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REPÉRAGES #03-2026 (accès libre)
Sept commentaires critiques sur sept nouveautés horlogères de cette rentrée hivernale

En toute transparence, avant d’être commentées et appréciées, ces nouveautés sont expliquées dans la jamais trop fleurie « langue de boîte » – cette langue de bois des « boîtes » d’horlogerie, celle de nos « amies les marques » ! Dans tous les styles et à tous les prix, venues de Suisse ou d’ailleurs, au masculin comme au féminin, que va-t-on découvrir dans les vitrines ? Voici donc le troisième épisode de notre panorama des nouveautés de l’année 2026, avec nos commentaires critiques sur sept montres de sept marques : Bangalore Watch Company, Bomberg, Breguet, Chanel, Favre Leuba, Swatch et Zelos…


Cette chronique vise à vous signaler quelques nouveautés parmi toutes celles qui affluent dans les vitrines horlogères : c’est, à ce jour, la plus complète des recensions que proposent les médias spécialisés, avec un peu plus de 2 100 pièces présentées chaque année. Soit, en moyenne, à peu près cinq nouveautés proposées par jour du calendrier : c’est exceptionnel – et même unique dans le paysage horloger ! Ces nouvelles montres sont commentées une par une : nous ajoutons à ces présentations des évaluations personnelles critiques, forcément subjectives et généralement pas complaisantes, mais toujours sincères, en bref, en vrac et toujours en toute liberté. Dans le formidable tsunami des nouveautés horlogères, cette sélection est déjà, en soi, une élimination du pire ou de l’insignifiant : il ne faut donc pas s’étonner que le meilleur y soit commenté plutôt positivement. Tout le monde l’aura compris : les absents ont toujours tort !

BREGUET Classique Métiers d’art Grande Sonnerie 1905

La manufacture Breguet annonce la Classique Grande Sonnerie Métiers d’Art 1905. Montre de Poche à Grande Complication et Métiers d’Art, elle est dotée d’une grande et d’une petite sonnerie ainsi que d’une répétition minutes à régulateur magnétique pour tous les scénarios de sonnerie, avec un affichage horaire de type régulateur. L’ensemble est animé par un tourbillon. La pièce, en or Breguet avec des accents Bleu de France, ne sera réalisée qu’à la demande. Le nom d’A.-L. Breguet est étroitement associé à nombre d’inventions qui sont toujours, plus de deux siècles après leur réalisation, aux premiers rangs de l’horlogerie contemporaine : le ressort-timbre (1783), le pare-chute (1790), le spiral Breguet (1795), le tourbillon (1801), parmi d’autres. La Classique Grande Sonnerie Métiers d’Art 1905 célèbre ces inventions majeures, qu’elle intègre dans un mouvement de 532 composants - le premier de ce type que Breguet remet à l’ouvrage depuis plus de 20 ans. Cette authentique Grande Complication comporte un mécanisme de Grande Sonnerie et une répétition minutes à la demande, ainsi qu’un tourbillon et un affichage de type régulateur pour en souligner la quête de précision. D’abord assemblée à blanc puis intégralement décorée et mise en fonction, elle exige plus de 6 mois d’assemblage. Quintessence de l’esprit Breguet, elle se dote des finitions exceptionnelles issues del’héritage du maître : guilloché, émail grand feu, gravures, signature secrète réalisée au pantographe. Cette pièce est protégée par deux brevets qui font écho à deux inventions signées Breguet : le ressort-timbre, et le ressort-timbre en or. Autre particularité : elle se pare du Bleu de France, couleur emblématique du pays d’adoption de Breguet,qui sut séduire la cour de Versailles. Cette teinte, instaurée sous l’impulsion de Louis XIV, se retrouve notamment sur les devantures des boutiques de la place Vendôme, dont celle de Breguet où cette pièce a été officiellement dévoilée.

En 1775, A.-L. Breguet ouvre son atelier au Quai de l’Horloge, à Paris. La manufacture qui porte aujourd’hui son nom célèbre l’héritage du grand horloger, personnellement associé aux jalons les plus importants de sa discipline. Ses codes esthétiques (guilloché, gravure, boîtier cannelé, aiguilles à pomme évidée, etc.) comme techniques (tourbillon, remontage perpétuel, seconde chronométrique, pare-chute, ressort-timbre, etc.) ont laissé une empreinte indélébile sur le quart de millénaire qui ont suivi son œuvre. La Classique Grande Sonnerie Métiers d’Art 1905 résume une large partie de cet itinéraire hors norme. Elle en embrasse quatre grandes composantes. D’abord, la quête de précision. À cet effet, la pièce est dotée d’un tourbillon. Le procédé est breveté par Breguet en 1801, sans jamais avoir été réellement dépassé. Depuis transposé à la montre-bracelet, il a toujours été conçu par Breguet pour la montre de poche, ce que la Classique 1905 rappelle avec justesse et un sens évident de la cohérence historique. Il est aujourd’hui visible à 4h30 avec un pont supérieur bleu. L’équilibrage de la cage par masselottes est fidèle au procédé inventé par Breguet lui-même. La pièce privilégie également un affichage de type régulateur. Il offre trois aiguilles indépendantes sur trois secteurs différents : l’heure décentrée, la minute centrale, et la seconde à 4h30 par le tourbillon. Cet agencement concourt à une excellente lisibilité, précise, claire et rigoureuse, où chaque indication possède son aire et ses repères. Il s’agit en cela d’un gage certain de précision de lecture, dans le droit fil de la quête cardinale de Breguet. Deuxième composante : l’affirmation des codes Breguet. Bien des acteurs s’en sont inspirés, mais la Classique 1905 rappelle à bon escient le talent de leur créateur. Il en va ainsi de la décoration du cadran. Dès 1775, Breguet fait fi des modes horlogères d’ornementation, dont beaucoup peinaient à couper le lien avec l’esprit chargé de la période baroque. Le grand horloger instaure à la place un style limpide, lumineux, simple et épuré. Il démontre avec une habileté exceptionnelle que précision, lisibilité et élégance peuvent être associées en un tout cohérent et harmonieux. Pour y parvenir, la Classique 1905 reprend de son maître le cadran divisé en secteurs. Chacun a sa propre finition pour en accentuer la lisibilité et l’individualité. À 12 heures, les heures sont excentrées. L’aiguille Breguet survole un cadran en émail grand feu. Les chiffres arabes sont en émail noir petit feu. La signature du maître est double : visible en haut, secrète en bas, gravée à fleur d’émail par un pantographe. Les minutes centrales effleurent un motif finement guilloché. La généralisation de cet art à l’horlogerie est aussi associée à Breguet. Le motif ici gravé à la guillocheuse traditionnelle est un Quai de l’Horloge horizontal, que l’on retrouve également sur le flanc de carrure. Il s’inspire des formes de deux îles parisiennes entourées par la Seine, l’île Saint-Louis et l’ île de la Cité où se trouvaient le premier atelier Breguet. Le Quai de l’Horloge existe toujours, il est dans le 1erarrondissement de Paris. Les amateurs éclairés noteront l’exceptionnelle longueur de cette aiguille centrale bleuie, qui vient survoler une minuterie dédiée. Les secondes se lisent quant à elles sur l’aiguille bleuie fixée au centre de la cage de tourbillon.

En troisième composante, la Classique 1905 célèbre les Métiers d’Art chers à la manufacture Breguet. L’ouvrage est réalisé en or Breguet, gravé à la main. La Seine et son cours sont représentés par une gravure émaillée Bleu de France. Cette couleur est attestée sur des montres à tact émaillées du début du XIXe siècle ; cette couleur, toujours présente, appartient à l’histoire de France et spécialement à l’histoire de Paris. L’intérieur du couvercle renferme le numéro individuel de la pièce gravé main. On notera que les artisans de Breguet ont poussé la décoration à son paroxysme en guillochant d’un motif Quai de l’Horloge les rebords des couvercles. La géométrie tridimensionnelle des rebords des couvercles n’est habituellement pas guillochée mais polie ou gravée, les machines de décoration ne pouvant réaliser que des motifs sur des composants plats ou à courbure limitée. Ici la maison Breguet a développé une technique de guillochage inédite permettant de décorer des composants en trois dimensions. Le fond de la pièce est intégralement guilloché (Quai de l’Horloge) et émaillé (Bleu de France). Lorsqu’il est ouvert, il découvre une vue intégrale du mouvement. Pour renforcer sa dimension horlogère, il est de construction inversée : au lieu d’avoir la sonnerie côté cadran (là où elle prend ses informations), elle a été basculée côté fond. Les horlogers Breguet ont donc conçu un mouvement dont l’attrait esthétique est d’égale importance à son excellence technique. On y voit la quadrature complète du mécanisme de répétition minutes et de grande sonnerie. Chaque composant est décoré à la main : traits tirés, anglage, étirage, cerclage. Le guilloché sur le pont de barillet de sonnerie reprend le motif Petit Trianon créé spécialement pour le 250e anniversaire de la manufacture, d’après les entrelacs visibles au Domaine du Château de Versailles. Seuls les marteaux bleus sont visibles côté cadran. Ce garde-temps est accompagné d’une chainette en or Breguet dont les apprêts permettant de fixer la chainette au veston sont également guillochés du motif quai de l’horloge. Notons enfin que la Classique 1905 sera livrée dans un écrin exceptionnel, lui aussi unique, réalisé dans les derniers bois disponibles de l’authentique chêne de Marie-Antoinette. Le vénérable arbre, sous lequel la Reine avait l’habitude de se promener, avait été planté en 1681 et avait survécu, avant d’être très abîmé par la grande tempête de 1999 et finalement abattu en 2005. Réalisé en marqueterie et entièrement confectionné à la main selon la géométrie du Pavillon français du domaine du Petit Trianon, chaque pièce a été prélevée avec soin dans la masse de l’arbre, choisie pour la nuance de sa couleur, variable selon son vieillissement naturel. Un véritable objet de Métiers d’Art, prolongeant l’expérience et l’esprit de la Classique 1905. Cet écrin est également pourvu d’un plateau de résonance en bois de la forêt du Risoud, situé au cœur de la Vallée de Joux, pour sublimer le son de cette œuvre horlogère. On raconte que ce bois entre dans la composition des plus grands violons, et que seul un arbre sur dix mille offrirait une résonance d’une perfection absolue.

En 2025, la manufacture Breguet poursuit la tradition d’innovation engagée par A.-L. Breguet en 1775. C’est la quatrième composante de la Classique Grande Sonnerie Métiers d’Art 1905, équipée d’un régulateur magnétique, fruit de la R&D Breguet. Le régulateur a pour fonction de lisser, de manière constante, la fréquence d’actionnement des marteaux c’est-à-dire la cadence à laquelle ses notes sont jouées. Elle doit être toujours la même, quel que soit le nombre d’heures, quarts et minutes, et le niveau d’énergie du barillet dédié. La plupart des régulateurs sont mécaniques. Celui de la Classique 1905 est magnétique, et particulièrement ingénieux. Sous de nombreux aspects, ce dispositif ressemble à un générateur électrique. Confectionnés en métal, les bras rotatifs sont placés entre des réseaux d’aimants fixés de part et d’autre du régulateur. En tournant dans cet environnement magnétique, des boucles de courant sont induites à l’intérieur des bras conducteurs. C’est le principe des courants de Foucault découvert en 1851, contemporain d’Antoine-Louis Breguet et de Louis-Clément Breguet. Au fur et à mesure de sa formation, ce courant s’oppose au champ magnétique des aimants. Ces boucles de courants induisent à leur tour un champ magnétique qui s’oppose au champ magnétique des aimants, créant ainsi un frein électromagnétique. En conséquence, plus la rotation est rapide, plus la résistance est grande. Inversement, plus la rotation est lente, plus l’opposition est faible. Il en résulte un dispositif assurant une rotation qui tend à être constante. En effet, la force centrifuge déplace vers l’extérieur les bras conducteurs du régulateur en les plaçant sous les aimants, ce qui tend à freiner le mouvement en rotation. À une vitesse plus réduite, des ressorts ramènent les bras vers l’intérieur, afin de réduire l’intensité du frein électromagnétique. C’est de surcroît un système totalement silen­cieux et sans contacts. Il respecte ainsi les trois modes de sonnerie de la Classique 1905 (Grande / Petite Sonnerie et Répétition Minutes, cette dernière pouvant être activée à la demande même lorsque la montre est en position Silence).

UN COMMENTAIRE ? Une montre de poche qui est à peu près exactement ce que les collectionneurs old school attendent de Breguet, mais aussi ce que les amateurs des nouvelles générations aimet à découvrir dans des créations horlogères qui vont très au-delà des canons de l’horlogerie « industrielle » de tous les fétiches iconiques de l’âge d’or. La montre n’étant pas réellement commercialisée, mais plutôt fabriquée à la demande des meilleurs collectionneurs de la marque, elle n’a pas de réel prix public (boîtier en or de 400 g et de 43,5 mm x 14,7 mm d’épaisseur, avec un mouvement à remontage manuel disposant de 56 heures de réserve de marche, pour 36 heures en fonction grande sonnerie)…

SWATCH Riding the Clouds (Année du Cheval)

Riding the Clouds célèbre l'année du cheval et en particulier du cheval de feu qui est célébrée cette année. Créée avec l'artiste Yu Wenjie, ancien artiste en résidence du Swatch Art Peace Hotel, cette montre unique est une célébration de l'énergie du go-getter et de votre signal quotidien pour briller sans limites. Doté d'un design unique enraciné dans l'art et la culture chinois, Riding the Clouds, fusionne l'élément Feu associé à une passion féroce avec le symbole de bon augure du Cheval, le signe du zodiaque chinois souvent associé à des qualités telles que la résilience, l'indépendance et la motivation. Le cadran de Riding the Clouds représentant le soleil, présente deux chevaux fougueux, leur énergie amplifiée par une impression surélevée, qui ajoute un sens dynamique du mouvement. Représentés en milieu de vol, les deux animaux sont presque identiques, à l'exception de leur couleur, l'un est blanc, tandis que l'autre est noir, évoquant l'équilibreéternel du yin et du yang. Avec des ailes et des crinières faites de feu, les chevaux s'avancent sur un fond de flammes plus petites, symboles de ténacité et de détermination, et à travers des nuages à la dérivereprésentant des bénédictions de chance et de prospérité. Ce fond rouge coule sur la sangle, inspiré des peintures de rouleaux chinois et des bracelets rouges liés au pouvoir et à la protection dans la mythologie chinoise. Fusion de la tradition et de l'ambition moderne, cette montre rayonne d'énergie pure. Mettez-le et laissez votre esprit imparable briller comme le soleil brûlant.

UN COMMENTAIRE ? On peut bien entendu questionner cette habitude qu’ont les horlogers suisses de célébrer chaque année le Nouvel An zodiacal chinois, qui nous fait cette année entrer dans l’Année du Cheval : les jeunes générations chinoises s’amusent avec beaucoup d’ironie d’une passion zodiacale européenne qui ne les touche plus vraiment, maintenant qu’ils ont transformé ce Nouvel An lunaire en fiesta consumériste [ne nous moquerions-nous pas de marques chinoises qui viendraient célébrer rituellement les rois Mages ?]. Ajoutons à cette remarque le manque d’intérêt esthétique d’une montre électronique en polymère de 41 mm x 9,8 mm, étanche à 30 m, qui vous sera facturé autour d’une centaine d’euros : la frontière est très ténue entre le kitsch et le ringard, mais on peut craindre que cette Riding the Clouds soit du mauvais côté de cette ligne rouge…

FAVRE LEUBA Deep Raider Renaissance Malachite

Favre Leuba élargit la gamme Deep Raider Renaissance avec des cadrans en météorite et en malachitePour la première fois en 288 ans d'histoire, Favre Leuba présente des cadrans fabriqués à partir de pierres semi-précieusesFavre Leuba présente deux nouvelles interprétations de la série Deep Raider Renaissance, mettant en avant des matériaux naturels distinctifs : la Deep Raider Renaissance Meteorite et la Deep Raider Renaissance Malachite. Ces éditions marquent la première fois en 288 ans d'histoire de la marque que des cadrans en pierre sont utilisés, intégrant la météorite et la malachite dans la collection en tant qu'éléments expressifs et techniquement exigeants. Si les deux modèles s'inspirent esthétiquement de la Deep Blue de 1964, la collection Renaissance adopte le langage stylistique moderne établi en 2024. Ensemble, ces matériaux inhabituels apportent une complexité visuelle et une narration matérielle à l'une des collections emblématiques de la maison. Deep Raider Renaissance Meteorite : un cadran formé au-delà de la Terre. La version météorite introduit un nouveau matériau dans l'histoire de Favre Leuba : la météorite ferreuse Muonionalusta, provenant du nord de la Suède. Composée de fer et de nickel, avec de la kamacite et de la taénite, elle présente le motif distinctif de Widmanstätten, formé au cours de millions d'années et révélé par un découpage précis et un traitement à l'acide.La préparation d'une météorite pour l'horlogerie est un travail délicat. Chaque échantillon est évalué pour sa stabilité avant d'être découpé en fines sections, car sa forte teneur en fer peut le rendre cassant. Les artisans finissent soigneusement chaque plaque afin de préserver sa texture extraterrestre tout en garantissant sa durabilité. Pour ajouter à sa complexité, la montre est dotée d'un cadran sandwich en deux parties. Une couche supérieure perforée recouvre une plaque de base recouverte de Super-Luminova, permettant à la lumière de passer à travers les index découpés et créant ainsi des marqueurs d'heures lumineux et très lisibles. Chaque montre Deep Raider Renaissance Meteorite est accompagnée d'un certificat d'authenticité garantissant que la météorite utilisée dans la montre provient d'une source éthique. Il n'y a pas deux cadrans identiques.

Deep Raider Renaissance Malachite : des motifs naturels associés à une discipline techniqueL'édition malachite met en évidence l'importance accordée par la marque aux matériaux spéciaux et aux finitions soignées. Le cadran est fabriqué à partir de malachite véritable, un minéral semi-précieux connu pour ses tons verts vifs et ses motifs concentriques fluides. Chaque tranche de ce minéral se formant en couches irrégulières, chaque cadran présente une identité visuelle unique. La malachite nécessite une manipulation minutieuse en raison de sa douceur et de ses veines naturelles. Favre Leuba sélectionne uniquement les sections de pierre stables et esthétiques avant de les confier à des artisans qui les découpent en fines plaques, les renforcent si nécessaire et les polissent à basse température afin de préserver leur intégrité structurelle. Il n'y a pas deux cadrans identiques. Les deux éditions partagent la structure technique de la Deep Raider Renaissance. Elles adoptent un boîtier en acier inoxydable de 40 mm avec une étanchéité à 300 mètres, une lunette tournante unidirectionnelle en céramique et un verre saphir. À l'intérieur, le mouvement automatique FLD02 offre une réserve de marche de 68 heures et peut être admiré à travers un fond transparent. Des éléments décoratifs tels que la finition Côtes de Genève, les vis bleuies et le rotor squeletté de couleur 4N gravé de l'emblème Favre Leuba soulignent l'attention portée à la conception mécanique. Avec les modèles Malachite et Météorite, Favre Leuba poursuit le développement d'une longue tradition de design tout en explorant des matériaux de cadran qui relient les formations géologiques terrestres et les origines cosmiques. Le cadran en météorites ferreuses est composé principalement de fer et de nickel, contenant les phases métalliques kamacite et taénite. Le fragment utilisé dans cette montre provient de Suède et révèle son motif cristallin grâce à un découpage précis, un rodage et un traitement à l'acide. Cadran sandwich en deux parties. Il se compose d'une couche supérieure, avec des index perforés, positionnée sur une couche de base recouverte de Super-Luminova, ce qui donne des index lumineux et brillants. Il n'y a pas deux cadrans identiques.

UN COMMENTAIRE ? La maison suisse Favre Leuba, qui revendique 288 ans d’histoire d’horlogère [ce n’est pas loin d’être vrai, mais quand même pas tout-à-fait si on tient compte des cessations d’activité], n’avait jamais encore été tenté de donner dans le cadran en pierre dure ou dans la météorite qui font désormais partie des codes de la nouvelle horlogerie : une nouvelle série de Deep Raider Renaissance vient combler cette absence, avec un premier cadran en malachite très réussi pour le prix public d’un peu plus de 3 000 euros, variable selon les bracelets choisis (boîtier de 40 mm x 12,6 mm d’épaisseur, étanche à 30 m et motorisé par un mouvement automatique suisse donné pour 68 heures de réserve de marche). Si la lunette verte s’assortit parfaitement à la malachite, on pourra trouver dommage que ce cadran ait été percé et déséquilibré par le guichet d’une date qui n’avait rien d’indispensable. L’avantage de pierres dures veinées comme la malachite, c’est que tous les cadrans sont différents et que toutes les montres sont donc « personnalisées » par une sorte d’« empreinte minérale » unique au monde. Une série de montres qui réussit à être à la fois contemporaine et en tous points digne des icônes vintage d’un âge d’or dont elle semble issue en ligne directe…

BANGALORE WATCH COMPANY The Outfield Cover Drive

L'énergie dégagée par 50 000 personnes qui applaudissent ensemble dans un terrain de cricket est à couper le souffle. La montre Outfield est notre hommage au terrain de cricket et se décline dans un cadran vert mat. Avec un boîtier compact de 40 mm et un fond intelligemment profilé, cette montre est un véritable plaisir à porter. Combinée à un cadran de style sandwich, une généreuse dose de superluminova C3 suisse et des aiguilles plaquées rhodium taillées au diamant pour plus d'éclat, la lisibilité est optimale dans toutes les conditions d'éclairage. L'Outfield est équipée de notre bracelet en cuir Wankhede Tan huilé pour un confort optimal et d'une boucle en acier poli assortie avec le logo BWC. Vous ne pouvez pas manquer les détails liés au cricket sur cette montre-bracelet : l'index 12 heures a la forme d'un guichet, les index 4 et 6 heures sont découpés de manière proéminente pour signaler les coups de balle hors limites, et le contrepoids de l'aiguille des secondes a la forme d'une batte de cricket. En tournant la lunette tournante unidirectionnelle en acier massif, vous pouvez suivre les overs écoulés dans un match de 50 overs ou un match T20. La lunette sert également de compte à rebours pour chronométrer des tâches jusqu'à 50 minutes. Si vous avez déjà tenu une batte de cricket, vous reconnaîtrez immédiatement le motif de la lunette et la couronne push-pull. Si vous êtes coincé dans un test match à Lords en raison d'un retard dû à la pluie, nous vous suggérons d'enlever votre montre de votre poignet pour regarder le fond du boîtier : un relief profondément gravé représentant un batteur droitier effectuant un coup vers les couvertures est peut-être plus divertissant. Si vous recherchez une montre polyvalente, dotée d'un boîtier de haute qualité, d'un mouvement automatique suisse, d'un style classique et d'une étanchéité à 100 mètres, la Cover Drive est un choix incontournable.

Pour un milliard d'entre nous, le cricket est une religion et nos joueurs de cricket sont des demi-dieux. Nous avons une relation indissociable avec le cricket. Pratiqué uniquement dans de petits clubs du pays depuis les années 1800, la victoire de l'Inde à la Coupe du monde de l'ICC en 1983 a changé l'affinité de l'Inde pour le cricket. Depuis, nous avons produit plusieurs joueurs de cricket de première classe pour le monde entier. Chaque petit bout de terrain transformé en terrain de cricket, les routes désertes les jours de grands matchs, les foules nombreuses rivées au seul écran de télévision du quartier, autant de scènes familières pour ceux qui ont grandi dans une Inde folle de cricket. Ce sport rassemble un milliard d'entre nous, autant qu'il nous sépare. Cover Drive célèbre l'esprit du cricket indien.

UN COMMENTAIRE ? Voici sans doute la première montre de l’histoire horlogère à être aussi complètement dédiée au cricket, sport international relativement pu pratiqué en Europe, et encore moins dans les vallées suisses, d’où l’absence d’imagination des créateurs horlogers locaux dans ce domaine. Il faut compter un peu moins d’un millier d’euros pour ce boîtier en acier de 40 mm x 12,5 mm d’épaisseur, étanche à 100 m et animé par un mouvement automatique suisse (Sellita SW200) disposant de 38 heures de réserve de marche. Si vous n’avez jamais disputé un partie de cricket, lisez la notice avant de vous lancer dans le décompte de cette lunette tournante « Overs Tracking » ! Bravo quand même à BWC d’avoir rendu cet hommage au cricket – sport qui était d’ailleurs pratiqué dans le sud de la France plusieurs siècles avant que les Britanniques ne l’importent en Inde…

ZELOS Helica Moonphase

Nous sommes ravis de commencer la nouvelle année avec vous et de lancer l'Helica. Complication généralement réservée aux montres habillées, nous avons conçu la phase de lune pour qu'elle s'intègre à l'Helica en tant que montre « GADA ». Style industriel avec cadran « sectoriel », associé à des index Lumicast et à un anneau en acier brossé. Nous avons placé la phase de lune « panoramique » au centre, avec une ouverture en saphir fumé offrant une vue translucide sur l'ensemble du disque de phase de lune. Ce disque est fabriqué en aventurine, dont les reflets constituent la toile de fond idéale pour la lune réaliste imprimée en luminescent. Animée par le mouvement suisse Sellita SW288, la Helica ne mesure que 10 mm d'épaisseur sans son verre, ce qui lui permet de s'adapter confortablement à votre tenue quotidienne.

UN COMMENTAIRE ? Il faut compter un peu moins de 950 euros pour cette Helica dans son boîtier en acier de 39 mm x 11,9 mm, étanche à 100 m et animée par un mouvement à remontage manuel suisse (Sellita SW288) qui dispose de 42 heures de réserve de marche. Les deux lunes sont luminescentes dans la pénombre, de même que les index et les aiguilles des heures, des minutes et des secondes. Bonne idée dans l’utilisation de l’aventurine (il existe une version météorite)…

CHANEL Première Ruban rouge

Un bracelet toucher velours qui caresse élégamment le poignet. Un cadran octogonal dont la forme rappelle le bouchon du parfum N°5 et le tracé de la place Vendôme. Une couleur la forme rappelle le bouchon du parfum N°5 et le tracé de la place Vendôme. Une couleur essentielle dans l’univers de Gabrielle Chanel… Le rouge. Un rouge qui donne le ton de cette essentielle dans l’univers de Gabrielle Chanel… Le rouge. Un rouge qui donne le ton de cette Première de caractère. Créée en 1987, la Première a initié une véritable leçon de style en ouvrant la première page Créée en 1987, la Première a initié une véritable leçon de style en ouvrant la première page de l’histoire horlogère de Chanel. Son architecture audacieuse - un boîtier octogonal de l’histoire horlogère de Chanel. Son architecture audacieuse (boîtier octogonalhabillé d’un cadran monochrome sans index, ni aiguille des secondes) et sa signature immédiatement reconnaissable lui ont permis de s’émanciper de tous les codes de l’horlogerie traditionnelle. En 2026, cette création iconique s’habille de rouge. Ce ton flamboyant et vibrant, métaphore de la passion et de l’audace, était l’une des couleurs favorites de Gabrielle Chanel. Omniprésent depuis toujours dans les créations de la Maison, ce coloris est mis en scène dans une teinte intense. Le cadran laqué soleil offre un jeu de reflets de lumière exquis, tandis que le bracelet associe un touché velours à un porté couture.Raffinée jusque dans les moindres détails, cette pièce arbore un boîtier en or jaune ainsi qu’un diamant serti sur la couronne qui accentue encore sa préciosité.

UN COMMENTAIRE ? Une superbe montre hyper-féminine, précieuse mais sportive, plus Chanel que nature dans sa volonté d’élégance et de discrétion. Il faut compter dans les 5 800 euros pour cette Première Ruban rouge dans son boîtier en or/titane de 19,7 mm x 15,2 mm x 7,5 mm d’épaisseur, étanche à 30 m et motorisé par un mouvement électronique suisse – bracelet en caoutchouc rouge à « toucher velours ». Retenons déjà cette pièce sur notre liste des plus belles montres de femmes de cette rentrée 2026…

BOMBERG Apex RT

Un univers conçu pour ceux qui vivent pour le rugissement des moteurs, le frisson de la vitesse et la poursuite de la perfection. De la course automobile GT aux défis tout-terrain, c'est un monde où chaque seconde compte et où chaque détail est important. Une collection de collections conçues pour les passionnés de sports automobile qui recherchent la puissance brute de la performance et la précision de l'ingénierie suisse. Audacieux, intrépide et conçu pour le mouvement, notre monde Racing dépasse la simple horlogerie, c'est une déclaration d'amour à la vitesse, l'ingénierie et une passion sans limites pour la route. Logée dans un tout nouveau boîtier de 42 mm, Apex est Swiss Made, taillée pour la course, prête pour la vie de tous les jours. Le poussoir en aluminium n’est pas décoratif. C’est la clé de contact de votre chronographe. Sous-cadrans superposés, chiffres ajourés, fond texturé gaufré : ce n’est pas un cadran, c’est une machine. LumiNova appliqué sur les aiguilles et les index : quand la nuit tombe, Apex prend le relais.Pompes « flash » pour un changement de bracelet rapide, sans outils : sans attente, un clic, et votre style passe à la vitesse supérieure.Étanche à 100 mètres : elle a l’allure d’une sportive, mais se vit comme une routière au quotidien.

UN COMMENTAIRE ? Cadran et bracelet tricolore, avec un poussoir en aluminium rouge pour bien marquer la différence : on se sent une âme de pilote avec cette Apex au poignet, sobrement proposée à un peu moins de 1 000 euros par Bomberg (boîtier en acier de 42 mm x 12 mm d’épaisseur à lunette en aluminium, étanche à 100 m et animé par un mouvement électronique suisse Ronda). Bomberg propose en prime, ces jours-ci, un bracelet métallique intégré très facilement interchangeable. 

COORDINATION ÉDITORIALE : JACQUES PONS



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