REPÉRAGES #11-2026 (accès libre)
Sept nouveautés en vitrine avec les sept éclaircissements qu’elles exigent
En toute transparence, avant d’être commentées et appréciées, ces nouveautés sont expliquées dans la jamais trop fleurie « langue de boîte » – cette langue de bois des « boîtes » d’horlogerie, celle de nos « amies les marques » ! Dans tous les styles et à tous les prix, venues de Suisse ou d’ailleurs, au masculin comme au féminin, que va-t-on découvrir dans les vitrines ? Voici donc le onzième épisode de notre panorama des nouveautés de l’année 2026, avec nos commentaires critiques sur sept montres de sept marques : Alpina, Bvlgari, Louis Érard x Worn&Wound, Mido, Swatch, Voutilainen et Zenith…
Cette chronique vise à vous signaler quelques nouveautés parmi toutes celles qui affluent dans les vitrines horlogères : c’est, à ce jour, la plus complète des recensions que proposent les médias spécialisés, avec un peu plus de 2 000 pièces présentées chaque année. Soit, en moyenne, à peu près cinq nouveautés proposées par jour du calendrier : c’est exceptionnel – et même unique dans le paysage horloger ! Ces nouvelles montres sont commentées une par une : nous ajoutons à ces présentations des évaluations personnelles critiques, forcément subjectives et généralement pas complaisantes, mais toujours sincères, en bref, en vrac et toujours en toute liberté. Dans le formidable tsunami des nouveautés horlogères, cette sélection est déjà, en soi, une élimination du pire ou de l’insignifiant : il ne faut donc pas s’étonner que le meilleur y soit commenté plutôt positivement. Tout le monde l’aura compris : les absents ont toujours tort !

BVLGARI Maglia Milanese Monete
À l’occasion de la LVMH Watch Week, Bvlgari réinterprète deux de ses modèles emblématiques : Monete et Tubogas. La Maison dévoile la Maglia Milanese Monete, façonnée en or rose selon l’art traditionnel de la maille milanaise, et la Tubogas Manchette, une manchette en or jaune dont la silhouette seventies est rehaussée de pierres de couleur. Inspirés de l’héritage de la Maison en matière d’orfèvrerie et de son savoir-faire horloger, ces deux garde-temps s’animent au rythme du calibre Piccolissimo – revisité avec une tige de remontoir – et du mouvement automatique Lady Solotempo, paré de nouveaux ornements. « Je suis très fier que les Maisons LVMH – Bvlgari, TAG Heuer, Zenith, Hublot, Tiffany & Co., La Fabrique du Temps et L’Épée – s’associent pour la LVMH Watch Week. Leur esprit novateur réaffirme l’engagement de LVMH en faveur de l’excellence horlogère suisse et nourrit la passion créative qui nous unit. En ce début d’année, la LVMH Watch Week est l’occasion pour nous de présenter nos dernières créations à nos partenaires, à la presse et à notre clientèle. En 2026, nous dévoilerons de grandes nouveautés et des pièces extraordinaires imaginées par l’ensemble de nos Maisons, chacune à sa manière, reflétant toute la créativité du Groupe », annonce Jean-Christophe Babin, CEO de Bvlgari et de la division horlogère de LVMH. Tout comme on tisse un lien entre passé et modernité, Bvlgari réinvente ses icônes horlogères et joaillières pour mieux s’inscrire dans l’air du temps. Préservant l’allure emblématique des modèles Monete et Tubogas, le studio de création de la Maison renoue avec ses racines pour créer des pièces à la fois esthétiques et raffinées, créatives et colorées.

La montre à secret Maglia Milanese Monete reprend les codes de la Monete, lancée par Bvlgari au milieu des années 1960. Avec sa pièce de monnaie authentique datant de 198-297 apr. J.-C. à l’effigie de l’empereur Caracalla, elle confirme que l’Antiquité demeure une source d’inspiration inépuisable pour la Maison. Pour la première fois chez Bvlgari, la Maglia Milanese Monete met à l’honneur l’art traditionnel de la maille milanaise et offre une souplesse exceptionnelle. Bvlgari maîtrise tout aussi bien l’orfèvrerie romaine que l’horlogerie suisse. Sous la brillance de l’or, les engrenages de ses mouvements de manufacture tourbillonnent, ces derniers ayant été conçus spécialement pour les créations aux dimensions plus minimalistes. La Maglia Milanese Monete intègre le Piccolissimo BVP100 affichant 13,50 mm de diamètre, 2,50 mm d’épaisseur et 1,9 g, et totalisant 102 composants. Créé et fabriqué par Bvlgari au Sentier, dans le Jura suisse, ce calibre qui a vu le jour en 2022 se décline dans une nouvelle version avec une couronne et un fond saphir pour révéler ses rouages. Bvlgari dévoile une montre à secret Monete en or rose assortie à un bracelet en maille milanaise. C’est au cœur de l’effervescence de Milan, berceau de cette technique ancestrale, que la Maison a choisi de présenter la Maglia Milanese. Confectionnée à partir de fils d’or entrelacés, cette structure mise au point par les orfèvres milanais au cours de la Renaissance n’avait encore jamais été utilisée par Bvlgari. La souplesse fascinante de la maille milanaise est modernisée et associée, non sans une certaine audace, à la Monete et aux reflets chauds de l’or.

« L’essence de cet objet réside dans sa flexibilité, une inspiration qui a donné naissance à un projet inattendu ayant évolué au fil du temps. Cette création est une révélation qui offre une occasion unique de découvrir l’univers joaillier et horloger de la Maison. Sa nature éclectique se révèle à travers ses différents thèmes : une pièce de monnaie ancienne, une forme octogonale et une maille milanaise délicate », affirme Fabrizio Buonamassa Stigliani, directeur de la création horlogère chez Bvlgari. La montre Monete est à la croisée du temps et de l’art. La joaillerie italienne et l’horlogerie suisse se perçoivent dans chaque détail. Bvlgari a voulu agrémenter cet hommage à la Rome éternelle d’une boucle ardillon, une première pour la collection. Avec cette montre, la Maison laisse libre cours à sa vision plurielle à travers un mélange des genres : le symbolisme d’une pièce ancienne, la pureté géométrique de l’octogone et la texture tout en finesse de la maille milanaise.
UN COMMENTAIRE ? Une montre d’autant plus fascinante qu’elle jette un pont créatif entre l’Antiquité romaine et la joaillerie contemporaine : on pourrait même dire qu’elle est co-signée par l’empereur Caracalla, dont on peut encore visiter les thermes à Rome. Il faut compter dans les 150 000 euros pour cette pièce exceptionnelle, forcément unique, dans son écrin en or rose serti de diamants et d’un denier en argent (135 mm x 145 mm x 155 mm) avec bracelet en amille milanaise assorti, qui se trouve animé par un mouvement mécanique à remontage manuel offrant 30 heures de réserve de marche. Plus que jamais, Bvlgari qu’il est possible de se renouveler créativement sans jamais renoncer à ses racines et aux origines les plus authentiques de son art…

MIDO Multifort 8 One Crown
Après son modèle à deux couronnes, Mido dévoile une version épurée et tout aussi dynamique : la Multifort 8 One Crown. Son cadran bleu perçant, son design affirmé et ses lignes pures incarnent à la perfection l’esprit urbain-chic des montres d’aujourd’hui. Sous le concept exclusif de Technometry, la Multifort 8 One Crown fusionne technologie de pointe et géométrie de précision jusque dans les moindres détails. Conçue pour accompagner chaque instant — du rythme effervescent des journées à l’énergie vibrante des nuits urbaines — la Multifort 8 One Crown exprime une élégance naturelle qui se remarque. Huit angles, huit facettes, un style unique. Avec la Multifort 8 One Crown, Mido signe une montre visionnaire, à l’énergie urbaine. Esthétique géométrique et technologie horlogère de pointe se combinent dans son design contemporain, taillé pour la ville. Huit facettes se répondent autour de la lunette, de la couronne, du fond vissé. L’acier, poli et satiné, se joue avec audace de la lumière. Le cadran bleu vif, décoré d’un motif horizontal, capte le regard. Les codes de Multifort, collection la plus ancienne de Mido née en 1934, sont bien là : robustesse ultime avec des matières choisies pour leur excellence, comme l’acier inoxydable et le Super-LumiNova ; cœur mécanique redoutable de précision avec le Calibre 80 équipé d’un spiral en Nivachron résistant aux chocs et au magnétisme. Car toute aventure urbaine repose sur une maîtrise parfaite du temps.

D’un bleu perçant, le cadran de la Multifort 8 One Crown ne laisse personne indifférent. Tracée de lignes horizontales, caractéristiques de la collection, son énergie est communicative. Les index polis et satinés, ainsi que les aiguilles trifaces des heures et des minutes sont garnis de Super-LumiNova® blanc – gage d’une lisibilité parfaite de jour comme de nuit. Tellement pratique, un guichet discret de date, en noir sur fond blanc, apparaît à 3 heures. Un affichage parfait pour explorer le quotidien, avec élégance et efficacité, protégé par un verre saphir traité anti-reflets sur les deux faces. L’autre clou du spectacle ? La lunette à huit faces, la couronne reprenant cette géométrie sur le flanc de la boîte en acier polie et satinée, et les jeux de lumière jusque sur le fond, lui aussi marqué par huit côtés. Fiable dans ses moindres détails, la Multifort 8 One Crown résiste jusqu’à une pression de 10 bars (100 m / 330 ft). Son bracelet en métal satiné est équipé d’une boucle déployante et du système à changement rapide de Mido, atout de choc pour un style versatile. Au cœur de la Multifort 8 One Crown bat le Calibre 80, d’une exactitude redoutable. Sa sublime mécanique est visible par le fond transparent, avec la masse oscillante décorée de côtes de Genève et gravée du logo Mido. Doté d’un spiral high-tech en Nivachron, ce mouvement est particulièrement résistant aux impacts subis par la montre, et aux champs magnétiques du quotidien. Son autonomie allant jusqu’à 80 heures en fait le partenaire parfait pour mesurer le temps avec précision, et, surtout, en profiter ! Mido enrichit sa collection avec deux styles supplémentaires au cadran noir : l’une associée à un bracelet en acier inoxydable pour une allure raffinée, l’autre dotée d’un bracelet en caoutchouc noir pour un esprit sportif. Ces interprétations offrent une élégance intemporelle tout en multipliant les possibilités de style. La Multifort 8 One Crown de Mido affirme d’emblée sa puissance géométrique et technologique. Entre silhouette racée et expertise horlogère, elle trace sa propre ligne, véritable déclaration de style.
UN COMMENTAIRE ? En admettant que la polygonalité est un concept qui se moque du nombre des angles mobilisés, cette Multifort à une seule couronne ressemble beaucoup à toutes les montres d’inspiration de ce style (boîtier tonneau en acier à bracelet intégré, cadran texturé et lunette polygonale), en commençant par la Laureato de Girard-Perregaux, sur laquelle Mido a l’immense avantage de ne pas facturer qu’un peu moins de 1 000 euros pour un plaisir au porter qui n’est pas dix fois inférieur à celui de la Laureato, facturé plus de dix fois plus cher (boîtier de 40 mm x 9,9 mm, étanche à 100 m et animé par un mouvement automatique (base ETA) proposant plus de 80 heures de réserve de marche). C’est quand même la grande classe, ce type de montre : encore une vraie réussite de la maison Mido !

LOUIS ÉRARD x Worn & Wound (W&W) Régulateur
Les montres sont plus que des outils ou des accessoires : ce sont des objets utilitaires, source de joie et d'art. Avec la collaboration Louis Erard x Worn & Wound, l'objectif n'était pas de créer une montre qui s'inscrive parfaitement dans une catégorie, mais de concevoir quelque chose de totalement distinct : une composition de textures, de couleurs et de dimensions qui transforme la mesure du temps en une expérience esthétique. Le régulateur de Louis Erard, avec sa séparation non conventionnelle des heures, des minutes et des secondes, a fourni la base parfaite. Cette disposition inhabituelle présentait à la fois des défis et des opportunités, inspirant finalement un cadran à trois couches expressives. La base présente une surface froide, presque blanche, sur laquelle les disques squelettés des heures et des secondes semblent flotter. Au-dessus, une étendue de bleu clair cannelé marque les minutes sans distraction, tandis que la couche supérieure, rendue dans un cobalt laqué profond, attire l'attention avec des chiffres et des index blancs nets. Ensemble, ces éléments créent un jeu saisissant entre mouvement et profondeur, raffinement classique et design contemporain. Au centre, une aiguille des minutes audacieuse et polie, inspirée du design « sapin » caractéristique de Louis Erard, ancrent la composition avec une clarté sculpturale. L'heure se lit lorsque les disques squelettés tournent en dessous, leurs chiffres et leurs marquages semblant prendre vie lorsqu'ils s'alignent avec les extrusions du cadre des minutes surélevé. L'effet est fantaisiste mais précis : un régulateur réinventé.

Logée dans un boîtier Louis Erard en acier poli de 39 mm avec une section centrale en forme de bol et des cornes droites, la montre allie élégance et présence. Un bracelet en cuir taupe grainé de 20 mm complète le design, s'harmonisant avec les tons bleus du cadran sans distraction. À l'intérieur, le mouvement automatique suisse Sellita SW266-1 alimente le régulateur, avec 31 rubis, 28 800 bph, un dispositif d'arrêt, un remontage manuel et un rotor Louis Erard personnalisé. « Cette collaboration n'a jamais été une question de raccourcis. Avec Worn & Wound, nous avons passé trois ans à façonner l'idée la plus ambitieuse plutôt que de nous contenter de la plus simple. Le résultat est tout simplement extraordinaire : l'une de mes éditions Louis Erard préférées à ce jour » (Manuel Emch). « Au cours des dernières années, Louis Erard s'est fait le champion d'une nouvelle ère de marques indépendantes qui rendent accessibles les éléments de la haute horlogerie sans sacrifier la qualité. Elles adoptent également des designs audacieux, faisant passer la passion et l'art avant la commercialisation. Ces valeurs correspondent étroitement à celles de Worn & Wound, ce qui en fait une marque avec laquelle nous savions que nous devions collaborer. Compte tenu de la volonté de Louis Erard de repousser les limites, l' objectif du Régulateur Louis Erard x Worn & Wound était de réinterpréter la disposition du régulateur, puis d'affiner l'esthétique qui l'entoure. Fruit d'une véritable collaboration où les idées ont été partagées, discutées et affinées, la montre qui en résulte fait référence à la tradition tout en étant totalement distincte, et frôle l'avant-garde tout en restant facile à appréhender. De plus, elle est d'une beauté absolue. Nous ne pourrions être plus satisfaits du résultat » (Zach Weiss)…
UN COMMENTAIRE ? C’est assez fascinant de constater qu’on peut encore, deux ou trois siècles après l’invention des « régulateurs » (lecture séparée sur un même cadran des heures, des minutes et des secondes), repenser ce concept de « régulateur » pour le rendre plus contemporain et tout aussi « fonctionnel ». La gloire de Louis Érard aura été de tenter et de réussir cette réinvention stylistique sans la trahir. Celle de Worn & Wound aura été d’en accepter la responsabilité et de la magnifier par un usage très pertinent et très élégant des couleurs. Il faut compter dans les 4 800 euros (commandes uniquement sur le site de Worn & Wound) pour ce boîtier en acier de 39 mm x 13,4 mm, étanche à 50 m et animé par un mouvement automatique Sellita qui délivre 38 heures de réserve de marche (série limitée de 99 pièces)…

ZENITH Defy Revival A3643
En 2022, Zenith dévoilait la Defy Revival A3642, une réinterprétation fidèle et rigoureuse de l’un des tout premiers modèles Defy de 1969, reprenant ses codes emblématiques : boîtier octogonal, lunette à quatorze côtés, cadran dégradé et bracelet « ladder » iconique. L’année suivante, la Manufacture poursuivait cette démarche patrimoniale avec la renaissance de la référence A3691 de 1971, immédiatement reconnaissable à son cadran rouge rubis audacieux. À l’occasion de la LVMH Watch Week 2026, cette exploration se prolonge avec la réédition d’une autre création clé de 1969 : la Defy Revival A3643, distinguée par son élégant cadran argenté. L’année 1969 demeure un jalon fondateur dans l’histoire de Zenith. Parallèlement à la présentation du calibre révolutionnaire El Primero, la Manufacture lançait la ligne DEFY, incarnant une nouvelle vision de l’horlogerie fondée sur une géométrie affirmée, une construction robuste et une résistance sans compromis. Surnommée le « coffre-fort » ou le « boulon », la Defy originelle imposait un langage esthétique inédit, marqué par des lignes tranchées, des surfaces facettées et une présence résolument architecturale. La Defy Revival A3643 restitue avec fidélité les éléments distinctifs qui ont fait de la première Defy une icône et continuent d’influencer la collection aujourd’hui. Son boîtier en acier de 37 mm à la géométrie robuste reprend la construction réingénierée introduite sur les récentes éditions Revival, tandis que le cadran argenté reflète l’élégance sobre de la référence historique.

Fruit d’un travail minutieux de rétro-ingénierie à partir d’un scan de haute précision du modèle d’époque, le cadran a été recréé dans le plus strict respect de sa structure originelle. Les index appliqués présentent un profil sophistiqué à double niveau : une surface centrale satinée, surélevée, contrastant avec des parties creusées laquées de noir brillant, créant un jeu saisissant de profondeur et de relief. Des blocs luminescents et des aiguilles facettées assurent une lisibilité optimale,tandis que l’aiguille des secondes se distingue par un segment rectangulaire orange vif, accentuant à la fois la visibilité et le dynamisme de l’ensemble. En lieu et place du fond plein du modèle de 1969, la Defy Revival A3643 est dotée d’un fond saphir laissant apparaître le calibre manufacture automatique Elite 670, équipé d’une masse oscillante ajourée ornée de l’étoile Zenith. Battant à une fréquence de 4 Hz et offrant une réserve de marche de 50 heures, il affiche heures, minutes, secondes et date. La montre est montée sur le bracelet « ladder » emblématique, initialement conçu en exclusivité pour Zenith par la maison Gay Frères en 1969.
UN COMMENTAIRE ? La thanatopraxie semble être devenu le métier principal des équipes de Zenith, acharnée à maintenir l’apparence vivante d’icônes qui ne parlent malheureusement plus qu’à une communauté toujours plus restreinte et lassée d’amateurs – surtout avec les prix pratiqués : il faut compter dans les 7 900 euros pour cette réédition intégrale et intégriste d’une montre emblématique de 1969 ! En fait, si cette icône désormais plus que demi-séculaire a tant de succès sur le marché du vintage, c’est aussi parce qu’elle est nettement moins coûteuse que ses versions modernes ressuscitées, qui ont bien du mal à trouver de nouveaux clients sensibles au mythe Zenith (boîtier octogonal en acier facetté de 37 mm x 13,6 mm, étanche à 300 m et animé par un mouvement automatique Elite (Zenith) disposant de 50 heures de réserve de marche). En plus, ce n'est certainement pas en l'associant à une image féminine (ci-dessus) qu'on la vendra un peu mieux aux amateurs masculins ! En fait, ce que tout le monde aimerait, maintenant, c’est une Defy contemporaine, accessible et originale, qui deviendrait une icône dans un demi-siècle…

SWATCH X Guggenheim « Pollock’s Alchemy »
Depuis nos premières collaborations jusqu’à ce dernier hommage, Swatch et le musée Guggenheim ont tissé un lien unique entre l’art et la vie quotidienne. La collection Swatch x Guggenheim perpétue cet héritage, en rendant le grand art accessible à tous, tout en soutenant les initiatives du musée visant à préserver les trésors artistiques pour les futures générations. Nous sommes fiers de dévoiler le prochain chapitre du Swatch Art Journey : la collection Swatch x Guggenheim. Elle se compose de quatre remarquables montres, inspirées d’œuvres de légendaires artistes tels qu’Edgar Degas, Paul Klee, Claude Monet et Jackson Pollock. Créée en collaboration avec le musée Guggenheim de New York et la collection Peggy Guggenheim à Venise, cette collection propose des créations inspirées d’artistes de renom, présentés pour la toute première fois dans le cadre du Swatch Art Journey. Cette collaboration est née de notre passion pour l’art et de notre engagement à le rendre accessible à tous. Elle incarne le dernier chapitre d’une profonde relation qui remonte au début des années 1990. En témoignent notre soutien à la collection Peggy Guggenheim et l’organisation d’un événement spectaculaire au Guggenheim de New York, avec la seule Swatch Irony Special jamais créée par Arnaldo Pomodoro.
La collection Swatch x Guggenheim s’inspire de quatre chefs-d’œuvre : trois du musée de New York et un de la célèbre collection Peggy Guggenheim de Venise. Pollock’s Alcheny traduit l’énergie brute et la liberté expressive dépeintes dans Alchemy (1947), œuvre emblématique de Jackson Pollock, père de l’expressionnisme abstrait américain. Cette pièce appartient à la collection Peggy Guggenheim de Venise, fondée par l’une des femmes les plus visionnaires de l’histoire de l’art moderne. La technique révolutionnaire de Pollock – verser et éclabousser de la peinture sur une toile non tendue – trouve un écho sur le cadran et sur le bracelet de cette montre, qui illustre à merveille l’esprit audacieux et avant-gardiste de l’artiste.

UN COMMENTAIRE ? Les aspersions chromatiques de Pollock vont bien à Swatch, dont il a déjà inspiré plusieurs montres : la Swatch n’est-elle d’ailleurs pas la plus pollockienne des montres suisses, une de celles qui a su le mieux infuser dans l’art horloger contemporain l’esprit de l’art contemporain ? Il faut compter ans les 110 euros pour équiper son poignet de cette « Pollock’s Alchemy » (boîtier en polymère de 41 mm x 9,8 mm d’épaisseur, étanche à 30 m et animé par un mouvement électronique – notez la très longue aiguille orange des secondes). Des Swatch comme cette carpo-déclinaison muséale, on en redemande !
VOUTILAINEN 28GML Souyou
La Voutilainen 28GML Souyou est un chef -d’œuvre qui allie l’extraordinaire art de la laque japonaise de M. Tatsuo Kitamura à l ’engagement de l’atelier Voutilainen en faveur de la longévité, laprécision et la tradition horlogère classique. Cette montre offre un équilibre parfait entre excellence esthétique et mécanique, mêlant influences orientales et occidentales. Le cadran envoûtant s’inspire de la devise « Souyou » – un terme inventé qui reflète le contraste saisissant entre le bleu-vert, l’or et le rouge : « Sou » évoque des nuances profondes et limpides de bleu-vert représentant la mer, tandis que « You », avec ses nuances dorées et rouges au centre, faitréférence à une forme organique naturelle symbolisant l’énergie solaire. Réalisé selon la technique traditionnelle de laque Urushi, ce cadran demande plus de mille heures de travail minutieux. Cette création exceptionnelle intègre des matériaux naturels tels que l’Urushi (sève d’arbre), le Kinpun (diverses poudres d’or), le Kirigane (feuilles d’or découpées) et le Kirigai (fragments de coquilles de turban vert géant (Turbo marmoratus) et d’ormeau de Nouvelle-Zélande). Idéale pour les grands voyageurs, cette pièce unique affiche les heures, les minutes, ainsi qu’un second fuseau horaire central via un disque qui effectue une rotation complète sur 24 heures, indiquant l’heure du domicile. Subtilement intégrée dans le motif doré sur fond rouge, l’indication du second fuseau horaire est lisible au premier coup d’œil. L’aiguille centrale des heures peut quant à elle être réglée facilement à l’heure locale de la destination par une simple pression sur la couronne.
Le mécanisme a été conçu, construit , fabriqué, fini et assemblé dans l ’atelier Voutilainen avec la plus grande précision, attention et passion . En termes technique s, le calibre 28GML est équipé d’un balancier très large manufacturé en interne, assurant une régulation parfaite dans des tolérances strictes . De plus , un système rare et unique de spiral a été utilisé . La partie extérieure du spiral utilise une courbe Phillips typique, tandis que la courbe intérieure utilise la courbe Grossmann, moins connue, augmentant ainsi encore plus la précision. Le mouvement est particulièrement remarquable en raison de ses deux roues d'échappement, qui fournissent une impulsion directe au balancier à travers le plateau d’impulsion et sa levée. Cette construction innovante améliore l'efficacité en nécessitant moins d'énergie q ue l'échappement à ancre suisse et permet d'obtenir des bénéfices notables pour un usage quotidien, en termes de longévité, de stabilité et de réserve de marche plus longue. Le fond de la boîte offre une vue captivante sur les subtilités du calibre 28 GML , méticuleusement fini selon les plus hauts standards par les artisans experts de l’atelier Voutilainen. Les surfaces des pignons et des roues sont complètement plates et polies avec des tolérances exceptionnellement uniformes. La platine et les ponts, fabriqués en maillechort, sont décorés à la main pour atteindre les plus hauts niveaux de finition de surface. Les vis et toutes les pièces en acier sont également finies et polie s à la main. Pour compléter l’esthétique, la montre de 39 mm en platine est dotée d’un élégant bracelet cousu-main.

L’Atelier Kitamura, l’un des plus prestigieux ateliers de laque Urushiau monde, est situé à Wajima, au Japon. Sous la direction de M. Tatsuo Kitamura, il produit des œuvres en laque Urushi qui représentent le sommet de la tradition japonaise, perpétuant un art ancestral dans l’ère moderne. Chaque pièce incarne un profond respect pour la préservation de l’âme, de l’esprit et de l’identité culturelle traditionnelle du Japon tel qu’il s’exprimait à l’époque Edo (1615-1868). Parmi les différentes techniques de laquage Urushi – telles que le « Maki-e » et le « Raden », pratiquées dans la plus pure tradition classique – Kitamura excelle tout particulièrement dans sa propre technique originale, le « Saiei Maki -e », qui apporte une touche contemporaine. Ce savoir -faire exceptionnel utilise différentes sortes et couleurs de coquillages spéciaux ainsi que des incrustations d’or fin pour recréer la technique « Somada » – un art de maki-e extrêmement détaillé et poli, établi au XVIIe siècle mais disparu au XIXe. En plus de la création de ses œuvres, l’atelier consacre depuis quelques années une partie de son activité à la restauration d’objets traditionnels ayant appartenu aux seigneurs féodaux de l’époque Edo. Fabriqués il y a plusieurs siècles, ces objets conservent aujourd’hui encore leur beauté originelle grâce à leur durabilité et à la possibilité de restauration, même après manipulation directe. Cet art d’exception touche profondément le spectateur, suscitant l’admiration pour l ’engagement, la patience et la maîtrise indispensables à sa création.
UN COMMENTAIRE ? Le Japon offre un exemple exceptionnel de maintien et de transmission de multiples traditions artisanales ancestrales qui s’intègrent dans la création d’objets contemporains. C’est ce qui peut expliquer la fascination des horlogers méchanicienssuisses, soucieux aussi de transmettre l’héritage de traditions plus techniques, pour les beaux-arts du Japon : cette pièce unique de Voutilainen en est une magnifique démonstration, pour laquelle il faut compter un peu plus de 300 000 euros pour se fondre dans l’admiration hypnotique d’un tel cadran (boîtier en platine de 39 mm x 11,2 mm, étanche à 30 m et animé par un mouvement à remontage manuel prévu pour 65 heures de réserve de marche). Une montre aux frontières de deux mondes, déjà récompensée par le prix « Métiers d’art » au dernier GPHG 2025…

ALPINA X The Real Time Show Seastrong Diver Extreme Automatic
Alpina et les hôtes passionnés du podcast The Real Time Show s’unissent pour proposer une édition très spéciale de la Seastrong Diver Extreme Automatic. Leur travail s’est concentré sur le cadran et bouscule les codes de la collection Seastrong. Nouvelles couleurs, nouveau cadran, nouveaux index. Même le logo d’Alpina à 12 heures a été revu tandis que le rehaut disparaissait. Le tout au bénéfice d’une lisibilité sans faille. Une nouvelle Seastrong plus forte que jamais ! La Alpina x TRTS Seastrong Diver Extreme Automatic Special Edition est une édition limitée conçue par les animateurs du podcast The Real Time Show, Alon Ben Joseph et Rob Nudds, en collaboration avec Alpina. Le modèle, révélé le 27 novembre 2025, sera disponible uniquement en ligne jusqu’en février 2026, date à laquelle il sera proposé à tous les détaillants Alpina à travers le monde. Cette édition spéciale comporte de nombreux changements apportés au design original de la collection Seastrong. L’accent est mis sur une excellente lisibilité, ainsi que sur les caractéristiques essentielles d’une tool-watch contemporaine, doté d’un cadran à la finition élégante en honneur à l’héritage des montres Alpina, depuis leur création en 1883. « Nos premiers échanges avec Alpina remontent à deux ans environ, peu longtemps après que le The Real Time Show ne monte en puissance », explique Rob Nudds, co-designer de cette édition TRTS. « La ligne directrice de notre émission est plutôt simple : nous travaillons exclusivement avec des marques que nous apprécions. Or nous adorons véritablement Alpina et ce qu’Oliver et son équipe ont accompli dernièrement. Pour ma part, ma collection préférée a toujours été la Seastrong. J’ai toujours eu un faible pour les montres-outils ou de plongée plutôt robustes et capables de tenir le coup dans les environnements outdoor que je pratique ; dès que j’ai entendu parler du nouveau boîtier de format réduit, nous avons pris un papier et un crayon. Nous sommes très heureux d’avoir eu la possibilité d’apposer la griffe TRTS à cette montre, en nous concentrant comme toujours sur des affichages vifs et très visibles, avec un fort contraste et cette signature chromatique caractéristique”. Une aiguille des secondes d’un orange vif se déploie sur l’arrière-plan plus sobre d’un cadran couleur charbon, qui comporte une fine surface grainée en dessous d'une couche de laque brillante. La signature maison et la mention “Automatic” sont écrites en noir ton sur ton, disparaissant ainsi selon les angles de lecture, permettant par la même occasion de rehausser le contraste de l’aiguille des secondes de couleur orange, et de la matière luminescente blanche spécialement développée par Alpina pour ce projet. Comme le souligne Oliver van Lanschot Hubrecht, directeur d’Alpina: « Après nos premiers échanges avec Alon et Rob sur ce partenariat, je suis réellement bluffé par le nouveau look de cette Seastrong Extreme. Je suis impatient de pouvoir la partager avec nos fans. Ce type de collaboration a toujours été une manière audacieuse d’apporter un regard nouveau sur le design d’un produit, et de se mettre en relation avec de nouvelles communautés. Il y a quelque chose de véritablement unique dans la manière dont Alon et Rob ont réuni différentes sensibilités au cœur de TRTS et l’ont fait grandir jusqu’à devenir ce qu’il est aujourd’hui. Je suis très impressionné et inspiré par ce que l’on y découvre, ainsi que par la proximité qu’ils ont avec la communauté TRTS. Ce partenariat s'annonce gagnant à tous les niveaux ».

Le rehaut qui, dans la collection d’origine, se trouve surélevé, a été supprimé. L’ouverture de cadran s’en trouve élargie, permettant par la même occasion des index horaires plus grands, ainsi qu’une minuterie intégrée qui offre une lecture de la seconde plus précise. La base noir mat des inserts de la lunette en céramique se marie parfaitement avec le cadran grainé couleur charbon, tandis que la finition brillante des index appliqués des minutes vient renforcer celle que l’on retrouve aussi sur le nom de la marque ainsi que sur la mention « Automatic », tissant un lien naturel entre l’intérieur et l’extérieur de la composition. Le pourtour plus foncé des aiguilles des heures et des minutes souligne leur segment luminescent blanc éclatant qui se détache nettement sur le cadran gris. Le contrepoids caractéristique de la trotteuse luminescente est lui aussi resté noir, attirant ainsi le regard vers son extrémité allongée ; de ce fait, celle-ci ressort particulièrement bien sur la texture du cadran, toujours changeante (mais jamais déroutante). Pour Alon Ben Joseph, « Nous voulions créer une montre qui soit en phase à la fois avec les valeurs d’Alpina et de The Real Time Show, mais suffisamment différente de ce qui a été fait précédemment, afin de donner à notre communauté quelque chose de réellement désirable. La plupart de nos auditeurs sont déjà propriétaires de montres Alpina. Ils se sont montrés très intéressés lorsque nous leur avons dit que nous avions un projet en cours avec la marque. Après plusieurs échanges avec eux au sein de la boucle WhatsApp du Real Time Network, et au fil de nos conversations individuelles, nous avons eu la claire direction dans laquelle nous devions avancer. Je suis très content du résultat obtenu avec cette montre. Et impatient de la voir au poignet de plusieurs membres de notre communauté, notamment lors des prochaines réunions et que nous pourrons tenir à Amsterdam, Londres ou ailleurs encore. » Proposée sur un bracelet en caoutchouc noir (en cohérence visuelle avec la couronne moletée vissée noire), la montre arbore un style robuste et marin. Grâce aux proportions récemment redessinées du boîtier Alpina Seastrong (à présent en 39 mm de diamètre, 12 mm d'épaisseur et 40,5 mm d'entre-corne), la pièce offre un confort discret et compact, convenant à la plupart des poignets.
UN COMMENTAIRE ? Grand détaillant horloger des Pays-Bas, Alon ben Joseph est un des plus sympathiques professionnels de toute l’horlogerie européenne en même temps qu’un « podcasteur » de premier plan (TRTS, The Real Time Show, avec le journaliste Robb Nuds : à écouter sans modération). En collaboration avec la maison suisse Alpina (groupe Citizen), il vient de créer une édition limitée de la Seastrong Diver Automatic dont on peut dire qu’elle rafraîchit l’esthétique de la collection tout en soulignant la vocation tout-terrain et la dimension aventurière de la montre. Améliorations notables de cette Seastrong x TRTS : une aiguille des secondes rouge orangé qui se détache clairement sur le fond texturé « charbonné » mat du cadran, des index et des aiguilles hyper-lisibles, cerclés de blanc et saturés de Super-LumiNova [la suppression du rehaut a permis d’élargir les index en améliorant la perception de la minuterie], une lunette en céramique plus contrastée ou une discrétion assumée noir sur noir des mentions de la marque et de son mouvement sur le cadran, ce qui concentre le regard sur les indications fonctionnelles de la montre. Encore plus « instrumentale » et presque brutale dans son efficacité, la Seastrong x TRTS gagne dans cette « collab » une puissance insoupçonnée, sans rien perdre de sa portabilité (boîtier en acier avec bracelet en caoutchouc noir de 39 mm x 40,5 mm x 12,6 mm d’épaisseur, étanche à 300 m et motorisé par un mouvement automatique qui dispose de 38 heures de réserve de marche). Aux alentours des 2 200 euros, cette Seastrong x TRTS affiche un excellent rapport image-qualité-prix : si les armées européennes pratiquaient encore la montre réglementaire, elle ferait une excellente montre opérationnelle…

COORDINATION ÉDITORIALE : JACQUES PONS

