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LUNDI (accès libre) : Le Sniper a bien rigolé du bulletin de santé hyper-optimiste de Rolex, tout en méditant sur une image de Charlot en grande tenue...

Le président de Ferrari a lâché sa bombe juste avant les Vingt-quatre Heures du Mans : et si Ferrari abandonnait la F1 pour se recentrer sur les courses d'endurance et les compétitions entre fans de la marque ? De quoi ébranler les piliers du marketing horloger, totalement drogué à la F1...  ▶▶▶ ces jours-ci,LE SNIPER A...  


Le président de Ferrari a lâché sa bombe juste avant les Vingt-quatre Heures du Mans : et si Ferrari abandonnait la F1 pour se recentrer sur les courses d'endurance et les compétitions entre fans de la marque ? De quoi ébranler les piliers du marketing horloger, totalement drogué à la F1...

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 ces jours-ci,
LE SNIPER A...   
 
Chaplin, Charlie (His New Job)_01
 
▶▶▶ NOTÉ À LA VOLÉE
quelques informations indiscrètes,
en vrac, en bref et toujours en toute liberté...
 
◉◉◉◉ RÉFLEXION AU PASSAGE : (à propos de l'image ci-dessus, volontairement choisie pour dédramatiser le débat)... Examinons un peu cette scène entre Ben Turpin et Charlie Chaplin dans His new job, un film de 1915, il y a donc tout juste un siècle. Les deux comédiens, qui veulent se faire embaucher dans un studio de cinéma (métier d'avant-garde pour l'époque) ont donc adopté tout ce qu'il y a de plus classe en matière de symboles statutaires (status symbol). Le chapeau melon, le gilet, le noeud papillon, la cravate, la canne et même la cigarette « industrielle ». On peut leur supposer une montre de poche et des bottines. Un siècle plus tard, que reste-t-il de ces éléments fondamentaux de la parure urbaine ? Pas grand-chose : les ministres passent à la télévision sans cravate, les anciens présidents de la République ont une barbe de trois jours et la cigarette est bannie des écrans. Faute de gilet, on est passé aux montres-bracelets. Tout ceci au nom d'une plus grande décontraction des moeurs et pour faciliter la vie de tous les jours : que ferait-t-on d'un chapeau et d'une canne dans une voiture ? Comment ne pas imaginer que, demain, les montres-bracelet vont à leur tour céder la place, au nom de nouvelles fonctionnalités capables de faciliter la vie de tous les jours, à de nouveaux objets de poignet, de type smartwatch ? La question n'est déjà plus de savoir si, mais plutôt de comprendre quand. Sauf, bien sûr, si vous êtes cadre dirigeant de l'industrie horlogère et que cette perspective d'une concurrence par les nouveaux objets de poignet vous rend hilare...
 
ferarri-formule1◉◉◉◉ FORMULE 1 : pas très bien relevée par la presse, l'annonce d'un possible retrait de la F1 faite par Luca di Montezemolo, le patron de Ferrari (source : Wall Street Journal), n'en est pas moins très lourde conséquences pour l'avenir de cette discipline en général, et en particulier pour les partenariats officiels préférés de l'industrie horlogère. Sans Ferrari (15 titres de champion du monde des pilotes, 16 titres de champion du monde des constructeurs et 221 victoires en Grand Prix depuis 1950), la F1 manquerait nettement de piment. Si l'agitation de cette menace n'est pas une arme de négociation avec Bernie Ecclestone, il faut quand même remarquer le récent intérêt de Ferrari pour les courses d'endurance (9 victoires au Mans, entre autres), dont le calendrier est beaucoup plus souple, beaucoup plus internationalisé et beaucoup plus « payant » en termes de retour sur l'investissement marketing. C'est la présence de Ferrari qui assure le spectacle de la F1 : Jean-Claude Biver l'avait bien compris en se focalisant sur ce partenariat pour abandonner le chronométrage officiel de la F1 à Rolex. Sans Ferrari en F1, l'alliance Hublot-Ferrari se trouverait même renforcée sur le terrain des autres compétitions, mais Rolex devrait forcément se poser la question de son maintien, de même que les autres marques engagées avec des pilotes ou des écuries...
 
◉◉◉◉ VENTES « FAMILY & FRIENDS » : vos montres avec 40 %  à 60 % de discompte, c'est mieux que « plein pot ». Essayez donc le mot de passe « carrera2014 » pour avoir accès aux ventes horlogères LVMH. En ligne, c'est encore plus facile...
 
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◉◉◉◉ ROLEX (1) : on n'est pas obligé d'y croire – et c'est d'ailleurs trop beau pour qu'on puisse y croire ! Faut-il que le malaise chez Rolex soit profond pour que Bertrand Gros, le vrai patron du groupe Rolex (président du conseil d'administration de Rolex et bras armé de la Fondation Hans Wilsdorf, propriétaire exclusive de Rolex), prenne publiquement la parole. Son interview est à lire dans Le Temps, quotidien sous perfusion publicitaire dont la rédaction ne peut évidemment se permettre le moindre recul critique vis-à-vis d'un tel annonceur. Du coup, on ne peut que douter des éléments de langage qu'il nous présente. Élément historique : la supériorité de Rolex sur le marché tiendrait à son refus de s'orienter vers l'électronique et les montres à quartz, dans les années 1970. « André Heiniger, notre administrateur de l'époque, s'y est fermement opposé », précise Bertrand Gros. C'est une curieuse façon de réécrire l'histoire, sinon un gros mensonge : non seulement, Rolex était une des marques pionnières qui ont financé la mise au point du mouvement à quartz suisse Beta 21, mais Rolex a été une des premières maisons horlogères suisses à lancer une collection de montres d'avant-garde dans ce domaine ! Et Rolex y croyait d'autant plus que cette Oysterquartz – dessinée par Jean-Claude Gueit, avec un style très contemporain qui influencera ultérieurement la Royal Oak d'Audemars Piguet – a été la première Rolex équipée d'un verre saphir et d'une date rapide. Pas mal pour une « ferme opposition » au quartz !
 
◉◉◉◉ ROLEX (2) : Bertrand Gros nous précise ensuite, comme une confidence d'une audace folle, « Rolex a réalisé l’an dernier un nouvel exercice record. Jamais une telle performance n’avait été enregistrée par notre marque. Elle est historique ». Il confirme un peu plus loin : « Rolex se porte très bien ». Sa conclusion : « Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles ». On se demande bien pourquoi, dans ces conditions, il a fallu changer de toute urgence le directeur général qui a mené la bataille avec un tel succès... Bertrand Gros joue avec les mots, tout en affirmant qu'il n'est pas « adepte du triomphalisme ». Comme beaucoup de novices en communication [une sorte de dévergondage moral après des années d'abstinence], il répète un peu trop que tout va bien pour ne pas nous mettre la puce à l'oreille : c'est fréquent quand on apprend par coeur les éléments de langage préformatés. « Performance », nous dit-il, mais de qui et de quoi ? Pour Tudor, c'est évident : + 20 % de croissance selon notre estimation Business Montres – un chiffre d'affaires qui est quasiment toujours consolidé dans l'activité des filiales Rolex, ce qui permet à Bertrand Gros de se féliciter de ses résultats aux Etats-Unis. Pour les placements financiers, une performance est tout aussi évidente. Pour Rolex, on a les plus grands doutes côté performance : - 5 % selon notre estimation Business Montres, un peu moins en valeur, un peu plus en volume. Si performance il y a, elle est peut-être globale, mais certainement pas pour Rolex...
 
◉◉◉◉ ROLEX (3) : il faut toujours prendre en compte, quand on rend compte de l'activité Rolex, la double source de profits que représentent, d'une part, les ventes à la distribution et, d'autre part, les résultats financiers des réserves accumulées depuis des années. C'est encore plus vrai pour les grandes filiales de la marque. Ces profits [ceux des années de vaches grasses] sont mis en réserve sous forme de placements : ils forment une « boule de neige» qui s'épaissit et qui s'alourdit d'année en année. Ce qui permet souvent aux filiales d'avoir un budget de communication-sponsoring nettement supérieur à ce que permettrait le seul chiffre d'affaires – lequel peut baisser [années de vaches maigres] sans que la santé florissante de la filiale soit affectée. C'est ainsi que, sans trop mentir, Bertrand Gros peut se féliciter de performances qui ne traduisent pas pour autant de grands succès sur le terrain : ce n'est pas en termes de résultats globaux qu'on peut juger Rolex (marque et groupe), mais en termes de parts de marché (déclinantes) et de capacité d'influence (tout aussi déclinante)...
 
◉◉◉◉ ROLEX (4) : la suite de l'entretien, Bertrand Gros confirme implicitement nos informations sur le grave problème de Rolex en Chine, en évoquant, pour l'expliquer, un « changement radical de politique [du gouvernement] en quelques jours ». Comme cela ne fait jamais que deux ans que Business Montres tire la sonnette d'alarme à propos du changement radical qui se préparait et qui a révolutionné le marché chinois, on en déduira que, pour Rolex, deux ans passent comme quelques jours ! Même confirmation de nos analyses sur le choix pour la direction générale, « après des analyses très approfondies », de Jean-Frédéric Dufour, qui représente un engagement de Rolex sur la prochaine génération de ses managers. Précision sur le choix d'un quadra hors sérail « pour les quinze à vingt ans à venir » : pas question de bouleverser la culture de la maison, quoiqu'on compte sur « son regard extérieur [pour] apporter de nouvelles idées pour perpétuer et renforcer le statut de leader de Rolex ». Bref, comme l'écrivions, c'est du pur Lampedusa : « Tout changer pour que rien ne change ».
 
◉◉◉◉ ROLEX (5) : Au passage, et pour conclure, il faudra expliquer à Bertrand Gros qu'il n'y a pas beaucoup de rapports entre le nombre de mouvements certifiés chronomètre par Rolex et le « chiffre d'affaires réalisé par les filiales Rolex ». Il utilise cet argument des certifications (798 000 calibres en 2012) pour laisser entendre que ses ventes sont à ce niveau, ce qui revient à déployer un écran de fumée sur des performances bien inférieures ! Les mouvements certifiés sont un stock stratégique (composants finis) qui n'a qu'un rapport élastique avec la quantité de montres effectivement produites, et un rapport tout aussi flou avec le volume de montres effectivement livrées aux filiales Rolex, ces opérations commerciales (exportations et sell-in) n'ayant elles-mêmes qu'un lointain rapport avec les ventes effectives aux consommateurs par les détaillants (sell-out). La distribution de Rolex étant à 99 % wholesale, les boutiques monomarques étant presque toujours des franchises, la valeur ajoutée des filiales est relativement négligeable – d'autant que cette structure commerciale favorise la création de stocks intermédiaires parasitaires chez les agents, les distributeurs et les détaillants [on peut en vérifier la réalité dans les comptes des grands réseaux qui distribuent Rolex en Asie]...
 
◉◉◉◉ SMARTWATCH : amusante, la révélation d'un projet (non commercialisé) de smartwatch Apple, qui n'était pas encore une iWatch (ci-dessous). Ce qui prouve au passage que l'envie démange Apple depuis longtemps. C'est un éclairage inattendu, qu'on trouve dans le dernier livre de Hartmut Esslinger, Keep It Simple: The Early Design Years of Apple (Arnoldsche Verlagsanstalt). L'auteur était, pour le design, un des plus proches collaborateurs de Steve Jobs, qui avait mis le design au coeur de son offre technologique et comme réacteur de son succès international (source : Appleinsider)...
 
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◉◉◉◉ ANTICYTHÈRE : malheureusement pour les amateurs, la Machine d'Anticythère – les fragments authentiques – ne fera pas le voyage à Bâle, pendant l'édition 2015 de Baselworld, où il était question de l'exposer au musée des Beaux-Arts. « Trésor national », la Machine est désormais interdite de sortie du territoire national grec [où son exposition au Musée archéologique d'Athènes a été un phénoménal succès], mais Hublot travaille à en financer un fac-similé très réaliste...
 
Antiquorum-fausseLange-Businessmontres◉◉◉◉ QUELQUES PETITS RIENS SUR UN PETIT PEU DE TOUT : troublante affaire que cette histoire de fausse « montre d'observation » de la Luftwaffe (B.uhr), vendue par Antiquorum (lot n° 141 de la vente du 8 décembre 2010) comme une A. Lange & Söhne (ci-contre), mais expertisée par la suite comme une Laco (et donc refusée en réparation par A. Lange & Söhne). L'amateur californien qui avait payé 4 625 dollars à Antiquorum tente en vain, semble-t-il, de se faire rembourser, même si Antiquorum proteste de sa bonne foi. Un trouble d'autant plus manifeste que, voici quelques semaines, le marché avait retenti de l'indignation du chanteur-collectionneur de montres John Mayer, qui accusait Bob Maron, ex-CEO démissionnaire d'Antiquorum, de lui avoir revendu de fausses Rolex de collection. Depuis, John Mayer a été débouté, mais les amateurs sont de plus en plus méfiants vis-à-vis des attributions garanties par les experts des maisons d'enchères... ◉◉◉◉ CHRISTIE'S : à surveiller de près, le procès qui s'annonce entre la maison d'enchères Christie's et le groupe Hermès, qui reproche à Christie's de vendre des sacs Hermès (notamment des Birkin) comme des pièces de second main, vintage, alors qu'il s'agirait de sacs à main neufs, jamais portés, issus de l'atelier des commandes spéciales de la marque – donc, aux yeux d'Hermès, des objets de spéculation, sachant que ce département des sacs à main est piloté chez Christie's, par un ancien gourou du Birkin formé à l'école Hermès (source : The New York Times)... ◉◉◉◉ RADIUM : les marques horlogères vont-elles devoir financer la dé-radioactivation des ateliers autrefois occupés par des activités liées à l'utilisation du radium sur les cadrans de montres ? La question reste posée, et il ne s'agit pas de quelques millions : l'élimination de ces déchets représente, de source officielle, une enveloppe de près d'un demi-milliard de francs suisses (lire une bonne histoire du radium horloger sur Gizmodo) ! ◉◉◉◉ WATCHES OF SWITZERLAND : la chaîne britannique ouvre à Londres, sur Regent Street, un mégastore horloger de 1 580 mètres carrés sur trois niveaux – soit bien moins que les 2 200 mètres carrés de Bucherer Paris. La folie des grandeurs étant contagieuse, Watches of Switzerland n'en clame pas moins sa conviction d'être le plus « watch emporium » d'Europe. L'éventail des marques est cependant ouvert qu'à Paris : Rolex, IWC, Officine Panerai, TAG Heuer, Cartier, Vacheron Constantin, Patek Philippe, Jaeger-LeCoultre, Piaget, A Lange & Söhne, Chopard et d'autres... ◉◉◉◉ HUBLOT : à part Hublot, de quelle marque horlogère parle-t-on pendant ce Mondial de football ? Quelle marque se fait remarquer plus et mieux que Hublot, qui bénéficie d'une exposition systématique (panneau d'arbitrage) sur les stades et sur les écrans pendant chaque match ? Et quelle marque peut se flatter d'offrir un hôtel totalement rhabillé pour la circonstance à 130 invités, en leur garantissant une vue sur Copacabana et une terrasse open bar-cigares entre deux plateaux de fromages suisses (ci-dessous) ? La seule marque capable d'énerger reste, à ce jour, TechnoMarine, qui a recruté Romero Britto pour dessiner une collection de montres (en cartouche, en haut de la page) : c'est le designer qui a conçu le ballon officiel du Mondial (ballon qui sert d'écrin aux montres Hublot)...
 
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▶▶▶ COMPILÉ LA TRADITIONNELLE
séance de rattrapage pour les lecteurs distraits
ou qui étaient absents la semaine dernière...
 
◉◉◉◉ AUDEMARS PIGUET : ce musée semi-souterrain, en forme de spirale, sous les pâturages du Brassus, est un des plus audacieux gestes architecturaux de l'histoire horlogère (Business Montres du 14 juin)... 
 
◉◉◉◉ ROCK'N'HORL # 151 : un objet du temps plus de deux fois millénaire (même âge que la machine d'Anticythère), mais tissé d'alpaga et brodé au point de croix, qu'on pourrait qualifier de calendrier existentiel plus que de perpétuel (Business Montres du 9 juin)...
 
◉◉◉◉ LES 7 x 7 DU MARDI : la nouvelle boutique Roger Dubuis sous les moustaches du Swatch Group, la stratégie des boutiques monomarques des grands groupes de luxe, quelques beautés méconnues du catalogue Christie's New York, des heures chromatico-chronographiques et tout le reste (Business Montres du 10 juin)...
 
◉◉◉◉ LES 7 x 7 DU JEUDI : les 19 marques [depuis, on est passé à 22] engagées dans la Coupe du monde horlogère de football, la Rip Curl qui interagit entre le surfeur et l'océan, le carton plein chez Sotheby's, les global shoppers à Londres, une autre vision du temps chez les physiciens fondamentaux et la plongeuse inconnue de Breguet (Business Montres du 12 juin)...
 
◉◉◉◉ LE 360° DU VENDREDI : la disparition des Hublot de Maradona, l'arbitrage chronographique selon Tissot, les Casio G-Shock du GIGN, les multiples montres d'un footballeur comme Neymar, la double Rolex de Fidel Castro, le panneau d'affichage restylé par Hublot et tout le reste (Business Montres du 13 juin)... 
 
◉◉◉◉ ATLANTIC-TAC : l'actualité des montres comme vous avez toujours rêvé qu'on vous la raconte sans jamais oser le demander (Casio, Ice-Watch, Ral Tech, Rolex, Emporio Armani, Hublot) sur le portail d'informations Atlantico (Business Montres du 13 juin)...
 
◉◉◉◉ À DÉCOUVRIR : les vitrines de la semaine, avec sept montres qui parlent d'elles-mêmes (Bell & Ross, Girard-Perregaux, Louis Moinet, Raymond Weil, Tissot, Ulysse Nardin, Vacheron Constantin), une montre par jour de la semaine, parce que, quand on aime, on ne compte pas (Business Montres du 14 juin)... 
 
◉◉◉◉ DROIT DE RÉ>PONS #5 : pourquoi on a de la chance que les bureaucrates du Parti communiste chinois ne portent pas de sac à main [sinon, l'état-major de LVMH s'offrait un seppuku] et comment il faut reconstruire l'industrie des montres puisqu'on a la malchance qu'ils aient trop aimé les montres suisses au point d'en faire le symbole de leur corruption (Business Montres du 11 juin)...
 
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DE L'ACTUALITÉ DES MONTRES ET DES MARQUES...
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