé fumé passant du bleu glace à la périphérie à un centre blanc doux. La transition est progressive, organique et intentionnellement imparfaite - comme la lumière se diffusant à travers l'eau gelée. Une épaisse couche de laque est ensuite appliquée, créant un effet visuel rappelant un lac gelé : lisse sur la surface, mais révélant la profondeur et la texture en dessous. La lumière ne se contente pas de se refléter - elle coule, se répand et revient. Enfin, les chiffres romains sont appliqués par tampographie à l'aide de Super-LumiNova BGW9, assurant la lisibilité en basse lumière tout en préservant la palette calme et monochrome du cadran. Ce n'est pas un cadran imprimé. C'est une surface construite.

Le combiné SB04-E a été soigneusement sélectionné pour Winter 2026 afin de maintenir la lisibilité sans perturber l'équilibre visuel du cadran. Les aiguilles taillées en diamant, remplies de BGW9 Super-LumiNova, flottent au-dessus de la surface gelée, attrapant la lumière brusquement contre la douce diffusion du cadran en dessous. La lisibilité reste immédiate - même si le cadran invite à la contemplation.Winter 2026 se trouve dans le boîtier SB04-E, un design connu pour sa tension entre les proportions classiques et l'exécution contemporaine.Chaque cadran est un paysage. Chacun regarde un moment gelé - façonné dans le temps. La montre est alimentée par un mouvement mécanique suisse, régulé et assemblé selon les normes Sartory-Billard.Fiable, éprouvé et discret, le mouvement sert le design plutôt que de le concurrencer - permettant au cadran de rester le véritable point focal de la montre. Winter 2026 est associé à un bracelet en caoutchouc blanc ou à un bracelet en métal en acier choisi non pas pour le contraste, mais pour la continuité. La finition douce et mate du caoutchouc fait écho à la neige et à la glace, prolongeant le langage visuel de la montre au-delà du boîtier. Le bracelet en acier présente un design modifiant les maillons brossés et polis. Confortables, résistantes et contemporaines, les deux options renforcent l'identité saisonnière de la montre sans sacrifier la polyvalence.

UN COMMENTAIRE ? Cette édition hivernale est limitée à 26 montres (boîtier en acier poli/brossé de 39,5 mm, étanche à 100 m et animé par un mouvement automatique suisse Sellita prévu pour 68 heures de réserve de marche), proposées à 3 100 euros (bacelet caoutchouc) ou 3 500 euros (bracelet acier). Une montre volontairement un peu « froide » – quoi de plus normal avec tous ces cristaux de neige – qui illustre bien la tendance lourde en faveur d’une horloger plus discrète et plus sobre : le cadran est une vraie réussite…

COORDINATION ÉDITORIALE : JACQUES PONS



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