> 

REPÉRAGES #10-2026 (accès libre)
Sept commentaires en toute franchise sur sept nouvelles montres hivernales

En toute transparence, avant d’être commentées et appréciées, ces nouveautés sont expliquées dans la jamais trop fleurie « langue de boîte » – cette langue de bois des « boîtes » d’horlogerie, celle de nos « amies les marques » ! Dans tous les styles et à tous les prix, venues de Suisse ou d’ailleurs, au masculin comme au féminin, que va-t-on découvrir dans les vitrines ? Voici donc le dixième épisode de notre panorama des nouveautés de l’année 2026, avec nos commentaires critiques sur sept montres de sept marques : Charlie Paris, Gérald Genta, Hublot, Jaquet Droz, Oris, Perrelet et Seiko…


Cette chronique vise à vous signaler quelques nouveautés parmi toutes celles qui affluent dans les vitrines horlogères : c’est, à ce jour, la plus complète des recensions que proposent les médias spécialisés, avec un peu plus de 2 000 pièces présentées chaque année. Soit, en moyenne, à peu près cinq nouveautés proposées par jour du calendrier : c’est exceptionnel – et même unique dans le paysage horloger ! Ces nouvelles montres sont commentées une par une : nous ajoutons à ces présentations des évaluations personnelles critiques, forcément subjectives et généralement pas complaisantes, mais toujours sincères, en bref, en vrac et toujours en toute liberté. Dans le formidable tsunami des nouveautés horlogères, cette sélection est déjà, en soi, une élimination du pire ou de l’insignifiant : il ne faut donc pas s’étonner que le meilleur y soit commenté plutôt positivement. Tout le monde l’aura compris : les absents ont toujours tort !

HUBLOT Classic Fusion « sauge » (nouveaux modèles)

Hublot épouse les contours de son époque depuis 1980, vibre àl’unisson des tendances. Aujourd’hui, la manufacture de Nyon revendique sa jeunesse, son impertinence, sa liberté créative. Et rien ne saurait mieux l’illustrer que les dernières Classic Fusion vert Sauge. Hublot s'approprie la couleur phare de la mode actuelle, ce vert sauge pastel à la fois frais, élégant et harmonieux. Ces pièces incarnent la fusion qui fait la renommée de Hublot. La manufacture traverse les frontières de la mode et de la belle horlogerie Swiss Made. Elle réunit les tendances qui habillent hommes et femmes au sein de trois nouveaux modèles. La collection Classic Fusion a été choisie pour porter cette couleur sauge inédite. Largement ouverte, au cadran épuré, elle offre une généreuse toile de fond qui permet à la couleur de s’exprimer pleinement. Trois modèles sont présentés : 33, 42 et 45 mm de diamètre. Une même famille avec boîte en titane pour un porter en légèreté, mais trois caractères bien différents. Pour la première, en version 33 mm, c’est la préciosité qui prime. Simple mais brillante, sa lunette est sertie de 36 diamants de 0.8 carats. L’éclat est doux, la piècedresse un pont entre le gris du titane et le vert pastel de la sauge. Une proposition naturelle et minérale qui puise son inspiration au cœur des Alpes et dans le renouveau du printemps qui éclot !

La deuxième version s’étire sur 42 mm. La beauté du vert sauge s’y déploie sans obstacle : trois aiguilles centrales, un guichet de date à 3h, rien de plus pour un minimalisme en phase avec une nature dans ce qu’elle a de plus essentielle. Comme sur chaque modèle, le cadran vert sauge soleillé entre en harmonie naturelle avec le bracelet caoutchouc et insert en tissu du même ton, spécialement développé pour ces troisnouvelles références. Guidée par une vision qui lui est propre, Hublot propose un subtil twist rappelant des mailles milanaises : ses fils en 3D sont tissés à 45°, offrant un rendu légèrement asymétrique par rapport au profil de la boîte. Une idée atypique, commune aux trois modèles, qui leur confère un supplément d’âme. Unisexe, cette version est animée par un mouvement automatique doté de 48 heures de réserve de marche. La troisième version se décline dans un boitier de 45 mm. C’est le premier chronographe avec cadran couleur vert sauge jamais conçu par Hublot. Son maître-mot : l’équilibre. La pièce conjugue la sportivité du chronographe et la douceur de la couleur sauge. « Hublot s’est déjà imposé comme une référence en matière d’innovation technique, de maîtrise des matériaux et de complications horlogères. Ici, la créativité s’exprime différemment : elle se fait plus discrète et raffinée. Avec cette teinte sauge, nous avons choisi de jouer sur la subtilité, le minimalisme et l’essentiel. Cet exercice de style, centré sur l’élégance épurée, apporte une réelle valeur ajoutée à notre collection Classic Fusion », conclut Julien Tornare, CEO Hublot.

UN COMMENTAIRE ? Les prix peuvent varier de 12 200 euros (chronographe en titane poli de 45 mm x 13 mm d’épaisseur, étanche à 50m et animé par un mouvement automatique doté de 48 heures de réserve de marche) à 8 800 euros (trois-aiguilles date en titane de 42 mm x 10,4 mm, étanche à 50 m et animé par un mouvement automatique à 48 heures de réserve de marche), en passant par les 10 400 euros de la version sertie en titane (boîtier à bracelet caoutchouc de 33 mm x 8,4 mm d’épaisseur, avec 36 diamants sur la lunette, étanche à 50 m et animé par un mouvement électronique). « Le nouveau ton pastel s’harmonise avec les attributs incontournables d’un chronographe Hublot mis en valeur par des compteurs argentés avec azurage circulaire » – dont acte, effectivement…

CHARLIE PARIS Initial 40 Jour/nuit Cœur ouvert

Imaginée et assemblée en France, le modèle Initial 40 Jour/Nuit Coeur ouvert séduit par son cadran coloré soleillé fumé et association de détails ajourés sur le mouvement. Son cadran à deux niveaux dévoile un disque jour/nuit à 9heures qui évolue au rythme du temps qui passe toutes les 24H, un ajourage coeur ouvert sur son mouvement automatique, ainsi qu’un sous compteur pour la petite trotteuse. Ce design de montre pour homme est disponible en trois coloris de cadran, et équipé d’un système de bracelet interchangeable.

UN COMMENTAIRE ? Le prix proposé – 495 euros – est encore raisonnable, mais il faudrait que Charlie Paris cessé de pratiquer une inflation tarifaire injustifiée pour des boîtiers en acier assez banalisés de 40 mm x 10,2 mm d’épaisseur, étanche à 30 m [ce qui est insuffisant pour prétendre à une sincère identité « sport chic »] et animés par un mouvement automatique japonais Miyota lui aussi ultra-banalisé avec 40 heures de réserve de marche. Trois couleurs de cadran (bleu, taupe, bordeaux) pour un cadran soleillé-fumé…

ORIS Année du Cheval (édition limitée)

C'est avec joie que nous vous présentons l'édition limitée « Année du Cheval », lancée pour marquer l'année chinoise du Cheval de Feu, qui débutera le 17 février 2026. Les personnes nées sous le signe du Cheval de Feu sont réputées pour leur enthousiasme, leur confiance et leur forte volonté de réussir, faisant de cette nouvelle année une période d'activité intense et d'initiatives audacieuses. En conséquence, la montre est habitée d'une flamme cramoisie - du rouge profond du cadran et des teintes ardentes des sous-cadrans aux riches tons bruns du bracelet en cuir Cordovan souple. À l'intérieur se trouve le Calibre 113, l'un de nos mouvements les plus audacieux. Il dispose d'une réserve de marche de 10 jours et d'un indicateur de réserve de marche non linéaire, ainsi qu’un calendrier professionnel qui affiche le jour, ladate et le mois de l'année, ainsi que la semaine via une échelle située autour du bord du cadran. Cette montre spéciale ajoute des motifs de chevaux au galop et au repos à l'affichage de l'indicateur de réserve de marche, symbolisant les moments où le ressort moteur de la montre est complètement chargé ou prêt à être remonté. Il s'agit d'une montre passionnante, à collectionner, limitée à seulement 88 exemplaires (ce qui signifie double chance, double prospérité en chinois), qui allie le savoir-faire mécanique suisse à l'un des événements culturels les plus importants du calendrier chinois.

UN COMMENTAIRE ? Qui peut croire que les amateurs chinois, apparemment de moins en moins sensibles aux narratifs frelatés des horlogers suisses, seront un tant soit peu sensibles aux arguments d’une série limitée à 88 exemplaires [Ach ! « Kolosal finesse » : on leur fait le coup du 8 depuis un quart de siècle !] pour fêter une Année du Cheval devenue chez eux prétexte à une fabuleuse grande kermesse touristique et commerciale ? Surtout avec une montre aussi peu créative que ce boîtier sans charme de 43 mm x 13,1 mm d’épaisseur, étanche à 50 m et animé par un mouvement à remontage manuel calé sur 240 heures de réserve de marche ! Surtout avec un cadran aussi peu expressif dans son manque d’intelligence chromatique ! Et surtout avec un prix positionné autour des 6 650 euros, ce qui est tout sauf compétitif…

SEIKO Astron GPS Solaire Dual-Time Chronographe SSH186

L’histoire de Seiko commence en 1881, lorsque son fondateur, Kintaro Hattori, ouvre dans le quartier de Ginza, à Tokyo, un magasin dédié à la réparation et à la vente d’horloges. Dès ses débuts, il attache une attention particulière au savoir-faire et à l’esthétique, faisant parfoisgraver ses garde-temps de motifs complexes alors en vogue, afin de mettre en lumière la qualité de son travail. Depuis ses origines jusqu’àaujourd’hui, Seiko s’attache à offrir bien plus qu’un simple instrument de mesure du temps : des montres capables d’enrichir la vie de leurspropriétaires par la joie et la beauté. En 1892, Kintaro Hattori fonde sa propre manufacture, Seikosha, pour produire ses propres horloges. Trois ans plus tard, il crée la première montre de poche de la maison, la Timekeeper. Animé par un esprit pionnier, il contribue à poser les bases de l’industrie horlogère japonaise, guidant l’innovation et le progrès au cours des 145 années suivantes. Depuis ses origines, le nom Astron est indissociable d’un esprit d’innovation. En 1969, Seiko lance la Quartz Astron, première montre à quartz au monde, avant d’ouvrir son brevet à l’échelle internationale afin de rendre la mesure du temps précise accessible à tous. En 2012, le nom Astron renaît avec le lancement de la première montre GPS solaire au monde. Le nouveau chronographe GPS solaire à double fuseau horaire célèbre cet esprit d’innovation, avec des accents dorés présents sur chaque élément de la montre : du cadran au bracelet, en passant par le boîtier. La lunette est dotée d’un insert en verre saphir de couleur or, apportant profondeur et relief. Les marquages dorés aux positions 1, 4 et 5 de l’échelle UTC rendent également un hommage discret au 145e anniversaire. Animée par le calibre 5X83, la montre se connecte automatiquement jusqu’à deux fois par jour au réseau GPS [lorsque le cadran détecte la lumière du soleil, la montre se connecte au réseau de satellites GPS et s’ajuste automatiquement à l’heure exacte ; lorsque la montre est à l’abri de la lumière, elle mémorise l’heure de la dernière connexion manuelle réussie et tente à nouveau de recevoir le signal GPS à cette même heure] et peut également se connecter manuellement par simple pression sur un bouton, afin de garantir une précision optimale partout dans le monde [en cas de changement de région, de fuseau horaire ou d’heure d’été, un réglage manuel peut être nécessaire].

UN COMMENTAIRE ? Proposée à 3 400 euros, cette série limitée « 145e anniversaire » de 1 450 pièces se présente dans un boîtier-bracelet en titane de 44,1 mm x 14,4 mm d’épaisseur, étanche à 100 m, avec un mouvement solaire doté d’innombrables fonctionnalités (dont 38 fuseaux horaires) en plus d’une enviable résistance au magnétisme (4 800 A/m) et d’une non moins enviable précision (± 15 secondes/jour). On se demande pourquoi Seiko a bâclé à ce point l’esthétique très banalisée d’une montre qui aurait tout d’une grande icône contemporaine…

JAQUET DROZ Petite Heure Minute Or Rouge « Jardin Japonais »

Main dans la main, Jaquet Droz et un collectionneur ont donné vie à une création qui fera date dans l’histoire de l’artisanat d’art : la Petite Heure Minute Jardin Japonais. Elle est composée de 25 appliques réalisées en majorité en nacre sculptée et gravée. Elles sont apposées sur un cadran lui-même intégralement en nacre. Un travail d’orfèvre, accompli à la main, au dixième de millimètre. Une pièce unique, un concentré d’excellence. À collectionneur unique, montre unique. Mais celle-ci l’est davantage que les autres. Sa finesse d’exécution est superlative. La Petite Heure Minute Jardin Japonais cumule les prouesses. En son sein, la nacre n’est pas un apparat sur un cadran en or, comme c’est l’usage : elle constitue elle-même le cadran, entièrement réalisé en nacre ultra banche venue des confins du Pacifique. La composition qui y figure est onirique. Elle agrège tous les éléments qui, dans la culture japonaise, favorisent la sérénité, l’harmonie et la paix intérieure. Au sommet trône un temple traditionnel. La prouesse ne réside pas simplement dans l’extrême finesse de son toit, de ses balcons sculptés, de la perspective de ses étages, mais aussi et surtout dans les volumes qui y sont projetés par une subtile couche de peinture grise semi-translucide. Elle figure chaque ombre portée, grâce à laquelle l’œil en reconstitue les volumes.

Mais le temple n’apparaît pas seulement en arrière-plan : il l’est véritablement, grâce à 25 appliques qui sont placées devant lui. Sur la gauche du cadran : roseaux et nénuphars. Sur la droite : un cerisier, une lanterne. Au centre : un ballet de carpes Koï. C’est là que l’on trouve l’applique la plus fine de toute la scène : les branches des roseaux qui sortent de l’eau n’excèdent pas 0,1 mm d’épaisseur. Jaquet Droz a dû inventer un ingénieux procédé pour que la tige à 5h puisse s’attacher aux pétales du nénuphar à sa gauche, le tout sur 0,1 mm d’épaisseur. Presque tous ces éléments sont des appliques de nacre, à quelques exceptions près - notamment les branches du cerisier qui sont en or jaune, de même que l’armature de la lanterne. En son sein brille un cabochon de nacre qui, comble du réalisme, reflète lui-même la rivière et ses carpes. Le souci du détail y a été porté à son paroxysme, puisque même l’image projetée sur sa surface légèrement courbe a été parfaitement respectée. Le procédé n’est pas sans rappeler celui de Vermeer (La jeune fille à la perle). Bien d’autres détails concourent à créer le volume et la perspective. Les aiguilles des heures et minutes passent sous le décor, au dixième de millimètre près. Les carpes nagent elles-mêmes sous les nénuphars, mais leurs yeux ont l’éclat d’un diamant de 0,5 mm, qui les fait briller en surface. Les feuilles qui flottent à la surface de rivière sont déposées en paillon d’or au-dessus des flots et des galets. Et grâce au verre glass box qui coiffe la boîte en or rouge, il est possible de glisser un regard indiscret sous les appliques. Là, on découvrira que, même en cet endroit, presque invisible, le décor reste gravé à la main, mais visible uniquement du collectionneur. Un secret raffiné et unique, comme sa pièce.

UN COMMENTAIRE ? Par définition, une pièce unique n’ayant pas de prix public conseillé, nous ne discuterons pas du prix de ces carpes Koï sur l’étal du marché des montres, mais il sera conséquent et nettement supérieur à celui du caviar. Contentons-nous d’admirer ce chef-d’œuvre de la micro-sculpture horlogère, qui mérite une loupe pour en repérer les moindres détails décoratifs (boîtier en or rouge de 41 mm x 12,1 mm d’épaisseur, étanche à 30 m et animé par un mouvement automatique doté de 68 heures de réserve de marche, avec un cadran de base en or rouge surplombé d'un cadran en nacre blanche, gravé et peint à la main, décoré d'appliques en or jaune sculptées et gravées main, ainsi que de diverses appliques en nacre blanche également sculptées, gravées et peintes à la main). Que pourrait-on ajouter à l’adjectif « Magnifique ! » ?

GÉRALD GENTA Geneva Time Only (« Heure minute »)

La collection Geneva présente deux nouvelles montres qui incarnent à merveille « l’Esprit de Genève » et l’héritage artistique éternel de M. Genta. Conçues en or rose chaud ou en or blanc plus froid, ces pièces ouvrent un nouveau chapitre passionnant dans l’histoire de la collection Geneva. Le nom « Geneva » transcende la simple indication géographique. Ville natale de M. Genta et haut lieu de la renaissance de la Maison, Genève incarne un raffinement pur, une maîtrise horlogère sans prétention. Cette collection reflète « l’Esprit de Genève », l’âme d’une ville où la créativité horlogère prend véritablement forme. Ici, la perfection naît de la passion, de la patience, de la joie de créer. Elle reste absolument fidèle au savoir-faire horloger de M. Genta et à sa profonde dévo tion à la beauté. Née d’une créativité ingénieuse et façonnée pour l’élégance, la collection Geneva célèbre les formes audacieuses et sculpturales. Son boîtier coussin modernisé — aux lignes plus fluides que celles du modèle d’origine de M. Genta, conçu dans les années 1970 — atteint un équilibre rare à la fois audacieux et discret, doux mais précis. Ni arrondi ni carré, le boîtier coussin à godron esquisse une silhouette intemporelle et moderne, qui transcende les tendances. Le jeu de lumière est primordial dans la collection Geneva. Le contraste entre les surfaces polies et satinées renforce l’esthétique contemporaine et épurée du boîtier. Chaque exemplaire est d’ailleurs façonné en interne à La Fabrique des Boîtiers avec un soin méticuleux.

Sur le cadran, la minuterie à deux segments crée des illusionsd’optique captivantes, générant une sensation d’intensité douce où rien ne perturbe le flux des heures et des minutes. Le segment extérieur suit la forme coussin unique du boîtier, tandis que le segment intérieur est parfaitement circulaire, complétant la forme délicate « pas tout à fait ronde » de la montre. La collection a vu le jour avec la montre Geneva Répétition Minutes, l’une des complications les plus prestigieuses de l’horlogerie. Elle présente désormais une nouvelle interprétation qui indique uniquement l’heure, hissant cet objet du quotidien au rang d’œuvre d’art portée au poignet. Imaginées par Matthieu Hegi, Directeur artistique de La Fabrique du Temps Louis Vuitton, ces deux nouvelles créations possèdent un profil effilé et un boîtier de 38 mm. Le résultat est une présence à la fois sobre et parfaitement emblématique de la Maison, facile à porter au quotidien. Matthieu Hegi a également opté pour une seule corne, plus large et plus courte de part et d’autre – une touche de raffinement délibérée qui accentue les contours distinctifs du boîtier.

Deux interprétations ton sur ton invitent la collection Geneva dans deux univers, l’un chaleureux, l’autre plus froid. La Geneva Heure Minute Marrone est doté d’un boîtier et d’aiguilles en or rose 4N, réputé pour sa capacité à accrocher et refléter la lumière. Son cadran en laiton grainé ton sur ton présentant un gradient fumé apporte une douce teinte chaleureuse. L’ensemble est parachevé par un bracelet en cuir brun, offrant une esthétique subtilement bronze et fumée, ainsi qu’une touche d’élégance rétro. La Geneva Heure Minute Grafite offre une alternative métallique plus froide, avec son boîtier en or blanc et son cadran en laiton grainé argenté, lui aussi fumé. Les index et les aiguilles arrondis en or ajoutent de la profondeur et du contraste, clin d’œil à l’affection de M. Genta pour l’artisanat de caractère. La montre est complétée par un bracelet en cuir de veau gris. Les deux pièces sont animées par un mouvement automatique Zenith Elite GG-005P, rendu visible par un fond ouvert. Doté d’une masse oscillante repensée en interne pour une esthétique décuplée, il offre une réserve de marche de 50 heures et une fréquence de 4 Hz. Le mouvement est composé de 158 composants, tous méticuleusement finis. Sa construction raffinée assure une fiabilité inébranlable, permettant aux pièces de maintenir une précision exceptionnelle pour un usage quotidien. À travers ces deux créations, la collection Geneva ouvre un nouveau chapitre qui conjugue lumière, proportions et intention sculpturale, hissant ses garde-temps au rang d’œuvres d’art contemporain pour le poignet.

UN COMMENTAIRE ? Une superbe réalisation – une de plus – de l’équipe qui guide le réveil et le retour de la maison Gérald Genta au meilleur niveau de son prestige : rien n’y manque, ni la forme réajustée d’un boîtier qui affirme sa minceur, ni la subtilité dans le travail des courbes, ni les couleurs dénuées de toute vulgarité démonstrative de ces cadrans délicatement texturés et grainés. L’élégance s’impose d’elle-même, à l’œil comme au poignet : on ne regrettera que la banalité des bracelets en cuir. Il faut compter dans les 30 000 euros pour ces heures-minutes (sans secondes, ni date) dans leur boîtier très portable en or gris de 38 mm x 8,1 mm, avec des aiguilles et des index en or, ainsi qu’un mouvement automatique prévu pour une cinquantaine d’heures de réserve de marche. 

PERRELET Week-end Arctic Dunes

La manufacture suisse Perrelet présente une nouvelle pièce séduisante dans sa collection Weekend. Baptisée Arctic Dunes, cette montre a été conçue pour les amateurs de montres arabophones, leur permettant de lire l'heure dans leur langue maternelle. Les lignes fluides et harmonieuses des index arabes-indiens et le design de l'affichage, inspiré par la splendeur apaisante des paysages hivernaux, rendent cette montre vraiment unique. Cette édition exclusive et limitée à 99 exemplaires rend hommage à la beauté éblouissante des reliefs enneigés, où la lumière et les textures se confondent dans un ballet éthéré de reflets et de tons bleu glacier. Depuis ses débuts en 2017, la collection Weekend incarne une esthétique minimaliste caractérisée par une élégance discrète et une polyvalence exceptionnelle. Son design intemporel s'adapte parfaitement aussi bien aux styles sophistiqués et classiques qu'aux interprétations plus contemporaines et artistiques. Si les couleurs traditionnelles telles que l'argent, le noir, le bleu ou le vert définissent son héritage, la teinte bleu glacier sélectionnée et la décoration originale en relief du cadran identifiant l'Arctic Dunes apportent une touche contemporaine rafraîchissante. Cette nuance évoque l'atmosphère envoûtante des reliefs enneigés, insufflant un sentiment de calme et de détente. Le point fort de l'Arctic Dunes réside dans son cadran bleu glacier fascinant, inspiré des congères ondulantes sculptées par le vent sur les sommets montagneux. À l'instar des contours doux des dunes de neige scintillant sous les rayons du soleil, le motif délicatement gravé du cadran joue avec les reflets, créant un spectacle enchanteur. Les index argentés en relief sont indiqués par des chiffres arabes-indiens. Leurs lignes douces et arrondies s'harmonisent parfaitement avec le motif du cadran, pour créer une impression d'harmonie générale. À 3 heures, le guichet de la date sur fond blanc se détache sur le cadran bleu glacier, offrant une fonction pratique supplémentaire.

Avec son boîtier en acier inoxydable de 39 mm de diamètre et seulement 9,56 mm d'épaisseur, l'Arctic Dunes reflète la quête d'harmonie et d'équilibre de Perrelet. Le jeu des finitions polies et satinées rehausse son caractère sophistiqué, tandis que sa taille compacte le rend également adapté aux femmes. Étanche jusqu'à 5 ATM, la montre est protégée par un verre saphir et dispose d'un fond transparent qui permet d'admirer la finition impeccable du mouvement automatique. L'inscription « Arctic Dunes – Limited edition 01 of 99 » et une représentation finement imprimée d'une montagne enneigée, hommage artistique caractéristique à l'inspiration du modèle, embellissent l'arrière du modèle. Le garde-temps est complété par un bracelet en cuir de veau bleu à motif alligator, doté d'un système de fixation rapide et d'une boucle ardillon en acier inoxydable gravée du logo Perrelet. L’Arctic Dunes avec fonctions heure et date est animée par le calibre maison Perrelet P-321, un mouvement à remontage automatique conçu et développé par Soprod, société sœur de Perrelet, détenue par l'entrepreneur espagnol Miguel Rodríguez. Fonctionnant à 28.800 alternances par heure (4 Hz), ce calibre offre une réserve de marche de 42 heures. Il se distingue par ses finitions raffinées, notamment ses ponts décorés d'un grainage circulaire et sa masse oscillante rhodiée ornée du logo Perrelet, montée sur roulements à billes, que l'on peut admirer à travers le hublot transparent du fond du boîtier.

UN COMMENTAIRE ? Une déclinaison amusante des dunes arabiques en dunes arctiques, qui peuvent effectivement faire rêver les amateurs des régions qui utilisent les chiffres de l’arithmétique indo-arabe ! L’idée de ce téléscopage tellurique – une forme d’in version des pôles ? – est baroque, mais esthétiquement intéressante pour une montre proposée en série limitée (99 pièces) à un peu moins de 1 500 euros (boîtier en acier de 39 mm x 9,5 mm, étanche à 50 m et animée par un mouvement automatique disposant de 42 heures de réserve de marche). Les « vagues » de ces dunes traitées comme autant de glaciers septentrionaux sont impressionnantes.

COORDINATION ÉDITORIALE : JACQUES PONS



Partagez cet article :

Restez informé !

Inscrivez-vous gratuitement à notre newsletter et recevez nos dernières infos directement dans votre boite de réception ! Nous n'utiliserons pas vos données personnelles à des fins commerciales et vous pourrez vous désabonner n'importe quand d'un simple clic.

Newsletter