REPÉRAGES #13-2026 (accès libre)
Sept nouvelles montres à découvrir avec les observations qui s’imposent
En toute transparence, avant d’être commentées et appréciées, ces nouveautés sont expliquées dans la jamais trop fleurie « langue de boîte » – cette langue de bois des « boîtes » d’horlogerie, celle de nos « amies les marques » ! Dans tous les styles et à tous les prix, venues de Suisse ou d’ailleurs, au masculin comme au féminin, que va-t-on découvrir dans les vitrines ? Voici donc le treizième épisode de notre panorama des nouveautés de l’année 2026, avec nos commentaires critiques sur sept montres de sept marques : Alpina, Czapek & Cie., Fossil, Louis Vuitton, Swatch, Voutilainen et Vyntage…
Cette chronique vise à vous signaler quelques nouveautés parmi toutes celles qui affluent dans les vitrines horlogères : c’est, à ce jour, la plus complète des recensions que proposent les médias spécialisés, avec un peu plus de 2 000 pièces présentées chaque année. Soit, en moyenne, à peu près cinq nouveautés proposées par jour du calendrier : c’est exceptionnel – et même unique dans le paysage horloger ! Ces nouvelles montres sont commentées une par une : nous ajoutons à ces présentations des évaluations personnelles critiques, forcément subjectives et généralement pas complaisantes, mais toujours sincères, en bref, en vrac et toujours en toute liberté. Dans le formidable tsunami des nouveautés horlogères, cette sélection est déjà, en soi, une élimination du pire ou de l’insignifiant : il ne faut donc pas s’étonner que le meilleur y soit commenté plutôt positivement. Tout le monde l’aura compris : les absents ont toujours tort !

LOUIS VUITTON Camionnette
Après nous avoir fait voyager dans les airs avec la Montgolfière Aéro en 2024, La Fabrique du Temps Louis Vuitton nous entraîne sur les chemins inexplorés de l'imaginaire. La Maison s’empare aujourd’huides légendaires camionnettes siglées Louis Vuitton pour les élever au rang d’objets d’art. Au début du XXe siècle, ces véhicules historiques assuraient la liaison entre les ateliers d’Asnières, le cœur battant de la Maison, les clients et les magasins. En leur sein, des pièces emblématiques : les malles Louis Vuitton, qui effectuaient là leur toutpremier voyage. Aujourd'hui, Louis Vuitton transforme ces emblématiques camionnettes en une pièce horlogère extraordinaire, réveillant nos âmes d'enfants et donnant à cet héritage une nouvelle dimension. Silhouettes marquantes d'une époque, ces camionnettessymbolisaient le réseau en pleine expansion de la Maison, incarnant son esprit d’avant-garde et son adoption pionnière de l’automobile, sous l’impulsion de Gaston-Louis Vuitton. Avec leurs écritures caractéristiques, elles sont devenues les emblèmes de l’excellence mise au service de l’art du voyage. Chef-d'œuvre miniature, la Camionnette Louis Vuitton incarne désormais un objet d’art horloger. « Nous avons souhaité rester fidèles à l'esthétique originelle de cet objet légendaire,qui raconte les prémices de la Maison », explique Matthieu Hegi, Directeur Artistique de La Fabrique du Temps Louis Vuitton. « La symbolique du voyage est omniprésente. Cette pièce invite spontanément à la rêverie, nous replongeant dans l'imaginaire féerique et illimité de l'enfance. » Les camionnettes Louis Vuitton d’antan se distinguaient par les adresses peintes sur les flancs du véhicule, véritables signatures de leur époque. Ce clin d’œil historique se retrouvesur cet objet du temps, qui arbore les adresses des ateliers d’Asnières, de La Fabrique du Temps Louis Vuitton à Genève et du magasin des Champs-Élysées. Autant d’escales emblématiques qui insufflent vie à cette création, célébrant le dialogue constant entre les savoir-faire malletiers et horlogers de la Maison.

Façonnée dans un aluminium particulièrement léger et robuste, la camionette arbore les teintes safran et bleu sibyllin iconiques. Du capot orné d’une fleur de Monogram jusqu’au radiateur argenté où scintille le logo LV bleu flammé, jusqu’aux jantes délicatement parées de fleurs de Monogram, l’essence Louis Vuitton se révèle avec subtilité. Les pneus, quant à eux, sont estampillés du logo LV. A chaque déplacement, la Camionnette Louis Vuitton grave symboliquement son empreinte sur la route. La plaque d'immatriculation « LV 1854 » vient rappeler la date de fondation de la Maison, ancre intemporelle de cette épique aventure. Cette symphonie de savoir-faire trouve son expression la plus poétique dans l'intégration du mouvement au cœur de la Camionnette Louis Vuitton. Dans une rencontre inédite entre l'univers automobile et l'horlogerie, la place traditionnellement réservée au conducteur révèle ici le balancier du mouvement – un véritable cœur mécanique vibrant qui insuffle la vie à cet objet du temps, tissant un dialogue harmonieux entre puissance et précision. Depuis sa cabine revisitée, ce balancier invisible orchestre la lecture de l'heure. Les indications des heures et des minutes s’affichent par deux cylindres rotatifs aux chiffres tampographiés, tournant chacun à son rythme. Astucieusement intégrés sous le capot de la Camionnette, là où se logerait habituellement le moteur. L’échappement centré dans la cabine s’offre, quand à lui au regard par ses quatre parois transparentes : les vitres et le dôme. Le mouvement mécanique suisse, fruit d’une collaboration d’excellence, a été minutieusement conçu et fabriqué par L’Epée 1839 pour La Fabrique du Temps Louis Vuitton. Doté d’une réserve de marche de 8 jours et de ses 218 composants, il a été développé spécifiquement pour ce modèle.

Le mimétisme entre la fonction originelle des camionnettes et l’objet horloger est poussé à son paroxysme en portant son regard sur un autre détail très subtil : la malle Monogram miniature logée dans le coffre, reproduite avec un réalisme saisissant à l’échelle de cet objet du temps. Dans cette création, la malle conserve ainsi sa fonction originelle : le transport et la livraison des objets les plus précieux, rendant le voyage possible. Un hommage à la fois subtil et profondément cohérent aux origines de la Maison. À l'ouverture, une surprise se dévoile : une clé délicatement siglée Louis Vuitton, dont la silhouette rappelle les équerres ornant les malles iconiques de la Maison. Bien au-delà d'un simple ornement, cette clé donne vie au cœur battant de la Camionnette. Elle assure le réglage et le remontage du mouvement, évoquant avec poésie les manivelles d'antan qui réveillaient les moteurs des véhicules historiques. Les artisans ont également mis leur talent au service d’une version très précieuse de la Camionnette Louis Vuitton, limitée à seulement 15 pièces. Les codes emblématiques, qui honorent l’ADN de la Maison, sont ici sublimés par un délicat travail sur les matières et les savoir-faire, tissant un lien précieux entre mécanique et joaillerie d’exception, tel un fil d’or reliant passé et futur. Cette interprétation précieuse de la Camionnette Louis Vuitton en métal doré donne lieu à une proposition créative plus joaillière.

Sur le capot scintille un diamant LV Monogram Star Cut de 0.5 ct, étoile brillante guidant le voyage et surplombant la calandre entièrement sertie neige et ornée du logo Louis Vuitton plaqué or. Les jantes s'illuminent du logo Monogram et de diamants. Les phares frontaux, yeux ardents de lumière, sont également ornés d’un diamant rond. À l'arrière, les feux se composent de vingt précieux saphirs rouges et oranges taille baguette. Un travail d'une finesse remarquable de guillochage main en Damier, motif emblématique de la Maison, alterné de sertissage, habille les adresses iconiques sur les flancs de cette camionnette. Le seul guillochage requiert quinze heures de travail, fruit de la dextérité des artisans de La Fabrique du Temps Louis Vuitton. « Le guillochage en Damier est un savoir-faire exigeant et minutieux, que nous maîtrisons à La Fabrique du Temps Louis Vuitton. Il apporte un aspect encore plus précieux à cette interprétation, tout en rappelant nos codes horlogers, souligne Matthieu Hegi. Cette croisée des savoir-faire reflète nos capacités uniques d’horlogers, de malletiers et de fabricants d’objets extraordinaires. » Dans un jeu de miroirs entre contenant et contenu, l’écrin sur mesure qui accompagne cette version précieuse prend la forme d’une malle trophée en toile de Monogram emblématique de la Maison.

Une catégorie hors du temps : avec cette nouvelle création d’exception aux détails subtils, Louis Vuitton enrichit sa catégorie des Objets du Temps – des propositions uniques qui repoussent les limites de l’exploration esthétiques et de savoir-faire artisanaux, tout en étant animées d’un cœur mécanique. Plus qu'un garde-temps, chaque pièce est un véritable objet d'art, offrant aux collectionneurs un fragment précieux de l’héritage de la Maison. La Camionnette Louis Vuitton est une illustration parfaite de la poursuite de l’Art du Voyage selon la Maison. Toujours en mouvement, elle rappelle également comment, par un esprit visionnaire, un objet fonctionnel d’antan s’est transformé en véritable icône de la Maison – élevant la livraison elle-même au rang d’expérience de luxe. De ses origines dans les ateliers d’Asnières à son interprétation contemporaine par La Fabrique du Temps Louis Vuitton, la Camionnette Louis Vuitton poursuit sa route, imperturbable, livrant rêve et émotions partout où son chemin la mènera. Plus qu'une pièce horlogère, une porte ouverte sur l'imaginaire, un hymne intemporel au temps qui passe et aux voyages qui demeurent.

UN COMMENTAIRE ? Quand on se revendique « fabrique du temps », on embrasse par définition tous les objets du temps, même les plus décalés. Au début du XXe siècle, les camionnettes Louis Vuitton – la maison n’était encore qu’une célèbre malleterie – ont sillonné Paris pour livrer les précieuses malles de clients très huppés, mais déjà très pressés de partir en voyage. Pourquoi ne pas perpétuer le souvenir de ces camionnettes jaunes pour en faire une œuvre d’art horlogère, capable de donner l’heure tout en portant les valeurs de la maison ? Puisque l’atelier horloger suisse L’Épée 1839 a rejoint le régiment des marques LVMH, autant le charger de cette mission automobile. Dans le coffre arrière de cette camionnette aux couleurs de la marque, on trouve une mini-malle qui contient la clé de remontage du mouvement mécanique qui fait battre le cœur de l’horloge disposée dans la cabine. L’affichage des heures et des minutes se fait par anneaux rotatifs (à la place du moteur). L’édition courante est facturée un peu au-dessous des 70 000 euros, mais il existe une version parée d’or, plus précieuse et plus sertie (Louis Vuitton oblige : 1 695 diamants au programme !), qui va chercher dans les 650 000 euros. L’objet est d’autant plus original que la camionnette, véhicule « prolétaire » par définition, avait jusqu’ici échappé à la luxification galopante de notre quotidien. 18 cm de hauteur et 35,3 cm de longueur pour ce véhicule d’aluminium, 7 kg sur la balance et huit jours de réserve de marche sans devoir utiliser la clé cachée dans la malle : c’est une des créations horlogères les plus amusantes de ce début d’année…

CZAPEK & CIE Faubourg de Cracovie « Crossroads » Victory Green
Czapek & Cie enrichit ses collections avec le chronographe Faubourg de Cracovie « Crossroads » Victory Green. Cet instrument de mesure des temps courts, réalisé en acier à 18 exemplaires, arbore un cadran associant un savant guillochage à un vert anglais dont l’élégance première souligne pourtant une sportivité décomplexée. Servi par le calibre de chronographe automatique intégré à haute fréquence SXH3, il incarne toute la philosophie de la Maison : l’intrication intelligente des arts horlogers à l’air d’un temps résolument tourné vers une course infatigable à la modernité et l’innovation. De fait, ce chronographe d’une élégance rare mais aux accents sportifs est proposé dans une carrure en acier chirurgical 316L. Son boîtier de 41,5 mm de diamètre, un gabarit à la fois intemporel et particulièrement adapté à cette complication active séduira les amateurs d’une sportivité polymorphe et s’adaptant littéralement à toutes les situations ; « du marathon à la tenue de soirée », comme se plait à le dire Xavier de Roquemaurel, CEO de Czapek & Cie. Pour ce faire, la carrure est ainsi allégée grâce à la présence de cornes et de flancs affinées par une creusure délicatement sablée, mais aussi par l’intégration des deux poussoirs de chronographe dans le prolongement du protège couronne. Pour cette collection urbaine aux accents sport-chic, le choix a été fait de placer l’échelle tachymétrique à la périphérie du cadran ; à l’endroit où se place habituellement le rehaut. Une fois un chronométrage lancé, cette discrète échelle permet la lecture de la vitesse moyenne sur la distance d’un kilomètre. Très utile à l’aube du XXe siècle, elle a permis aux pilotes des premières automobiles et des aéronefs d’antan de connaître la vitesse de leurs drôles d’engins puisque ces derniers n’étaient pas encore équipés de véritables tableaux de bords.

Aujourd’hui, malgré la généralisation des aides électroniques permettant de connaître sa vitesse instantanée, cet affichage demeure parmi les plus appréciés des amateurs. Sa présence a ainsi imposé de réduire le diamètre du cadran sur lequel se développe le guillochage. Toutefois, afin de lui conserver des proportions harmonieuses, les compteurs de temps chronométré sur 30 minutes et sur 12 heures ont été retravaillés. Décaissés par rapport à la surface, leur périphérie a été diamantée et leur centre a fait l’objet d’un discret azurage circulaire. Ces traitements, complexes à réaliser, surtout lorsque le cadran est guilloché, confèrent à ce dernier à la fois une présence forte autant qu’une excellente lisibilité. Présent encore à 6 h : le très sobre indicateur de seconde permanente qui se fond dans le décor, tout comme le guichet de quantième dans lequel se lit la date à saut semi-instantané. Le guillochage du cadran du chronographe Faubourg de Cracovie « Crossroads » Victory Green est une fois encore réalisé par un des cadraniers et partenaires historiques de la maison : Metalem. Comme pour les deux dernières versions de ce chronographe, une réinterprétation du guillochage « Double Soleil » créé pour les modèles Quai des Bergues 40,5 mm a été ici privilégiée. Pour la collection Faubourg de Cracovie, le motif est toutefois plus droit et plus profondément gravé afin d’évoquer le « profil » d’un pneu de voiture de sport. Ce décor se veut aussi une allusion subliminale au fait que Czapek se place, dans le métier, à la croisée de la tradition et de la modernité. Ce guillochage, avec sa teinte « Victory Green » obtenue par traitement PVD, voit donc son design contemporain évoluer en fonction des différents angles d’observation, ce qui contribue à renforcer la lisibilité en ne reflétant pas la lumière incidente.

Le chronographe Faubourg de Cracovie « Crossroads » Victory Green est propulsé par un calibre de chronographe haute fréquence (5 Hz) à remontage automatique intégré. Ce mouvement portant la référence SXH3 a été développé en 2018 par Vaucher Manufacture Fleurier et adapté aux demandes spécifiques de Czapek. Fruit de plus de 6 années de recherches et développements, il intègre ce qui se fait de mieux en matière de solutions techniques tant pour le mouvement que pour les fonctions de mise en œuvre de la complication de chronographe. Visible par le fond transparent en verre saphir, il fait 30 mm de diamètre (13 ¼ lignes) et seulement 6,95 mm d’épaisseur. Il garantit ainsi au chronographe de se poser avec une présence à la fois forte mais relativement contenue sur le poignet. En outre, la platine et les ponts, sablés puis traités anthracite et largement ajourés, présentent des finitions anglées main destinés à souligner leur profil. La masse oscillante en or rose 22 carats, est, elle, largement ajourée et offre ainsi un remontage bi-directionnel assurant près de 65 heures de réserve de marche. A cela s’ajoute les découpes réalisées dans la masse oscillante et permettant de découvrir différents composants comme les roues grainées-circulaires sur les deux faces, les vis plates polies bloquées, la roue à colonne polie et le groupe de régulation à haute fréquence. Ce dernier est associé à un balancier à inertie variable (4 vis de réglage en or) qui oscille au rythme de 36 000 alternances par heure (5Hz) avec son classique spiral plat réalisé en alliage métallique invariable dont la durée de vie est illimitée. Ce régime élevé par rapport à la grande majorité des mouvements mécaniques horlogers actuels assure une précision de lecture du temps chronométré au 1/10e de seconde ainsi qu’un meilleur rendement chronométrique dans l’action ainsi qu’une meilleure résistance aux mouvements de grande amplitude et aux petits chocs. Ce chronographe peut donc s’enorgueillir d’être certifié chronomètre par le contrôle officiel suisse des chronomètres (COSC). Enfin, en vue d’offrir aux propriétaires des 18 exemplaires du chronographe Faubourg de Cracovie « Crossroads » Victory Green une expérience enthousiasmante, un embrayage vertical a été intégré au sein du mécanisme de comptage des temps courts. Celui-ci permet d’éviter le saut au départ d’une mesure pour une précision accrue, mais autorise également l’utilisateur à laisser tourner la grande aiguille de chronographe en permanence sans que cela affecte la précision de l’affichage horaire. Il se dote également d’efficaces marteaux linéaires qui, une fois le poussoir dédié pressé, assurent le retour parfait des aiguilles de comptage des temps courts à zéro (la grande centrale et les deux petites dans les compteurs de minutes et d’heures écoulées).
UN COMMENTAIRE ? La vie (rêvée) des montres n’est qu’un perpétuel renouvellement des formes, des lignes et des couleurs. Le nouveau chronographe « Faubourg de Cracovie » de la marque indépendante suisse Czapek & Cie. n’a en soi rien de révolutionnaire, avec son boîtier rond en acier « passe-partout » de 41,5 mm étanche à 50 m [est-ce bien suffisant pour un chrono « sport chic » ?], ses poussoirs virilement « épaulés », son cadran à deux-compteurs cerné d’une puissante échelle tachymétrique et les promesses de précision de son mouvement automatique à haute fréquence certifié chronomètre (65 heures de réserve de marche). C’est le minimum ! La pincée d’épices, c’est le choix du vert anglais (« Victory Green ») pour un cadran très décoratif, option soulignée par le guillochage « Crossroads » qui creuse ses sillons dans l’alliage d’or, d’argent, de palladium et de platine de ce cadran. Il s’en dégage immédiatement un statut qui en impose et même une forme d’autorité souveraine : ce n’est pas n’importe quel chronographe de n’importe quel amateur – ceci sans la moindre ostentation ! Bien évidemment, on pourra estimer un peu trop musclés les 40 000 euros nécessaires pour s’offrir ce chronographe en « Victory Green », qui ne sera édité qu’en dix-huit exemplaires, mais le vrai luxe horloger se mérite. Le néo-classicisme revendiqué par Czapek & Cie. sait ici jouer une partition originale, avec quelques dissonances qui n’en sont pas moins harmonieuses…

FOSSIL Raquel Mini deux-aiguilles
Cette montre présente un boîtier rectangulaire argenté et un élégant cadran soleillé assorti qui créent un équilibre raffiné entre texture et brillance. Une pierre rouge en forme de cœur sur le cadran ajoute une touche irrésistible qui rend cette montre vraiment unique. Le bracelet en cuir rose lisse apporte une finition douce et discrète, et se ferme par une boucle ardillon pour un ajustement facile. Petit format. Grande allure. La toute dernière manière d’adopter notre modèle le plus prisé. La collection Mini se dévoile Inspirée du charme des montres vintage, ce modèle délicat s’associe comme un bracelet. Faites de la place sur votre poignet. Emplacement dédié aux mantras. Gravez au dos du boîtier un message à votre image, plein d’assurance. La personnalisation est toujours offerte.
UN COMMENTAIRE ? Vous aurez tout de suite compris qu’une ambiance de Saint-Valentin mérite quelques « montres de Saint-Valentin » : les Chinois ayant leurs montres de Nouvel An [cette année, elles font galoper les chevaux !], il n’y a pas de raison pour que les Européens amoureux ne s’offrent pas des petits cœurs [à midi sur la montre] et des bracelets rose… Il faut compter dans les 179 euros pour ce boîtier en acier de 18 mm, étanche à 30 m et doté d’un mouvement à quartz (Fossil propose de nombreuses options de bracelets en couleur)…

SWATCH Degas’s Dancers
Nous sommes fiers de dévoiler le prochain chapitre du Swatch Art Journey : la collection Swatch x Guggenheim. Elle se compose de quatre remarquables montres, inspirées d’œuvres de légendaires artistes tels qu’Edgar Degas, Paul Klee, Claude Monet et Jackson Pollock. Créée en collaboration avec le musée Guggenheim de New York et la collection Peggy Guggenheim à Venise, cette collection propose des créations inspirées d’artistes de renom, présentés pour la toute première fois dans le cadre du Swatch Art Journey. Cette collaboration est née de notre passion pour l’art et de notre engagementà le rendre accessible à tous. Elle incarne le dernier chapitre d’une profonde relation qui remonte au début des années 1990. Degas’s Dancers met en lumière l’œuvre d’Edgar Degas intitulée Danseusesvertes et jaunes (« Dancers in Green and Yellow », 1903), actuellement exposée au musée Guggenheim de New York. Cette montre rend hommage à la passion avec laquelle l’artiste saisit la grâce et la résilience des danseuses. Elle reflète aussi son talent pour recadrer les figures de manière saisissante, à l’image du gros plan sur les pieds d’une ballerine au centre du cadran. Sur le bracelet se dessinent les délicates silhouettes des danseuses et leurs tutus en tulle vaporeux, illustrant la maîtrise de Degas dans l’art de représenter le mouvement. Les verts profonds et les jaunes baignés de lumière renforcent la sensation de fluidité, digne d’un ballet en plein élan. Cette montre de la collection Swatch x Guggenheim est dotée d’un boîtier biosourcé rose brillant et d’un verre biosourcé avec des chiffres imprimés en doré. Le cadran et le bracelet rose transparent sont ornés d’un imprimé de l’œuvre d’Edgar Degas, « Danseuses en vert et jaune ». L’heure est indiquée par des aiguilles des heures et des minutes dorées et une longue aiguille des secondes blanche. Le passant rose mat transparent est imprimé avec le logo Guggenheim, et une boucle rose brillant transparent complète la montre.
UN COMMENTAIRE ? Cette visite au musée par poignet interposé est proposée à une centaine d’euros (boîtier en polymère biosourcé de 34 mm x 8,7 mm d’épaisseur, étanche à 30 m et animé par un mouvement électronique). On se demande ce que Degas aurait pensé de cette montre…

VYNTAGE Strata
Chez Vyntage Horology, nous nous consacrons à l'art de l'horlogerie, alliant artisanat traditionnel et innovation moderne. Nos derniers ajouts, le Monograph Dawn et le Purity Dusk, sont des incarnations exquises de cette philosophie. Chaque montre est méticuleusement conçue pour refléter le rythme unique de la vie urbaine, limitée à quelques pièces pour assurer l'exclusivité et la distinction. Explorez nos dernières collections et découvrez l'équilibre parfait entre patrimoine et design contemporain. Strata a fait ses débuts à la Dubai Watch Week 2025 en tant que montre de sport ultra-mince Grade 5 Titanium de Vyntage Horology. Avec une silhouette raffinée, un bracelet intégré et un mouvement de micro-rotor suisse, il allie force, légèreté et sophistication. Conçu pour la polyvalence avec une résistance à l'eau de 100 m et un profil mince de 8,92 mm, la Strata incarne le luxe moderne enraciné dans le patrimoine. Des climats enneigés de la Suisse au centre de design et d'innovation des Émirats arabes unis, chaque montre Vyntage Horology a suivi un voyage à travers le temps, l'artisanat et la passion. Présentation d'une fusion de techniques séculaires avec un style intemporel et une attention particulière aux détails dans la poursuite de la perfection.
UN COMMENTAIRE ? La famille Seddiqi a incontestablement mis tout son savoir-faire professionnel dans cette montre qui cumule un boîtier « coussin » en titane de 40 mm x 8,9 mm d’épaisseur, un bracelet métallique intégré, un cadran très sobrement « diamanté » bordeaux (index et aiguilles sont saturées de Super-LumiNova), une étanchéité à 100 m et un mouvement automatique suisse (Vaucher Manufacture) calé sur 48 heures de réserve de marche. Soit tout ce qu’il faut à une montre « sport chic » pour s’imposer dans sa gamme de prix (compter dans les 16 000 euros) face à des concurrents beaucoup plus connus. Bravo aux Seddiqi pour cette superbe réalisation émirati, à laquelle on ne saurait reprocher qu’un nom de marque pas très harmonieux et même prétentieux…

VOUTILAINEN 216TMZ
Inspirée par la philosophie de longévité, de précision et de tradition horlogère classique alliée à l’innovation qui anime l’atelier Voutilainen, la 216TMZ est dotée d’un mouvement entièrement intégré doté d’une complication heures universelles. Alliant esthétique raffinée et fonctionnalité pratique pour le voyageur contemporain, cette montre traverse les fuseaux horaires en toute fluidité. De son cadran guilloché main avec des appliques arabes en or à son calibre minutieusement décoré, en passant par son boîtier à la fois robuste et élégant, elle incarne la beauté intemporelle, la maîtrise technique et un véritable esprit d’exploration. Le mouvement 216TMZ a été conçu pour accueillir de nouvelles fonctions occupant l’intégralité de la surface de la platine côté cadran, sans augmenter de manière significative l’épaisseur du mouvement. Pour ce faire, l’échappement a été subtilement affiné, tout en préservant pleinement ses performances et sa fiabilité d’origine. La montre est dotée d’une complication heures universelles, un mécanisme sophistiqué permettant de lire aisément l’heure simultanément dans les principales villes du monde. Son utilisation est d’une grande simplicité : il suffit d’appuyer sur la couronne pour faire avancer, à chaque pression, l’aiguille des heures, le disque 24 heures avec indication jour/nuit ainsi que le disque des villes, tous parfaitement synchronisés. La ville située à 12 heures devient la référence pour l’heure locale, sans que les minutes ne soient affectées. Pendant ce temps, toutes les autres villes indiquées sur le disque affichent automatiquement l’heure exacte de leur fuseau horaire respectif. Le disque des villes, tout comme le cadran, peuvent être personnalisés selon les souhaits du client, faisant de chaque montre une création véritablement unique.

Le mécanisme a été conçu, construit, fabriqué, fini et assemblé dans l’atelier Voutilainen avec la plus grande précision, le plus grand soin et une réelle passion. Il présente un balancier très large manufacturé en interne, assurant une régulation parfaite dans des tolérances strictes. Afin d’équiper un tel garde-temps, un système rare et unique de spiral a été utilisé. La partie extérieure du spiral utilise une courbe Phillips typique, tandis que la courbe intérieure utilise la courbe Grossmann, moins connue, augmentant ainsi encore plus la précision.Le mouvement 216TMZ est particulièrement remarquable en raison de ses deux roues d'échappement, qui fournissent une impulsion directe au balancier à travers le plateau d’impulsion et sa levée. Cette construction innovante améliore l'efficacité en nécessitant moins d'énergie que l'échappement à ancre suisse et permet d'obtenir des bénéfices notables pour un usage quotidien, en termes de longévité, de stabilité et de réserve de marche plus longue. Le fond de la boîte offre une vue captivante sur les subtilités du calibre, méticuleusement fini selon les plus hauts standards par les artisans experts de l’atelier Voutilainen. Les surfaces des pignons et des roues sont complètement plates et polies avec des tolérances exceptionnellement uniformes. La platine et les ponts, fabriqués en maillechort, sont décorés à la main pour atteindre les plus hauts niveaux de finition de surface. Les vis et toutes les pièces en acier sont également finies et polies à la main. Rendant hommage à l’art du guillochage-main, le cadran se pare de magnifiques motifs distinctifs, rehaussés par la teinte bleue. Ce jeu raffiné de textures et de savoir-faire, sublimé par les reflets de la lumière, magnifie l’allure de la montre et souligne l’extraordinaire maîtrise nécessaire à sa réalisation.Complétant son esthétique, la montre de 39mm s’accompagne d’un élégant bracelet en crocodile noir cousu main. Le modèle 216TMZ peut également être personnalisé afin de refléter les souhaits du client, faisant de chaque pièce une pièce véritablement unique.
UN COMMENTAIRE ? Au premier coup d’œil, n’importe quel amateur un tant soit peu connaisseur reconnaît dans cette 216TMZ une de ces montres à « heures universelles » qui permettent de lire l’heure dans une multitude de fuseaux horaires : on lit sur l’anneau extérieur du cadran les villes de référence de ces fuseaux et, juste au-dessous, sur un anneau bicolore (jour/nuit), les heures de référence sur vingt-quatre heures. Très simple, le réglage se fait par la couronne de remontage en plaçant à douze heures la ville choisie pour l’heure locale. Avec un peu plus de culture horlogère, on remarque les deux modes de guillochage du cadran, magnifiés par une couleur bleue qui en augmente les reflets et la texture. On appréciera au passage les chiffres arabes en or. La partie se prolonge, du moins pour les vrais connaisseurs pétris de connaissances mécaniques, avec la découverte d’un mouvement exceptionnel à grand balancier (13,5 mm), avec ses deux roues d’échappement qui fournissent une impulsion directe au balancier, avec son spiral à double courbe (terminale Philips à l’extérieur et Grossmann à l’intérieur) et avec ses finitions superlatives sur le moindre des 275 composants – un mouvement qui dispose de 65 heures de réserve de marche. On aura compris que la montre est exceptionnelle : il faut compter dans les 200 000 euros pour ce boîtier en acier de 39 mm qui nous renseigne sur les heures qui s’écoulent sur vingt-quatre fuseaux horaires. Kari Voutilainen a su imposer son esthétique guillochée dans un goût néo-classique : il sait tout aussi bien nous donner une belle leçon de mécanique horlogère avancée…

ALPINA Alpiner Extreme Solarmetre
Libérée. L’Alpiner Extreme Solarmetre s’affranchit des contraintes qui brident les mouvements classiques. Tant que son cadran reçoit de la lumière naturelle ou artificielle, la batterie se recharge. 10 mois consécutifs d’obscurité totale sont nécessaires pour qu’elle se vide. Une fois de retour à la lumière, il ne lui faut que 10 secondes pour se remettre en service. Une seule minute d’exposition suffit pour recharger l’énergie requise pour une pleine journée de fonctionnement. Couronne tirée, l’autonomie atteindra même quatre ans. Le choix de la collection phare Alpiner Extreme pour exploiter cette technologie solaire souligne la volonté d’Alpina de revendiquer cette énergie durable comme un prolongement contemporain de son respect de toujours envers une nature indomptable. Des valeurs d’avant-garde, que la Maison partage autant avec les alpinistes et explorateurs du XIXe siècle qu’avec les femmes et hommes avides d’évasion d’aujourd’hui. En effet, avec un diamètre de 37,5 mm, elle s’accorde tout aussi bien aux défis fémininsque masculins. Robuste et paré pour l’extérieur, le boîtier de l’Alpiner abrite en son cœur le mouvement AL-140, développé par la Manufacture suisse La Joux-Perret pour Alpina. Ce calibre repose principalement sur trois parties. Celle qui se trouve le plus en surface est le cadran de la montre lui-même. Au premier regard, rien ne le différencie d’un cadran Alpina traditionnel. Et c’est là une prouesse ! Il semble opaque alors qu’il est en réalité translucide pour que la lumière le traverse et vienne recharger le mouvement solaire. Cet exploit est permis grâce à un développement de nouvelles cellules solaires photovoltaïques, nichées sous le cadran. Elles nécessitent bien moins d’énergie grâce à un rendement amélioré. Cela permet àAlpina de concevoir un cadran quasiment similaire à ceux actuellement en collection, sans rien dévoiler de la magie qui opère en-dessous. La technologie se fait transparente au profil d’une esthétique qui respecte l’identité de la Maison.

Au niveau le plus profond, repose le calibre AL-140. Sa batterie rechargeable stocke l’énergie solaire convertie en électricité par les cellules. Un circuit intégré intelligent gère le flux d’énergie et agit comme un aiguilleur : une partie est dirigée vers la batterie pour être stockée, une autre est orientée pour usage immédiat. Cette énergie active alors un rotor magnétique, cœur battant du calibre. Une esthétique authentique, sans concession à l’identité stylistique d’Alpina Grâce à ce procédé sophistiqué, la technologie peut s’effacer et l’esthétique ne se fait pas au détriment de l’efficience. Le logo Alpina trône à midi, encadré d’un liseré bleu subtil, signe distinctif des garde-temps avec la technologie solaire. La surface du cadran s’habille de fins motifs triangulaires, en hommage à l’emblème historique de la marque. Un guichet de date prend place à 3 heures, tandis que des index appliqués et des aiguilles luminescentes garantissent une lisibilité parfaite, de jour comme de nuit. La trotteuse centrale, terminée par un traditionnel triangle en contrepoids qui cette fois se pare lui aussi de bleu, en écho au logo. Fidèle à l’ADN de sa collection Alpiner Extreme, Alpina honore ainsi sa signature esthétique, alliant allure sportive, innovation technique et fiabilité sans compromis. Le cadran se décline en cinq tonalités. Un bordeaux profond et un vert menthe rafraîchissant sont proposés sur un bracelet acier. Trois autres modèles viennent enrichir la gamme sur bracelet caoutchouc texturé, reprenant le motif triangulaire du cadran. Des cadrans bleu clair, bleu marine et blanc givré s’associent respectivement à des bracelets intégrés assortis, sauf un bracelet noir pour un contraste assumé avec le cadran blanc. Plus que jamais, l’Alpiner Extrême se montre sans compris entre performance, innovation et esthétique. Un véritable outil, d’autant plus paré pour les conditions extrêmes que son boîter en acier unisexe de 37,5 mm de diamètre permet une étanchéité à 100 m. Un partenaire d’aventure qui n’oublie pas de se montrer accessible, en phase avec le positionnement de la Maison.
UN COMMENTAIRE ? Le quartz solaire est un excellent raccourci pour réconcilier respect de l’environnement et retour horloger à des prix accessibles – un double argument qui permet à cette Alpiner Extreme Solarmetre de ne pas dépasser les 1 200 euros pour une montre « sport chic » à bracelet métallique intégré (boîtier « coussin » en acier de 37,5 mm x 38,9 mm x 10,1 mm d’épaisseur, étanche à 100 m et animé par un mouvement à quartz solaire suisse (La Joux-Perret) dont la batterie propose dix mois d’autonomie (sans lumière). Joli cadran bordeaux à motifs triangulaires. C’est la première montre « solaire » d’Alpina et, avec son fonctionnement quasiment illimité, cette pionnière a tout pour nous pousser à l’aventure !

COORDINATION ÉDITORIALE : JACQUES PONS

