> 


BASELWORLD 2014 #12 : Le Top 10 (provisoire) du meilleur des halles périphériques, rebelles et indépendantes

Il n'y a pas que l'Olympe du Hall 1 dans la vie de Baselworld : le Hall 2 connaît une fébrilité horlogère non négligeable, le Palace bruisse du tumulte des jeunes indépendants et quelques pépites se dénichent dans les filons extérieurs. Où trouver son bonheur à la périphérie immédiate du Hall 1 ?  ▶▶▶ HALL 2, PALACE & ENVIRONSLes rebelles et les indépendants contre-attaquent...  ◉◉◉◉ 


Il n'y a pas que l'Olympe du Hall 1 dans la vie de Baselworld : le Hall 2 connaît une fébrilité horlogère non négligeable, le Palace bruisse du tumulte des jeunes indépendants et quelques pépites se dénichent dans les filons extérieurs. Où trouver son bonheur à la périphérie immédiate du Hall 1 ?

RAKETA-BASELWORLD-2014_p3 
 HALL 2, PALACE & ENVIRONS
Les rebelles et les indépendants contre-attaquent... 
 
◉◉ HALL 2 : puisque nous avons décidé d'ignorer le Hall 3, autant partir tout de suite à la conquête des trois niveaux du Hall 2. Au rez-de-chaussée, plusieurs grappes d'intérêt horloger, en plus du patio central dédié à DeLaneau dont on apprécie chaque année les créations. L'intérêt se centre ensuite autour de l'espace où l'AHCI (Académie horlogère des créateurs indépendants) regroupe de fascinants talents, mais on se gardera d'oublier, dans les environs de cet espace, les nouveautés de Kari Voutilainen et la collection du 175e anniversaire de la manufacture de pendules L'Épée, ainsi que Peter Tanisman. À l'entrée, on aura salué l'ambiance havano-tropicale de Cuervo y Sobrinos, avant de jeter un oeil sur les collections 2014 de Dubey & Schaldenbrand, prometteuses cette année. Un détour par MeisterSinger (une heure sautante monoaiguille) et par GaGa Milano pour se détendre et il est temps de passer à l'étage supérieur...
 Pas grand-chose à attendre du niveau 2.1, qui regroupe surtout des joailliers parfois dotés de collections horlogères (voir, cette année, les montres de Viscontini) et on reprend les escaliers pour atteindre le Hall 2.2, nettement plus fourni en bonnes surprises horlogères, à commencer les manufactures de mouvements (Miyota, Ronda et surtout Soprod, qui a sérieusement étoffé ses collections). Détour italien obligatoire par Sicis (mosaïque de verre) et par Locman (premier chronographe manufacture de la marque), avant de retrouver les Allemands de Sinn, les Américains de Devon, les Français de GTO ou les Genevo-Orientaux de Picard Cadet. Le tout concentré dans la partie nord de ce niveau...
 
◉◉ PALACE : c'est la plus belle concentration de créations indépendantes, avec une impressionnante densité de concepts au mètre carré. Dès l'entrée, à gauche comme à droite, on a la tête qui tourne entre Christophe Claret et MB&F ou De Bethune. On hésite ensuite entre Laurent Ferrier, les petits génies de Manufacture royale, la touche belge avec Ressence, la météo horlogère selon Breva, les heures séquentielles de MCT et le concept hydro-mécanique de HYT, avant de passer à la Russie de Konstantin Chaykin, le style design contemporain de Linde Werdelin et tous les autres, dont Cyrus (qui vient de changer de manager). Pour terminer la visite, on vérifiera les multiples records de légèreté de BRM et les squelettages accessibles de Claude Meylan, avant de visiter la double rangée des exposants de la Watch Gallery, où on retrouvera 4N, Artya, Revelation, Haldimann, Julien Coudray, les Gascons d'Ossau, Valbray, The Chinese Timekeeper et tous les autres...
 
◉◉ ENVIRONS : en face du Palace, c'est l'hôtel Ramada, avec ses multiples salons. Au premier étage, l'ensemble H. Moser & Cie/Hautlence retiendra l'attention, de même que les différents niveaux du Swiss Creative Lab, dont les 20 marques indépendantes s'étagent du rez-de-chaussée (Rudis Sylva, dans le hall) au 30e étage (James Pellaton, A. Favre & Fils, Moritz Grossmann), en passant par le 3e étage (Polio Watch, Pierre Thomas, WatchE, Dietrich et quelques autres, dont quelques nouvelles marques totalement inconnues). Juste en marge de Baselworld, sur le trottoir d'en face, Smoothie se dévoile à l'hôtel du Commerce, tandis que Bomberg attend ses invités à la House of Bomberg. À quelques pas, dans la même rue que le Hall 1, c'est l'Île au trésor de Marvin, dans une maison d'architecte où on retrouvera également Dubey & Schaldenbrand le temps d'une soirée. Dans le hall du Swisshotel, ne pas manquer la direction de Raketa, venue directement de Saint-Peterbourg...
 
HMOSERCIE-BW14Venturer-BusinessMontres
 
 TOP 10 PRÉ-BASELWORLD
Par ordre alphabétique, il ne faut pas manquer...
 
◉◉◉◉ CHRISTOPHE CLARET : seul un vrai macho – on sait qu'ils cachent généralement, quand ils sont bien nés, une âme très romantique – pouvait parler aux femmes de mécanique avec autant de pertinence. Ni mièvre, ni surdosée, la force de conviction de sa Margot remet en cause tout ce qui a pu être imaginé pour intéresser les femmes aux objets du temps mécaniques (à découvrir au Palace)...
 
◉◉◉◉ H.MOSER & CIE : une des meilleures surprises de Baselworld est à découvrir dans les salons de l'hôtel Ramada, sur la piazza de Balseworld. Dotée d'un nouveau calibre mécanique, a nouvelle collection Venturer (ci-dessus) est influencée par le style des montres de poche, mais avec différents apports ultérieurs, comme celui du Bauhaus (pour le dépouillement esthétique) et celui de la nouvelle modernité des années 1960.
 
◉◉◉◉ HALDIMANN : serein, rieur et décidé à aller jusqu'au bout de son rêve horloger, Beat Haldimman nous propose cette année une expérience sensorielle du temps, non seulement par la vue (tourbillon central sans aiguilles), mais aussi par le toucher (principe des montres à tact) et par l'ouie (répétition minutes), pour goûter les heures dans toutes leurs dimensions, sans biais mathématique desséchant – le calcul angulaire des aiguilles sur le cadran (à découvrir au Palace)...
 
◉◉ L'ÉPÉE : pour son 175e anniversaire, la manufacture de pendules s'offre une collection d'une variété et d'une inventivité sans précédent – tant pour la mécanique que pour l'esthétique. De quoi révéler à une nouvelle génération d'amateurs de beaux objets du temps qu'il y a, au-delà des montres-bracelets, d'immenses merveilles à découvrir (à découvrir dans le Hall 2.0, juste à côté du stand de l'Académie des créateurs indépendants)...
 
◉◉◉◉ MANUFACTURE ROYALE : le clan Gouten a poussé ses feux pour lancer sa nouvelle collection dès cette édition de Baselworld. Pour le design, Eric Giroud (excusez du peu). Pour le mouvement, Arnaud Faivre et TEC-Ébauches : difficile de faire mieux. Pour le concept et la conduite des opérations : Marc Guten (ex-Vacheron Constantin) et David Gouten (ex-Harry Winston), cousins et partenaires de la famille Gouten (distribution). On trouvera tout ce beau monde au Palace...
 
◉◉◉◉ MARVIN : Cécile Maye a tout misé sur sa montre Bathyscaphe, première montre de plongée – non de la marque, qui en produisait déjà dans les années trente et pendant la Seconde Guerre mondiale – depuis la relance d'une référence suisse qui va déjà sur ses douze décennies. Le plus de la montre : son prix et son environnement produit. Son détail qui tue : la molette latérale rouge pour commander la lunette tournante intérieure (l'ïle au trésor de Marvin, c'est dans la même rue que le Hall 1, deux cents mètres après le Hall 4)...
 
◉◉◉◉ RAKETA : il faut absolument s'intéresser à l'équipe de Raketa, en immersion périscopique aux environs de Baselworld, tant pour l'impertinence de ses publicités façon Louis Vuitton [en haut de la page : Louis Vuitton avait créé la même ambiance soviétoïde avec l'ex-président russe Gorbatchev] que pour son offre mécanique à prix accessible [une aubaine pour les détaillants en quête d'alternatives aux grandes marques des grands groupes] et, surtout, son offre de mouvements russes capables de répondre à la demande de certaines marques, les watch valleys pouvant également trouver en Russie une solution industrielle pour les spiraux et les échappements qui lui feraient défaut en Suisse (publicité ci-dessous). Une solution d'autant plus fiable qu'elle a été mise en place et fiabilisée par des partenaires suisses de Raketa...
 
◉◉◉◉ SWISS CREATIVE LAB : pour sa cinquième année à l'ombre de Baselworld, ce regroupement de vingt marques a investi trois niveaux au sein de la tour du Ramada (380 mètres carrés d'exposition), pour y présenter quelques facettes méconnues de l'offre contemporaine suisse, en haute horlogerie comme en montres d'artiste ou en accessoires horlogers de grand intérêt...
 
◉◉◉◉ THOMAS PRESCHER : la montre du capitaine Nemo – celle qui évoque à la fois le Nautilus et le style industriel tel qu'on l'aimait dans les dernières décennies du XIXe siècle – aurait forcément été cette Nemo Sub One, qui sera un des objets de curiosité passionnée de Baselworld. C'est, au choix, le premier submersible de poignet ou la première montre taillée comme un sous-marin (à découvrir dans le Hall 2.0, sur le stand de l'Académie des horlogers indépendants).
 
◉◉◉◉ VALBRAY : c'est donc Côme de Valbray – innovateur horloger passionné de photos – qui a réussi à convaincre Alfred Schopf, le président de Leica, de choisir Valbray pour fêter le centenaire avec une série spéciale de montres. La plus prestigieuse marque d'appareils photo ne pouvait que retenir ce concept de montre bâtie autour d'un diaphragme de qualité photographique (rendez-vous au Palace)...
RAKETA-BASELWORLD-2014_p12
D'AUTRES SÉQUENCES RÉCENTES
DE L'ACTUALITÉ DES MONTRES ET DES MARQUES...
Partagez cet article :

Restez informé !

Inscrivez-vous gratuitement à notre newsletter et recevez nos dernières infos directement dans votre boite de réception ! Nous n'utiliserons pas vos données personnelles à des fins commerciales et vous pourrez vous désabonner n'importe quand d'un simple clic.

Newsletter