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REPÉRAGES #70-2024 (accès libre)
Sept montres qui ne vont pas se contenter de se lancer sur les sentiers battus pour affirmer leur identité

70e épisode de notre panorama des montres de l’année 2024 : ces nouveautés sont racontées ici du strict point de vue des marques. Elles sont expliquées dans la jamais trop fleurie « langue de boîte » – cette langue de bois des « boîtes » d’horlogerie, celle de nos « amies les marques » ! Dans tous les styles et à tous les prix, venues de Suisse ou d’ailleurs, au masculin comme au féminin, que va-t-on découvrir dans les vitrines ? Quand on aime, on ne compte pas – voici donc sept montres de sept marques : Arnold & Son, Biver, Bremont, B.R.M. Chronographes, Herbelin, Louis Vuitton et Watchpeople…


B.R.M. CHRONOGRAPHES BM6-44-SA-Orient Express Racing Team

B.R.M. Chronographes continue de se développer dans l’univers nautique. La manufacture labelisée entreprise du patrimoine vivant est fière d’annoncer la commercialisation des montres officielles de l’Orient Express Racing Team, à l’occasion de la 37e édition de l’America’s Cup Challenger. Ces montres ont été développées pour refléter l’ADN et l’esprit de compétition de l’Orient Express Racing Team, tout en incarnant le savoir-faire unique et artisanal de B.R.M Chronographes. « La 37e America’s Cup Challenger promet d’être un événement extraordinaire, et B.R.M Chronographes est honoré de jouer un rôle clé en tant que “montres officielles de l’Orient Express Racing Team” pour cette compétition emblématique» déclare Bernard Richards, CEO chez B.R.M Chronographes. La collection officielle se décline en 4 modèles disponibles sur un boîtier en inox poli de 44 mm ou 34 mm de diamètre. Chaque montre se pare d’un cadran bleu soleil qui rappelle les mouvements des vagues. Il procure une impression de profondeur et de mouvement, ainsi qu’une touche d’élégance. La présence de la rose des vents gravée sur la couronne constitue un symbole fort qui fait référence à l’héritage historique de la marque Orient Express, en particulier à son association avec les voyageurs en train à travers l’Europe de l’Est. Ainsi, ce symbole évoque simultanément le luxe, le prestige, l’aventure et le voyage.

LOUIS VUITTON Escale Cabinet of Wonders « Snake Jungle » 

La nouvelle trilogie de la collection Louis Vuitton Escale Cabinet of Wonders retrace le voyage de Louis Vuitton dans le monde de l’artisanat d’excellence. Célébration de la virtuosité technique et des métiers d’art, ces trois éditions limitées inspirées des collections personnelles de Gaston-Louis Vuitton inaugurent un nouveau chapitre de l’histoire horlogère de la Maison. Guidé par une vision innovante du savoir-faire malletier depuis 1854, Louis Vuitton a su élever le voyage au rang d’art. Aujourd’hui, trois exceptionnelles montres Escale à l’incroyable décor naturaliste (et fantasmagorique) confèrent une nouvelle dimension à cette philosophie. Expression d’une maestria unique, chaque modèle met à l’honneur les techniques ornementales traditionnelles des ateliers de la Maison. Les créations célèbrent l’esprit de Gaston-Louis, le petit-fils du fondateur qui dirigea l’entreprise familiale de 1907 à 1970 et dont la sensibilité artistique façonna l’identité moderne de Louis Vuitton. Ce fin collectionneur d’objets rares et précieux possédait notamment une sélection de tsuba anciens – gardes de katana richement décorées – qui ont directement influencé le design et la symbolique de la collection Louis Vuitton Escale Cabinet of Wonders.

Dans une autre contrée du monde, au cœur d’une forêt de bambou verdoyante, se dévoile une scène tout aussi fascinante, quoiqu’un peu plus sauvage. Un serpent aux tonalités lumineuses de vert et de bleu déroule son corps sinueux et se dresse, découvrant sa langue fourchue et ses crocs acérés. Le redoutable reptile fixe son regard sur le monogramme de Gaston-Louis Vuitton, un blason d’or et de jade néphrite qui semble flotter en apesanteur. L’énergie indomptée qui émane du cadran de la montre Louis Vuitton Escale Cabinet of Wonders Snake’s Jungle contraste avec l’incroyable complexité et l’infinie subtilité des savoir-faire indissociables de sa création. Exécutée en bois, parchemin et paille méticuleusement sélectionnés, taillés et assemblés à la main, la forêt de bambou sublimée de 14 nuances de vert met à l’honneur des techniques de marqueterie héritées de l’artisanat traditionnel. Ce puzzle sophistiqué réunissant au total 367 éléments distincts est composé de quatre variétés de bois, de trois couleurs de paille et de deux types de parchemin. Le serpent concentre, à lui seul, trois procédés d’une extrême délicatesse : la micro-sculpture, la gravure et l’émaillage champlevé. L’effet de profondeur et de mouvement de l’animal tient aux anneaux de son corps en or blanc qui ont été sculptés dans le strict respect des lois de la perspective. Ses écailles ont été évidées puis agrémentées de « V » et de fleurs de Monogram. La matière creusée avec une précision absolue lors des étapes de sculpture et de gravure a permis d’optimiser l’espace destiné à recevoir l’émail champlevé. Également sculptée, gravée et émaillée selon le même savoir-faire artisanal, des feuilles de bambou émergent de la partie supérieure droite du cadran, attirant le regard sur le monogramme GLV. Puissante allégorie d’une nature sauvage, cette végétation luxuriante et débordante de vitalité se déploie par-delà le cadran pour investir le boîtier, lui aussi en or blanc.

Avec sa collection Louis Vuitton Escale Cabinet of Wonders, Louis Vuitton célèbre une fois encore l’œuvre et l’histoire de ce précurseur de génie en réunissant les artisans les plus virtuoses appartenant ou non à la Maison. Des grands noms des métiers d’art tels qu’Eddy Jaquet (gravure), Fanny Queloz (damasquinage), Rose Saneuil (marqueterie) ou encore Vanessa Lecci (émaillage) ont ainsi collaboré avec La Fabrique des Arts Louis Vuitton. Tous ont contribué à donner naissance aux pièces richement décorées imaginées par Marie Boutteçon, la célèbre et charismatique designer spécialisée dans les montres « métiers d’art ». L’atelier de Haute Horlogerie genevois de Louis Vuitton La Fabrique du Temps a orchestré les savoir-faire de la Maison et des artistes indépendants chargés de la décoration des garde-temps. Grâce à cette double approche visant à rassembler le plus haut niveau d’excellence horlogère, la ligne Louis Vuitton Escale Cabinet of Wonders atteint de nouveaux sommets de créativité et de maîtrise technique.

WATCHPEOPLE WP1 Metal Silver Brushed

Watchpeople : les premières montres Swiss Made qui s'adressent vraiment à tout le monde. Parce qu'elles ont été conçues en fonction des attentes des gens, et non des conventions du marché. Watchpeople est la combinaison unique de tout ce que vous pouvez attendre d'une montre, mais sans avoir à faire un choix. Watchpeople s'adresse aux personnes riches de légèreté, de liberté et d'originalité. Porter une Watchpeople, c'est reprendre le pouvoir sur le temps, les objets, les montres.

HERBELIN Cap Camarat Dame 

Signée par la maison horlogère française Herbelin, la Cap Camarat Dame revient sous le feu des projecteurs dans une version inédite. Parée d’acier recouvert de PVD or rose, elle séduit par sa polyvalence de styles. Un brin sportive, chic toujours, féminine assurément, cette montre possède tous les atouts pour un accompagnement au quotidien. De jour comme de nuit. Ponctuée d’une touche néo-vintage des années 70, la Cap Camarat Dame est une réinterprétation d’un modèle du patrimoine horloger Herbelin. Présentant un diamètre de 33 mm, le boîtier en acier inoxydable recouvert de PVD or rose révèle une forme hexagonale mise en lumière par un brossé vertical et des facettes polies. Affirmant une solidité à toute épreuve, il est souligné par une lunette polie ornée de six vis décoratives dont la rondeur vient tempérer la rigueur géométrique de l’ensemble. Raffiné par son fond de nacre blanche véritable discrètement gravé à l’horizontale, le cadran fait la part belle aux index biseautés. A l’identique des aiguilles des heures et des minutes, ils sont recouverts de matière luminescente blanche pour faciliter la lecture de l’heure dans des conditions de faible éclairage. Agrémenté d’un guichet de date discret à 6h et complété d’une aiguille des secondes, ce modèle rythme le temps avec élégance. Respectueux des codes horlogers 70’s, le bracelet est intégré à la boîte. Tout en accentuant le charisme de la pièce, il lui apporte un supplément de féminité. Finalisés par un fermoir doté d’une boucle double-déployante, ses quatre maillons, à la finition polie et brossée, sont disposés en chute. Offrant ainsi une grande souplesse, il peut se porter lâche ou épouser au plus près les courbes du poignet. Donnant du chic à une tenue casual et sublimant un look sophistiqué, cette pièce, étanche à 100 mètres, est animée par un mouvement quartz à la fiabilité éprouvée, d’une autonomie de 54 mois. Evoquant la French Riviera par son nom, la Cap Camarat Dame est Made in France. Dessinée, conçue, assemblée à la main, réglée et contrôlée dans les ateliers de la maison Herbelin, situés dans le massif du Jura en Franche-Comté, elle témoigne d’un savoir-faire horloger traditionnel français se transmettant de père en fils depuis plus de 75 ans.

BREMONT Broadsword

Grâce à notre partenariat avec le ministère de la Défense, nous sommes le seul producteur de montres de luxe autorisé à utiliser légitimement les signes des forces armées de Sa Majesté. Bremont est extrêmement fier d'être la première marque de montres à signer le Pacte des forces armées du Royaume-Uni en février 2019. La Bremont Broadsword est une resure contemporaine de la conception de la montre à trois aiguilles « Dirty Dozen » qui abrite le mouvement chronométrique BE-95-2AV à l'intérieur de son boîtier en acier durci de 40 mm en deux pièces ainsi qu'une petite seconde à 6 heures. Plusieurs couches de peinture lumineuse sur les aiguilles et le cadran complètent la spécification originale pour l'armée britannique. Bracelet en toile de voile verte kaki. La collection des forces armées s'inspire des montres originales « Dirty Dozen », une série de montres commandées pour l'armée britannique pendant la Seconde Guerre mondiale, lorsque le MOD britannique avait besoin de montres à délivrer au personnel militaire. Nous offrons une subvention de 15 % sur ce modèle pour tous les militaires en service et anciens combattants admissibles.

BIVER Répétition minutes Carillon Tourbillon guillochage nacre et obsidienne

Les dix derniers exemplaires des cinquante pièces de la série initiale de la répétition minute Carillon Tourbillon Biver s’habilleront en tenue de soirée. Pour refermer le premier grand chapitre de son histoire, et avant de dévoiler un nouveau garde-temps en septembre prochain, la jeune maison indépendante propose deux cadrans guillochés spécifiques, en nacre ou en obsidienne. Il est juste de dire que le cadran est le visage d’une montre. Il en donne le ton, en fixe le style. Attirant immédiatement le regard, le cadran est un révélateur de la personnalité du garde-temps. Il induit et suggère son identité. Qu’il dissimule où qu’il révèle le mouvement, et avant même d’entrer dans le détail de sa composition ou de sa façon, le cadran est l’expression la plus facilement perceptible du récit qui s’attache à chaque montre. Vers 1850, le tailleur parisien Chevreuil avait coutume de dire qu’un habit, c’est avant tout une idée qui flotte autour du corps d’un homme. A plus d’un titre, Jean-Claude et Pierre Biver feraient volontiers leurs cette idée. Dans leur esprit, une montre est le prolongement d’une personnalité. « Une montre c’est bien plus qu’un objet et cela ne se résume pas à un mouvement ou à des composants, c’est la manifestation d’un désir, d’une ambition, d’une conviction. C’est à la fois une projection abstraite et une réalisation concrète. Une montre, c’est idée intime qui vient épouser le corps de manière symbiotique. Notre philosophie, c’est de faire en sorte de mettre en exergue l’âme de chaque montre », confie Pierre Biver. Visage de la montre, le cadran est naturellement le reflet de son âme. Travail complémentaire à l’art de l’horloger, le savoir-faire du cadranier est partie prenante de la chaîne d’expertise contribuant à la réalisation d’une montre. Dès le développement de l’horlogerie, le cadran fait l’objet des plus grandes attentions et des plus grands soins. Elément structurant, il joue sur deux tableaux : la fonctionnalité et l’esthétique. Ce n’est donc pas un hasard si la jeune maison indépendante Biver fait aujourd’hui le choix de porter une attention toute particulière à l’habillage des dix derniers exemplaires disponibles de la série initiale de cinquante pièces de sa première montre, la répétition minute Carillon Tourbillon, lancée il y a un an à peine, en offrant deux propositions originales de cadrans spécifiques. Dans les deux cas, les proportions de la boîte restent identiques, avec un diamètre raisonnable de 42 mm et une épaisseur contenue de 13,70 mm, et le mouvement est bien le calibre automatique à remontage par micro-rotor JCB-001, battant à 21'600 alternances/heure (3Hz) et disposant de 72 heures de réserve de marche.

« Présenter une montre avec de nouvelles variations de cadrans n’est évidemment pas une révolution. Il ne s’agit pas de prétendre à une innovation majeure. Notre Carillon Tourbillon reste la même, avec tous les éléments qui font sa spécificité, tant au plan technique que du point de vue esthétique. Il s’agit d’une lecture néo-classique sportive de la répétition minute. Puisque, par principe, nos montres sont des pièces sur-mesure, nous avons souhaité ouvrir un peu plus encore le champ des possibles pour les derniers exemplaires disponibles en proposant l’allure un peu plus formelle d’une montre de soirée, avec deux cadrans au guillochage particulier et aux index en diamant baguette à la taille spéciale, mais aussi en optant pour des bracelets en cuir », explique Pierre Biver. Pour mieux appréhender la spécificité de ces deux cadrans qui transforment indéniablement la perception de la Carillon Tourbillon, il convient certainement de les examiner en détails. Comme pour les premières exécutions, et dans un souci de continuité et de cohérence, les deux cadrans sont bombés. Un effet complexe obtenu grâce à un travail méticuleux de polissage de la matière brute. Permettant une richesse supplémentaire des jeux de lumière, cette courbure est aussi une allusion directe aux montres d’antan, notamment les montres de poche du XVIIIe ou du XIXe siècle dont les cadrans n’étaient pas parfaitement plats. Autre particularité de ces nouveaux cadrans : ils sont réalisés en deux parties. Si le tour de cadran, portant le chemin de fer de minuterie appliquée par décalque est poli, la partie centrale est entièrement guillochée. Ce guillochage très spécial mérite que l’on s’y arrête. Sa forme est singulière puisque le motif créé par le travail dans la matière est concentrique autour du tourbillon. Aucune courbe n’est similaire à une autre. Le dessin, évocateur de celui des maillons des bracelets des quarante premières pièces déjà livrées, se base sur une pyramide coupée en deux transversalement. Une géométrie audacieuse, puissante et moderniste qui trouve notamment ses inspirations dans certaines des plus belles pages du design automobile des années 1970 et 1980. Depuis un an, certains observateurs parlent volontiers de « Taille Biver » pour évoquer cette forme inédite. Deux autres éléments particuliers de ces cadrans méritent d’être soulignés. D’une part, il y a la forme plus longue que large des index en diamant baguette qui apporte une sophistication et un effet de fluidité aux pierres précieuses. D’autre part, un œil averti remarquera dans le guillochage central la petite partie en aplat permettant de venir fixer une à une chaque lettre en or qui compose l’inscription Biver.

« Ce sont de petits détails, mais ils sont significatifs de l’importance que nous entendons donner au moindre élément, tant dans sa conception que dans sa réalisation. Si rien n’est standard, c’est parce que nous nous sommes engagés dans une quête de beauté qui passe par des critères de sélection et de contrôle drastiques. Notre engagement dans le sens de ce qui nous apparaît comme la perfection est identique pour tout élément de nos montres, qu’il s’agisse des sommets rabotés et des angles polis de nos aiguilles dauphine ou de l’anglage des composants de nos mouvements. Toutes les parties d’une montre sont nobles et méritent une même attention et une même ambition », assume Pierre Biver, en expliquant que « les savoir-faire doivent être mis à la disposition d’un travail d’exécution tourné vers l’esthétique. La beauté du geste, c’est de pouvoir être le geste créateur de beauté ». Intention stylistique, le travail de guillochage et de polissage de la nacre et de l’obsidienne témoigne aussi de l’attention portée par les artisans de Biver Watches aux matières naturelles. Utilisée par l’homme depuis la préhistoire pour façonner des outils ou des armes, l’obsidienne noire fascine par sa teinte mystérieuse et sa structure volcanique. Captivante avec ses reflets multiples, la nacre s’approprie la lumière. « En optant pour de telles matières naturelles, nous faisons avant tout le choix de respecter leur intégrité et leur spécificité. Nous nous laissons guider par les hasards de la nature et nous devons respecter la part d’aléatoire qu’elle nous offre » reconnait Pierre Biver. Il convient encore de souligner le choix fait pour les matières des bracelets. Si l’alcantara à la teinte douce et suave, presque minérale, sélectionné pour la version en titane évoque l’univers automobile, le buffle d’eau (à confirmer) retenu pour l’attache de la déclinaison en or rose doit être considéré pour sa rareté, sa puissance et sa durabilité. Si chaque collectionneur pourra naturellement faire évoluer selon ses désirs la réalisation de sa pièce, Biver Watches exprime ici deux intentions complémentaires pour sa répétition minute Carillon Tourbillon. A titre indicatif, les prix des deux modèles présentés sont de 560 000 CHF pour l’exécution au cadran de nacre et index diamants baguette dans le boîtier en titane, et de 630 000 CHF pour la version au cadran en obsidienne noire argentée et index en diamants baguette dans le boîtier en or rose.

ARNOLD & SON Longitude titane « Kingsand »

Arnold & Son, référence de la haute horlogerie classique, explore un nouveau territoire de la carte horlogère. Longitude Titanium est un chronomètre certifié COSC de type sport chic dans un boîtier en titane de 42,5 mm. Le cadran de Longitude Titanium est satiné vertical, prolongeant ainsi la finition du bracelet subtilement entrecoupée par les arêtes polies des maillons. Avec un affichage de la réserve de marche à 12h et un imposant compteur de secondes à 6h, Longitude Titanium rend hommage aux chronomètres de marine de John Arnold, à sa vision révolutionnaire et à son rôle déterminant dans le calcul de la longitude en mer. L’esthétique et la construction des chronomètres de marine de John Arnold étaient nécessairement sobres et fonctionnelles, adaptées à la rudesse des conditions en haute mer. Transposition contemporaine de l’œuvre du grand horloger anglais, Longitude Titanium assemble avec cohérence cet héritage naval avec un design épuré et des matériaux de grande résistance. La certification « chronomètre » du mouvement ajoute un élément indispensable à ce tableau historiquement rattaché aux créations d’Arnold et sa quête de précision. Conséquence naturelle de cette identité maritime, Longitude présente un boîtier en titane dont les courbes et le profil sont directement inspirés du design de voiliers contemporains. La carrure de boîte, comme une ligne de flottaison, est tendue. Le fond, à l’instar d’une quille, est bassiné. La base de la lunette, soit le bastingage, est graduée de 60 crans faisant écho à la bague cannelée des chronomètres de marine de John Arnold. Les finitions, polies sur les flancs, satinées sur les plats, prolongent ce langage hauturier. Protégée par un épaulement, la couronne est vissée pour offrir une étanchéité garantie à 100 mètres.

Longitude Titanium est confortable au porter comme au regard, sans raideur. Chacune des séries est montée sur un bracelet intégré en titane. Tout est arrondi, aucune ligne droite, jusque dans le troisième plan puisque les maillons sont bombés. Cet enchaînement de courbes fines et ce jeu poli/satiné prolongent l’expression du boîtier. En complément, Longitude Titanium est dotée d’un système interchangeable et s’accompagne d’un bracelet additionnel en caoutchouc. L’esprit dans lequel le cadran de Longitude Titanium a été dessiné est à la fois graphique et historique. Graphique puisque les index satinés, polis et luminescents adoptent la même forme que les maillons du bracelet. Graphique également par les indications qui suivent l’axe vertical du cadran : indicateur de réserve de marche poli-miroir et visible dans la découpe du cadran à midi, aiguilles des heures et minutes au centre, imposante petite seconde à 6 heures. Mais ce choix d’implantation est aussi un lien aux chronomètres de marine de John Arnold. En effet, celui-ci avait institué cette disposition comme un standard. Les Cornouailles, terre natale de John Arnold, inspirent les couleurs des cadrans Longitude. La première édition, limitée à 88 exemplaires, est habillée d’une nuance sable doré baptisée « Kingsand », en référence à la plage du même nom, joyau caché du comté. La seconde version adopte un bleu océan. Enfin, la troisième série arbore un vert dit fougère.


COORDINATION ÉDITORIALE : JACQUES PONS



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